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Les rencontres philosophiques de Langres

Publié le 2 sept. 2017 Modifié le : 23 oct. 2017

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Le  samedi 2 septembre 2017

Rencontres Philosophiques de Langres 2017

2 octobre 2017 au 8 octobre 2017

  • Créées en 2011, les Rencontres Philosophiques de Langres (RPL) sont une manifestation qui propose, pendant une semaine, de nombreux rendez-vous de culture et de réflexion.  Les Rencontres accueillent, notamment, le plan national de formation du ministère de l'éducation nationale à destination des professeurs de philosophie, mais également de ceux d’autres disciplines, ainsi qu’à destination des inspecteurs ou des personnels de direction.  Elles sont conduites par le Forum Diderot-Langres et co-organisées par la Ville de Langres.  Dans la ville natale de Denis Diderot, se rassemblent, pendant quelques jours, d’une part, l’ensemble de la communauté philosophique, composée d’universitaires, de chercheurs, de professeurs, formateurs ou non, d’amateurs éclairés, et, d’autre part, le grand public.  Les Rencontres s’organisent autour de trois volets à partir d’un thème :  Pendant le plan national de formation (du jeudi 14h au samedi 13h):  - Un volet scientifique avec un colloque proposant 10 conférences ouvertes à tous,  - Un volet pédagogique avec 4 séminaires accueillant des professeurs, des inspecteurs et quelques auditeurs libres  Pendant toute la durée des Rencontres:  - Un volet culturel comportant une programmation riche, ouverte, festive et accessible à tous : lectures, expositions, films, spectacles, visites, installations, librairie philosophique…

     

    Cher.e.s collègues, 

     
     
    Vous trouverez ci-joint l’annonce des Rencontres Philosophiques de Langres 2017, sur le thème de la nature.
     
    Les Rencontres accueillent le Plan national de formation (PNF) des enseignants et inspecteurs de philosophie
     
     du 5 octobre 14h au 7 octobre midi.
     
     

    LA NATURE

    thème des Rencontres Philosophiques de Langres 2017.

     

    Voilà un sujet qui a mobilisé la réflexion de Diderot. Il édite en 1753 « De l’interprétation de la nature » qu’il modifie dès 1754 en « Pensées sur l’interprétation de la nature ». Il substitue à un intitulé péremptoire une formule plus impliquée et moins affirmative et y ajoute cette dédicace : « Jeune homme, prends et lis : Aie toujours présent à l’esprit que la nature n’est pas Dieu, qu’un homme n’est pas une machine, qu’une hypothèse n’est pas un fait. » Et il énonce sa démarche, bien révélatrice de sa manière : « C’est de la nature que je vais écrire. Je laisserai les pensées se succéder sous ma plume, dans l’ordre même selon lequel les objets se sont offerts à ma réflexion parce qu’elles n’en représenteront que mieux les moments et la marche de mon esprit. »

     

    Cependant cette affirmation, semblant se dispenser de tout plan élaboré, est démentie par l’organisation du texte, numéroté en 58 points. Il y a sous-jacent un discours de la méthode, et il l’exprime : « Nous avons trois moyens principaux : l’observation de la nature, la réflexion et l’expérience. L’observation recueille les faits ; la réflexion les combine ; l’expérience vérifie le résultat de la combinaison. Il faut que l’observation de la nature soit assidue, que la réflexion soit profonde et que l’expérience soit exacte. » 

    C’est dans ce texte de Diderot que l’on trouve la formule tant mise en exergue : « Hâtons-nous de rendre la philosophie populaire. » Il précise : « Ce n’est pas assez de révéler : il faut encore que la révélation soit entière et claire. » Il s’insurge contre « l’affectation des grands maîtres » qui s’entourent d’un discours complexe « qu’on ne mettra jamais à la portée du commun des esprits ». Il corrige pourtant cette affirmation : « S’il était permis à quelques auteurs d’être obscurs c’est aux seuls métaphysiciens. Les grandes abstractions ne comportent qu’une lueur sombre. » Au terme de son exposé Diderot ne considère pas qu’il a apporté des éléments définitifs. Dans une dernière « Observation », il se ré-adresse au « jeun e homme ». Il l’invite à poursuivre sa recherche, à chercher des réponses car face à « ces difficultés... je t’avoue que j’ignore comment on les résout ». Et c’est tout Diderot. La question reste, heureusement, ouverte.

     

    Que vont nous dire de LA NATURE les philosophes aujourd’hui ?