Connectez-vous

Accueil

Environnement de l'élève

Publié le 19 août 2014

Écrire à l'auteur

Le  mardi 19 août 2014

extrait des Comptes rendus de bassin

extrait des Comptes rendus de bassin

  • Bassin Marseille Centre-Nord

    Toutes les suggestions des collègues ont convergé vers une même hypothèse, on ne peut plus simple : en intervenant directement sur l’espace concret de son établissement, l’élève peut s’autoriser à dépouiller peu à peu de l’aura négative dont il l’a investi.

    Se déployant souvent au-delà de la sphère de la salle de classe, les installations, les dispositifs provisoires ou éphémères, le happening, sont autant de procédés privilégiés, se faisant sur un mode exploratoire, qui permettent aux élèves décrocheurs d’explorer simultanément l’espace du collège, et leur propre espace mental, notamment dans leur relation individuelle aux autres, qui exige toujours une bonne personnification des attentes, une identification des besoins et une esquisse assez précise de son projet personnel.

    Nous nous sommes quittés en se promettant d’essayer de mettre en œuvre une ou deux des propositions imaginées, et continuant surtout à creuser des questions du type :

    -                 Comment marquer son territoire dans l’espace collectif ?

    -                 Comment exprimer un regard sur son établissement sans recourir à l’image ni aux mots ?

    -                 Comment faire d’un espace quotidien simultanément un lieu de mémoire et d’avenir ?

    -                 Comment transformer un espace public en lieu intime ?

    -                 Comment faire dépasser les limites du cadre institutionnel sans dépasser les bornes ?

    -                 Comment montrer l’envers du décor ? Comment donner la parole aux murs ?

    -                 Comment les murs peuvent parler à la place de ceux qu’ils contiennent ?

    -                 Comment montrer que les murs ont des oreilles ?

    -                 Comment montrer que le collège est aussi mon refuge ?

    -                 Comment exprimer mon état d’âme au quotidien par un parcours ?

    -                 Comment exprimer la fermeture par un espace ouvert, ou l’ouverture dans un espace fermé?

    -                 Comment transformer un espace fonctionnel en espace magique ?

    -                 Comment matérialiser les limites ?

    -                 Comment matérialiser l’abolition des limites ?

    -                 Comment modifier un espace par l’action/trace des corps ?

    -                 Comment faire voyager un bâtiment sans le déplacer ?

    -                 Comment exposer à tous son parcours scolaire par le prélèvement de différents indices, ou l’enregistrement  de sons notables ?  Etc.

    PISTES DE PROPOSTITIONS

    RÉACTIVEZ LE BAC D’OBJETS TROUVÉS (dans le hall d’entrée de l’établissement ou la coursive, un lieu où les objets ne peuvent être touchés).

    LE BANC DU DECROCHEUR : appel à décontamination  # proposition inverse : Décontaminez-vous : les élèves qui excluent le «  contaminé » (exclusion du groupe) sont invités à réaliser un travail en arts plastiques pour réfléchir sur le sens de cet acte et viser à ne plus le reproduire.

    Corps étrangers, j’habite mon collège : intervention éphémère et in situ qui donnerait l’impression d’un collège vivant. Chaque semaine, une nouvelle intervention plastique dans le hall d’accueil.

    PASSAGE  / PAS SAGE  /  PASS-ÂGE   : atelier à conduire sur une année avec les élèves «  décrocheurs », comment faire voir un collège moins ennuyeux ? (pas sage !)  Animer le lieu, attirer la curiosité.

    Qu’avez-vous à dire à ceux qui sont restés dehors ? Message plastiques/artistiques (qui prendraient place sur les stores à ailettes de la salle d’arts plastiques.( pas de texte) Chaque jour, un message visuel différent.

    Flyers artistiques à distribuer dans  un rayon de 50m autour du collège. Chaque flyer présente le travail d’un élève.

    Les portiques, l’arbre à palabres : des portiques prennent place dans la cours de l’établissement. Au centre du dispositif se situe un appareil d’enregistrement que chacun peut activer et y dire ses doléances, exprimer ses sentiments à propos du collège. Le dispositif constitue un sas et symbolise en le matérialisant le passage d’un espace intime à un espace institutionnel/public.

    FLASH ART : des « œuvres «  flash mob. Un mini événement une fois par mois dans un des espaces de l’établissement, un rituel plastique. A chaque fois, une nouvelle incitation, de nouveaux matériaux, un nouveau thème.

    Les experts : Je simule des actions qui expriment mon ras le bol du collège. Comment faire simuler / simuler des actions de décrochages, les matérialiser dans l’espace du collège (atelier extra-scolaire).

    Invitation déboussolante : mise en scène de micro-lieux qui modifient la perception d’espaces à l’intérieur du collège : comment déconcerter, troubler la perception, la sublimer. Renforcer l’attractivité des espaces.

    Je suis à la rue, devant la porte (du collège)…suis nouveau, aide moi ! Les élèves sont invités à créer un parcours fictif ou idéal pour faire découvrir leur collège sous ses aspects les meilleurs, ou les pires. Parcours à check point.

     Avec le pied gauche, ça « PORTE » bonheur ! Imaginer un lieu de passage pas trop «  merdique » entre la rue et ton bahut. (Utilisation d’un langage familier volontaire pour accrocher les élèves)

     

    Bassin AVIGNON Gr.2

    Prévention du décrochage et prise en compte de l'environnement de l'élève:

    -décrochage et profil: mettre en place un système efficace et ouvert à la diversité des situations pour détecter les décrocheurs: travail en équipes pédagogiques + différents professionnels de l'enfance, consulter les dossiers scolaires, observer l'absentéisme, suivi avec le primaire ou collège, etc. Ne jamais être seul dans l'accompagnement.

    -tisser du lien avec les familles: via instances administratives, sociales ou directement ? Rencontres/ communication régulière par mails, importance des supports numériques pour échanger, etc. -comment suivre l'élève décrocheur: bienveillance, écoute, fermeté, graduation des attentes, valorisation des efforts, mise au travail, responsabiliser, valoriser, pas de stigmatisation, le rôle des échecs dans l'évolution, etc.

    -valoriser le travail type atelier: effectifs réduits, suivi plus individualisé, sur le mode de l'enseignement "autogéré", donner des responsabilités, mise en place de groupes de compétences, créer des pôles d'activités selon les besoins, grande flexibilité, etc.
    -repenser la préparation et la construction des séquences pédagogiques en offrant des situations ouvertes + être toujours en mesure de proposer le matériel de base pour travailler, etc.
    -mettre en place un carnet de suivi: fuir la standardisation stérile du bulletin scolaire! Aider l'élève à se situer dans son parcours. La force de l'auto-évaluation: se situer par rapport aux attentes. Evaluer par compétences et non plus par "sommations" (/notes: évaluation sommative).
    -impliquer l'élève dans son orientation: dans et hors de l'école: recherches, rencontres, investigations, stages, etc.