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Témoignages de formation

Publié le 8 déc. 2018

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Le  samedi 8 décembre 2018

Compte rendu de la journée de formation du dispositif Poete Qui Es Tu ?

Compte rendu de la journée de formation du dispositif Poete Qui Es Tu

  • Journée de formation Poète qui es tu ?

     


    Lors de cette journée de « lancement » du projet,  les enseignants impliqués se sont retrouvés, ont pu se rencontrer et faire la connaissance des bibliothécaires, concrétisant ainsi le trio constitutif du projet.

    Accueillis au Service Livre et Lecture du Département du Vaucluse, les participants ont tout d’abord écouté la présentation du projet par Fanny Bernard, chargée de mission à la Délégation Académique à l’Action Artistique et Culturelle (DAAC),  mettant en lumière la dimension d’Education Artistique et Culturelle de ce projet mais pas que…

    Poète Qui Es-tu propose un véritable parcours aux élèves qui leur permet de découvrir des livres, des productions, d’en créer et d’aller à la rencontre de la démarche créative grâce à une communication directe avec les poètes.

    Il permet en outre de donner du sens aux apprentissages (écrits, oraux, transdisciplinaires)  et de créer un lien subtil entre les cycles ainsi qu’un contact privilégié et durable avec la poésie.

    Les élèves produiront en classe des poèmes tout au long de leur année scolaire. Ils auront ensuite un moment privilégié avec les poètes (faisant suite à leurs échanges) lors de leur venue en classe. Cette visite permettra de prolonger, réécrire et relancer les productions. L’intervention en classe du metteur en scène viendra conclure ce projet en permettant une mise en voix et en espace des productions.

    Catherine Canazzi, chef du Service Livre et Lecture (S.L.L.) du Département de Vaucluse a ensuite pris la parole pour expliquer la place prise dans ce projet par le S.L.L. et notamment celle des bibliothèques.

     

    -          Un projet partenarial qui réunit des acteurs issus de structures différentes, traduisant en cela le rapport que l’enfant doit construire avec le livre tout au long de sa vie,  en grande partie grâce à l’école mais pas seulement. La bibliothèque est un lieu du livre où l’enfant peut avoir accès tout au long de sa vie, seul ou en famille, dans une relation à l’écrit parfois complètement en dehors du temps scolaire. D’ailleurs, quand il ne sera plus scolarisé, restera… la bibliothèque. D’où la nécessité de créer des passerelles entre les établissements scolaires et les bibliothèques.

     

    -          Mais il s’agit également de :

     

    • Découvrir un éditeur de poésie et rencontrer des poètes vivants. La poésie emprunte toutes sortes de visages mais elle procède avant tout d’un travail sur le langage et sur les mots. La poésie n’est pas hermétique comme le pensent certains ; elle peut au contraire permettre une entrée en littérature rapide et bouleversante. C’est cette expérience-là qui est proposée à celles et ceux qui participent à ce projet.
    • S’approprier les documents contenus dans des valises qui ont été conçues pour servir de vecteurs au projet à l’intérieur des trinômes ; elles regroupent : des œuvres de et sur la poésie, des documents sur les milles et unes manières de conduire des animations autour de la poésie. Des valises qui ne doivent pas être démantelées et circuler au sein du trinôme comme lieu et prétexte à de multiples échanges afin d’imaginer et construire des projets singuliers dans chaque équipe. 

     

     

    L’atelier Canopé du Vaucluse, représenté par Nathalie Rodriguez, a ensuite détaillé les différents types d’aides possibles offertes pour l’accompagnement du projet. Non seulement les trinômes pourront profiter d’outils de partage en ligne (padlets) mais Canopé offre aussi la possibilité aux équipes de bénéficier d’une intervention en classe avec un véritable atelier mobile pour créer des web radios ou enregistrements sonores.

    Suite à ces interventions les poètes de la maison d’édition Soleils et Cendre ont pris la parole. Cette année encore, ce sont Marie-Pierre Canard et Henri Tramoy qui iront à la rencontre des élèves de ce projet. Ils se sont exprimés sur l’esprit du travail de leur maison d’édition, étant entendu qu’ils ne sont pas des poètes « pour enfants » :

    http://www.soleils-et-cendre.org/

     

    Pour eux, le poète veut dire ce que « je » veux dire : à chacun de s’approprier le texte, selon son propre vécu.

    Les mots précèdent le texte. Ils sont une matière à travailler et à retravailler. D’où l’importance accordée à la contrainte. « Ecrire est autre chose que du verbe qui se transcrit ».

    Tout texte a des atouts. Le regard porté est toujours subjectif mais le regard positif porté par les poètes sur les textes qu’ils auront en mains fera des poètes des co-opérateurs, avec les enfants, des textes produits. Dans ce cadre, la lettre personnelle qu’ils adresseront à chacun d’entre eux permettra d’engager un travail de réécriture fécond où il s’agira de travailler sur la matérialité du texte et d’ouvrir des possibles. C’est ce travail de réécriture qu’Henri Tramoy entend mener avec les équipes, après réception des écrits des enfants.

    Durant leur exposé et à partir de plusieurs exemples,  Marie-Pierre Canard et Henri Tramoy ont mis les participants en situation et proposé des pistes concrètes aux enseignants pour le travail du texte avec les élèves.  Tout le monde a ensuite pu découvrir les ouvrages publiés grâce à une présentation de livres par Henri Tramoy.

    L’après - midi,  deux bibliothécaires du Service Livre et Lecture, Laetitia Villon et Bénédicte Chapelet ont détaillé le contenu et l’usage des valises élaborées par le S.L.L. et mises à disposition des participants.

    En l’absence du Collectif des Sens, compagnie en charge de la mise en scène, Fanny Bernard a repris la parole pour  revenir sur les grandes lignes de ce projet, l’importance des mots, de la diction dans ce moment de restitution sur scène. C’est ce qui doit rester premier dans l’exercice de restitution où on n’a pu parfois observer une place trop importante accordée aux éléments scéniques, au détriment des textes.

    Enfin, en la présence de Florence Charravin,  Inspectrice Académique de Lettres, la DAAC  a ensuite proposé un moment d’échange de pratiques ainsi que des pistes pédagogiques pour construire en classe un projet ambitieux.

    Nous remercions l’ensemble des participants et leur souhaitons de riches collaborations et rencontres,  au servic
    e des élèves.