Connectez-vous

Accueil

Réseau Haut-Vaucluse Ventoux

Publié le 27 avr. 2017 Modifié le : 23 nov. 2018

Écrire à l'auteur

Le  jeudi 27 avril 2017

Comment utiliser les outils du numérique en faveur de la lecture? 7 interventions croisées

Valérie Giudicelli, 2ème réunion des professeurs documentalistes du bassin Orange/Carpentras, 7 avril 2017, médiathèque de Pernes Les Fontaines

  • INTRODUCTION A LA JOURNEE:

    Lecture de « Vivre libre » de Gilles Abier (Par Hélène Delbart)

    Explication du choix de la problématique par Valérie Giudicelli 

    Le choix de ce thème a été généré par d'un côté, un taux de fréquentation du CDI par les mêmes élèves (lecteurs!) et d'un autre côté par une volonté institutionnelle qui incite à utiliser le numérique : Comment faire venir au CDI des élèves qui ne lisent pas ou peu ? Peut-on utiliser le numérique comme levier pour inciter à la lecture ?

    Par ailleurs, les médias et les sondages évoquent une population toujours autant consommatrice de lecture. Mais quelle lecture ? Et avec quels outils ? La lecture linéaire, cursive est rarement synonyme de plaisir chez nos élèves mais plus souvent vécue comme une contrainte scolaire et un effort physique qui n'incite pas à la curiosité. Alors, comment donner ou redonner cette envie et ce plaisir de découvrir une histoire, un auteur, de plonger dans un univers écrit ?

    Comment cette problématique est-elle perçue par les acteurs du livre : bibliothécaires, documentalistes, libraires, éditeurs, auteurs… ?

     

    1. Intervention des bibliothécaires et associations : 

     

    • Émilie Bousquet, Coordinatrice du réseau des médiathèques de la COVE en Vaucluse.

     « Le réseau des bibliothèques de la COVE représente 15 bibliothèques municipales et l’idée de la réflexion sur le numérique s'est posée bien évidemment. Comment se situer sur ce créneau ? Beaucoup de discussions pour aboutir à l'idée que le numérique est un outil mais pas une fin en soi. Notre rôle n’est pas de promouvoir un outil plus qu’un autre. Nous sommes très sollicités. Nous utilisons le livre numérique pur comme professeur cyclope, BD numérique qui mène à une action sur laquelle on est participant. L’utilisation est faite en terme de médiation, il y a interactivité et cela permet au lecteur de devenir acteur de son histoire, il peut choisir son histoire. Le choix qui a été fait autour de cette réflexion est que les bibliothèques aient une ou deux tablettes et la COVE garde une vingtaine de tablettes destinées au réseau, on les prête quand il y a une action. Nous travaillons sur des ateliers  comme « Vivre connectés » . Ce sont des ateliers autour du cinéma : il y a la notion de stop motion, décomposition du mouvement, nous utilisons des applications peu onéreuses qui permettent, à partir de livres sélectionnés, de créer avec les enfants leur propre histoire. Nous travaillons sur et à partir de ressources avec pour but de les mettre en valeur par l'image. Le livre est toujours présent lors de ces activités. Avec les adolescents, on utilise « Framed », c’est de la BD. il y a de la projection, on est sur la question de la narration à travers les images. On observe les images et on les organise afin de créer une narration. C'est un travail ludique, à faire en équipe, qui aborde la narration visuelle et la lecture d’images. Possibilité de travailler avec « easy studio » pour les plus jeunes. Où le son permet de réécrire l'histoire à l'oral par exemple. https://www.reseaucarel.org/professeur-cyclope

    Il nous a fallu du temps pour comprendre que le numérique n'était pas une finalité en soi. On ne l’utilise que si cela a du sens. Le réseau de la COVE peut aussi être une ressource pour les documentalistes . »

    http://www.souris-grise.fr/framed_jeu_logique_en_bd/

     

    • Camille, référent multimédia à la médiathèque de Pernes

    « Nous utilisons les tablettes un samedi par mois : sélection d’applis avec un graphisme très esthétique (amanita design, créateurs tchèques, à partir de 7 ans - http://amanita-design.net/). Nous mettons en place des animations, en partant des centres d’intérêt des enfants (ex : univers de Minecraft, le jeu video + le livre de codage du même univers). Nous avons fait le choix de travailler sur des applis pour développer l’imaginaire de l’enfant, le faire voyager.

    Les animations attirent plus de monde. Nous n'incitons pas directement à la lecture mais plutôt indirectement. Le livre est un apport d’informations supplémentaires en relation avec une application. Ce qui a bien marché, ce sont les pochettes surprises : Il s'agit d'une réflexion sur une thématique en proposant tous les supports qui s'y rapportent : dvd, livres, magazines, audios …

    Présentation de « machinerium » : quête d’un personnage pour retrouver son amour dans l’univers de robots. Les enfants jouent sur place, 8 inscrits, jouent ensemble, projection de la tablette, passer la tablette de mains en mains, entraide, jeu collaboratif. Les enfants qui s’inscrivent sont des enfants qui n’ont pas l’habitude de jouer. En effet, beaucoup d’enfants n’ont pas de tablettes ou autres écrans excepté leur téléphone, pour nous c’est là que l’on doit se positionner.

     

    • Hélène Delbart, Animatrice lecture/écriture pour l'association Grain de lire

    « Nous favorisons la valorisation de ce qui a été créé par destravaux manuels. La question que nous nous posons est plutôt : Comment utiliser le numérique pour garder la trace des productions, comment faire pour que les deux soient complémentaires ? Dans ce cadre, nous avons travaillé sur un projet, avec des familles à Avignon dans un centre social. Le challenge était de faire un film d’animation, nous qui sommes plutôt habitué à coller des bouts de papier !! Cela a un sens car il y a eu une exposition du travail + un film. C’est une question que l'on se pose aussi sur des projets comme « poète qui es-tu ? (dispositif départemental),pour qu’il reste une trace de ce qu’on a réaliséavec les élèves, qui soit consultable. »

    https://www.facebook.com/Grains-De-Lire-230289380465055/?fref=ts

     

    2. Intervention d'un auteur, Franck Prévot 

    «Bien que non spécialiste du numérique, je m'embarque parfois sur des projets avec ces outils!»

    Régulièrement, j’anime des ateliers avec des scolaires, beaucoup d’ateliers avec des outils numériques. On ne fait pas du numérique, on utilise le numérique. Cet outil est partout mais qu’en faire en terme de lecture? Quel est notre rôle ? L’outil est plus ouvert sur le jeu, en même temps tout passe très vite, les applis changent très vite. Je viens faire un témoignage, essentiellement d' un projet sur lequel je travaille. Le projet se nomme «je serai ce coquillage» auquel participent 7 classes, du CE2 à la 6ème.»

    http://ccnencyclopedie.lux-valence.com/IMG/pdf/je_serai_ce_coquillage.pdf

    http://blog.lechalier.fr/index.php/le-projet

    http://ccnencyclopedie.lux-valence.com/spip.php?page=article&id_article=99&type_objet=ressources&mode=complet

    1h30 d’atelier d'écriture par semaine en classe. Communication avec l'auteur par mails. L'auteur annote dans la marge et les enfants réagissent aux consignes données par ce dernier. «Cela a été plus loin que les séances seules. l’utilisation du numérique est basique. Ce que l’auteur a répondu en marge, les enfants ont dû y travailler, notamment comprendre ce que je leur disais. Des fois cela est plus productif que si l’auteur était là physiquement. Ils arrivent à plus s’affirmer avec l’écrit. Peut-on dire qu’on utilise là le numérique au service de la lecture et de l’écriture ? On les amène à se familiariser avec des outils, ils font de la mise en page, ils ont appris à utiliser des applis, à travailler sur un blog pour échanger entre classe. C’est un projet très simple techniquement qui donne plus d’autonomie aux élèves. Et cela implique plus les enseignants. »

    Le 2ème projet, c’est le « roman de kiki », proposition à 10 classes de faire la suite du « roman de Râ » : Écrire une critique, interviewer les personnages de l’histoire, les illustrer, écrire la 4ème de couv. … J’ai écrit des périodiques pour orienter leur travail (qui s'intitulaient « écrire », « expliquer », « relire ») avec possibilité de communiquer entre les classes. Le dernier périodique était « Racontar », un magazine qui racontait les actus du projet. Tout ça fait en format PDF, qui était soit imprimé et diffusé soit projeté (ou diffusé sur le site de l'EPLE). Idée de mettre le projet sur toute la France et  mettre en relation 10 classes, découverte d’outils pour, au final, donner un livre.

    La classe culturelle numérique, à la base c’est une plate-forme numérique qui implique beaucoup de partenaires (Lux scène nat, Next education, Erasme) et collèges du département : 7 classes de la 6ème à la 4ème avec des échanges sur la plate-forme, l'utilisation d’outils numériques et 5 rendez vous. La Classe culturelle numérique: c’est mettre en relation les élèves et leurs enseignants avec des artistes ou scientifiques pour mener des projets collaboratifs.

    http://www.lux-valence.com/avec-les-publics/classes-culturelles-numeriques/

    http://nexteducation.fr/

    http://www.erasme.org/

    Historique du dispositif :  Les Classes culturelles numériques c'est 60 classes chaque année (sur des thématiques diverses comme le culinaire, les déchets,…). 15 ans de savoir-faire, des mises au point, des dates de rencontres, de la méthodologie et des objectifs. Deux journées de formation sont prévues avec les enseignants.

    Le concept de classe culturelle numérique : Dans un premier temps, un intervenant publie les consignes. Chaque classe répond, on en discute, on se rencontre virtuellement (questions/réponses avec les élèves). L’espace de publication reste en ligne pendant un an, une rencontre publique à lieu à la fin du projet avec une présentation en live de la création.

    Au départ, la page de présentation est vierge puis on y rajoute les consignes (là, la demande était de recréer une encyclopédie en partant de l'album de Franck Prévot « Lumière »). Le livre augmenté c’est la dernière consigne.

    Première consigne : se présenter puis critique de l’album sous forme d’acrostiches. Forum de critiques.

    2ème consigne : identifier des thèmes dans l’album (phares, coquillages,…), puis ils ont fait de vrais documentaires.

    3ème consigne : faire un faux document sous forme de documentaire

    4ème consigne : traduire le poème (utilisation de padlet), l’illustrer et s'enregistrer.

    Dernière consigne : Le livre augmenté avec appli aurasma. Il y a un espace ressource « bibliothèque de Franck », il y a aussi des articles sur le livre augmenté

    http://eduscol.education.fr/arts-plastiques/actualites/actualites/article/aurasma-la-realite-augmentee-a-la-portee-des-eleves.html

    www.aurasma.com, (cf Camille Scherrer, le monde des montagnes) le livre est filmé avec des animations qui se déclenchent toutes seules.

     

    2. Intervention d'un éditeur : Pascal Journdana, des éditions La Marelle 

     La maison d'édition est basée à Marseille, il s'agit d'un lieu de résidence pour écrivains. Création d’une maison avec principalement des livres numériques innovants. A la friche Belle de mai, organisation de résidences, soutien à toute forme de création littéraire (opéra,film...) et ateliers culturels. On intervient beaucoup avec les auteurs mais le temps passé sur le lieu est essentiellementdédié à la création. La plupart des auteurs contemporains expérimentent souvent avec d’autres auteurs ou créateurs voire des scientifiques, des formes hybrides d’écriture, des livres associant le textuel au visuel. Mixer les différentes possibilités,  le textuel et le son, par exemple sur un même produit. Cela demande un engagement éditorial qui n'est pas une action toujours facile : problème du coût car le numérique ne coûte pas moins cher que le papier. Appel à projets de résidences d’écritures spécifiques (écriture numérique). Nous intervenons aussi dans les écoles et dans les collèges sur l’histoire du livre pour arriver au numérique. Qu’est ce qu’un livre avant de savoir ce qu’est un livre numérique ? Citation de Kant sur le livre « le livre est à la fois un bien matériel dont l’acheteur devient le propriétaire... ».

    Notion d’homothétique : livre papier reproduit à l’identique sous format numérique (liseuse)

    Livre homothétique amélioré : (liens internes ou externes + hypertextuel (notesde bas de pages)

    exp : « la marelle » de Julio Cortasar (http://www.babelio.com/livres/Cortzar-Marelle/13003)

    Livre enrichi ou augmenté : livre incluant d’autres contenus : son, vidéo, visualisation 3D, réalité augmentée qui ne changent rien au texte.

    Livre applicatif participatif ou interactif allant jusqu’au jeu (un peu comme les jeux de rôles)

    Livre transmedia : là, il y a quelque chose qui  commence à être modifié, le livre devient tributaire des médias dont la diffusion se fait sur différents supports (murs de ville, radios, journaux, livres, cd, dvd, blogs...) mais en l’absence du support, la narration n’est pas complète, sorte d’adaptation, ce n'est plus seulement de la lecture,

    Le livre innovant : apporte un procédé qui modifie la lecture, ça peut se faire sur un support papier, livre de techniques diverses. ex « marelle », plusieurs propositions de « façons » de lire, l’auteur joue avec ça , manipule le lecteur, l’emmène sur des chapitres sans que le lecteur s’en rende compte ou du moins qu’à la fin. Collection « le livre dont vous êtes le héros », le numérique permet de faire un récit non linéaire.

    (Exp papier :100 mille milliards des poèmes de Queneau : vers massicotés. Le numérique permet en revanche de s’amuser avec ces vers ce qui est moins possible avec le papier qui s’abîme plus vite.)

    Albert Angelo a créé des trous dans l’histoire dans lesquels on peut lire la suite. (idem pour « les pensées cachées » de Franck Prévot)

    On a publié 6 ouvrages :

    http://www.la-marelle.org/numerique/

    - « Le lapin bricoleur » destiné aux petits avec du son, livre interactif avec son et image, propose différentes versions au choix : récit labyrinthique mais on finit par lire tous les chapitres : lecture non linéaire.

    - « Laisse venir » de Pierre Ménard, bibliothécaire et Anne Savelly, auteur. L'idée c'était de refaire le voyage que Cortazar a fait avec sa dernière épouse en 1982. Ils avaient parcouru l’A7, de Paris à Marseille, en s’arrêtant à chaque aire d’autoroute pour y manger et dormir, prendre des notes sur le contexte du lieu (touristes, camionneurs, faune, flore...température, nombre de stationnements,etc...) + le journal de leur relation amoureuse, sachant que l’autre était très fortement malade sans savoir qu’ils étaient malades tous les deux. Ils sont morts peu après ce voyage. Les argentins font une sorte de pèlerinage sur cette autoroute. Sur internet même chose, captures d’écrans, l'itinéraire sur internet devient l’autoroute, lecture en décalé tout le temps. Donc carte et à chaque stop, chaque ville, on clique et on tombe sur une histoire. Les villes choisies sont liées à leur propre mémoire et aux impressions de Cortazar. https://www.youtube.com/watch?v=w4-zgjRoP3c&feature=youtu.be

    -« Nanodrames », de Jean-françois Magre : l'image là aussi est importante. Petite interaction de la part du lecteur en cliquant sur des repères dans le texte (petite silhouette), travail d’abord pour récolter des photos sans signification, pour ensuite y inscrire un récit dessus. Travailler aussi sur l’apparition ou la disparition du texte, (zoom, flou...) ce qui demande de faire un effort de visibilité. Ça peut aller jusqu’à découvrir le texte caché. http://www.la-marelle.org/nanodrames-3/

    Travail de l’éditeur par rapport à l’auteur : l’auteur a des idées qui ne conviendront pas forcément techniquement, travail important des développeurs, on rencontre souvent des problèmes techniques et de coût.

    Dernier exemple : « Emma et la nouvelle civilisation » de Martin Page (auteur de « comment je suis devenu imbécile ») et Samuel Jan (développeur). Création d’un livre différent. Beaucoup d’animations. Généralement les livres numériques sont souvent des feux d’artifice avec vidéo, son, applis, images,...tout en même temps. Ici, l'auteur a choisi le récit d’une femme de 90 ans avec tous

    les aléas de son âge. Martin Page raconte ces petits moments de la vie quotidienne, avec l’animation des lettres qui vont au rythme de la vieille dame, lettres disséminées qui se rassemblent, lettres à l’envers, lettres mêlées, lettres qui sautent, lettres qui bougent, apparition/disparition du texte, flous...

    Le numérique permet aussi la lecture collective. Toutes les animations correspondent aux difficultés que vit une vieille personne. Par exemple, « Emma va à la fenêtre »,or, le texte bouge de gauche à droite très lentement pour illustrer le déplacement lent d’une vieille personne. L’enjeu littéraire, c’est de traduire le personnage non seulement par le sens du texte mais par les animations liées à la situation du personnage. Les développeurs sont venus plus tard car Samuel Jan a d’abord décortiqué le travail.

    Organisation d’ateliers d’écriture avec Samuel Jan. L’idée est à la fois d’écrire un texte et de voir quelles animations peuvent être liées au texte. http://samueljan.fr/emmaetlanouvellecivilisation/teaser.xhtml

    Cela apporte un autre rapport à la lecture. C’est de l’ipop 3, (htlm 5 sur internet, plus de fluidité, plus de possibilités de polices, plus souple)

    En terme de commercialisation les libraires en général sont assez hostiles au numérique, ils en vendent mais peu. Il y a la peur de la concurrence face au livre papier. Question de coût aussi. Le livre innovant n’existe pas sur papier, c'est impossible. Editeur « e-fraction », c’est comme une carte postale avec lien internet et flashcode (coût 4€), ce système n’existe pas dans toutes les librairies, le libraire ne sait pas toujours expliquer, on est obligé de rester principalement en ligne par des réseaux, des plate-formes. Ça fonctionne sur android ou apple (ibooks qui lit ipop 3 très facilement), difficulté d’avoir le bon matériel, la bonne version, le bon logiciel. Et Achat par carte de crédit.

    http://e-fractions.com/

     

    4. Intervention : Librairie des Bulles et des Lignes :

    Saafalya Lamalle : Un peu ‘hors sujet’ sur ce thème du numérique car ma librairie est de petite taille et l'on m'avait déconseillé à la création de me lancer dans le numérique !

    J'ai glané des informations importantes, des idées , des découvertes intéressantes et je me rends compte à quel point il est bénéfique de sortir de son quotidien et de participer à ce genre de rencontre.   

    Il est intéressant pour moi qui travaille avec des bibliothèques/médiathèques d’entendre aussi  le témoignage d'autres métiers du livre et de voir que je peux envisager travailler aussi avec les établissements scolaires.

    Je suis en contact avec une agence spécialisée, qui offre une formation sur le numérique pour les libraires . Je pense qu'il est important de Faire le lien entre la lecture et l’oral. Les albums avec cd sont de nouveau très demandés (les parents n’ont plus le temps de lire ?...) Et puis il y a des choix de lecture des fois totalement inédit : Un ado de 16 ans qui n'avait aucun goût pour la lecture a eu un déclic en partant d’une BD en anglais !! (harraps, anthony Horrowitz)

    http://www.dadoclem.fr/

     

    5. Intervention de Canopé:  Ateliers animés par Magali Branger pour « Madmagz » et Léo Merle pour « Audacity »

    Le choix des ateliers pratiques s'est porté sur des outils simples et facilement adaptables dans tout CDI ayant des postes informatiques classiques. Le quotidien nous démontre très souvent que nous sommes dépendants de réseaux souvent encombrés voire défaillants. Tous les établissements ne sont pas dotés d'une personne référente numérique présente quotidiennement et disponible facilement. Par ailleurs, tous les établissements, de par leur classement et leur « âge » ne sont pas tous égaux face à la modernité du matériel ! Nous avons donc réfléchi à des outils qui pourraient favoriser le plaisir de lire, impliquer les élèves dans une réalisation tout en étant pas compliqués à installer au CDI.

    Notre choix s'est donc porté sur un outil favorisant l'écrit et l'autre plutôt l'oral.

     

    - MADMAGZ : un site internet qui permet de publier des articles en ligne.

    L'idée est de se servir de cet outil de publication, simple d'utilisation et cadré, pour valoriser les écrits des élèves. Exp : Des petites nouvelles ou des poèmes qui pourraient se lire depuis les postes informatiques du CDI ou chez soi. Pourquoi utiliser ce support ? Justement parce qu'il est mobile, personnalisable, on peut y inclure de l'image, du son et surtout envisager une écriture numérique en utilisant le lien hypertexte ou le lecteur devient acteur de sa lecture.

    https://madmagz.com/fr

     

    - AUDACITY : Logiciel libre qui permet d'enregistrer et d'éditer un montage son. Téléchargeable directement et gratuitement sur les postes du CDI.

    Sans être équipé de matériel d'enregistrement sophistiqué, il est possible avec nos ordinateurs d'enregistrer du son sur audacity et de l'éditer pour permettre une écoute sur les postes directement à l'aide d'un casque ou d'écouteurs. L'idée pour cet atelier c'est de proposer un outil simple que nous pouvons utiliser avec les élèves pour enregistrer des textes courts disponibles à l'audio au CDI (en joignant à coté du poste le livre en présentation).

    http://audacity.fr/

    Ces travaux peuvent être réalisés en projet avec un professeur de lettres ou bien dans le cadre d'un club lecture par exemple. Ils nécessitent peu de moyens (enregistreur numérique Zoom H4 ou H1, entre 150 et 200€) et le réseau CANOPE peut soutenir ces deux projets en se déplaçant pour aider à la mise en œuvre.

     

    Deux équipes ont donc travaillé sur les deux outils en se servant du contenu de la matinée pour réaliser un support de lecture comprenant de l'écrit, de l'image et du son.

    https://madmagz.com/fr/magazine/1048979#/page/1

     

    Le padlet ci joint a été réalisé par Magali et Léo de CANOPE. Il reprend les différents liens envoyés avant la réunion et les ressources évoquées ou réalisées le jour même. Merci à eux.

     

    Fait avec Padlet