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Les rencontres philosophiques de Langres

Publié le 21 déc. 2018 Modifié le : 1 janv. 2019

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Le  vendredi 21 décembre 2018

8e édition des Rencontres philosophiques de Langres

Vidéos, bibliographies, textes des conférences

  • Les Rencontres Philosophiques  Un concept :  Créées en 2011, les Rencontres Philosophiques de Langres (RPL) sont une manifestation qui propose, pendant une semaine, de nombreux rendez-vous de culture et de réflexion à partir d’un thème qui change chaque année. Dans la ville natale de Denis Diderot se rassemble un large public composé de plusieurs milliers d’universitaires, chercheurs, professeurs, formateurs et d’amateurs éclairés.  Elles sont conduites par le Forum Diderot-Langres et co-organisées par la Ville de Langres. Les Rencontres proposent une programmation culturelle riche, ouverte, festive et accessible à tous : lectures, expositions, conférences, films, spectacles, visites, installations, librairie philosophique…  Du jeudi 14h au samedi 13h, les Rencontres accueillent le plan national de formation du ministère de l'éducation nationale à destination des professeurs de philosophie, mais également de ceux d’autres disciplines, ainsi qu’à destination des inspecteurs ou des personnels de direction.  Pendant le plan national de formation ont lieu:  - Un volet scientifique avec un colloque proposant 10 conférences ouvertes à tous, - Un volet pédagogique avec 4 séminaires accueillant des professeurs, des inspecteurs et quelques auditeurs libres.  Deux co-organisateurs :  Le Forum Diderot-Langres, une association régie par la Loi 1901 qui se propose de faire mieux connaître l’œuvre du philosophe des Lumières et encyclopédiste Denis Diderot (1713-1784), et ses résonances contemporaines, contribuant ainsi à valoriser l’image de Langres, sa ville natale. Le Forum organise conférences, rencontres, lectures, colloques, expositions, concerts, spectacles, moments conviviaux...en développant des partenariats avec les services municipaux liés à la culture et au patrimoine ou avec les associations culturelles locales.  La Ville de Langres, une cité au passé plus que bimillénaire, capitale des Lingons, forteresse royale et un des premiers évêchés de France. Elle est classée Ville d’art et d’histoire, figure parmi les 50 plus belles villes de France et fait partie des Plus Beaux Détours de France.  Denis Diderot y a vu le jour en 1713. Le 5 octobre 2013, jour du tricentenaire de sa naissance, la Ville de Langres a ouvert la Maison des Lumières Denis Diderot, seul Musée de France consacré au siècle des Lumières ainsi qu’à la vie et à l’œuvre du philosophe et qui a reçu en 2017 le label national « Maison des Illustres » .

     

    Vidéos des conférences de la 8ème édition des Rencontres philosophiques de Langres sur le thème : L'Art, du 4 au 6 octobre 2018. Les présentations, textes et corpus additionnels des conférences et séminaires sont également disponibles en ligne.

     
     

    Vidéos, bibliographies, textes des conférences

     

    Conférence inaugurale

    Les mystères de l'art par Franck Burbage, inspecteur général de l'éducation nationale, doyen du groupe philosophie

     

     

     

    Conférence : Les œuvres d'art existent-elles ?

    par  Roger Pouivet, professeur de philosophie à l'université de Lorraine, membre de l'institut universitaire de France. 
     

    Conférence : Le symbolisme, une philosophie « incluse et latente » ?

    par Pierre-Henry Frangne, professeur de philosophie de l'art et d'esthétique à l'université Rennes 2. 
     

    Kant, critique de la faculté de juger, dialectique de la faculté de juger esthétique

    par Jean-Pierre Füssler, professeur honoraire de philosophie en CPGE.
     

    Conférence : Théâtre expérimental et démocratie : lectures de Walter Benjamin

    par Véronique Fabbri, inspectrice d'académie - inspectrice pédagogique régionale de philosophie de l'académie de Montpellier. 

    Conférence : La philosophie de l'architecture 

    par Hervé Gaff, professeur de philosophie à l'École nationale supérieure d'architecture de Nancy et dans le cadre du master Épistémologie et philosophie de l'université de Lorraine.
     

    Conférence : Éblouir les dieux et les hommes, les multiples vies et morts des statuettes sumériennes

    par Pascal Butterlin, professeur d'archéologie du Proche-Orient ancien à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. 
     

    Conférence : Nelson Goodman ou la réorientation de l'esthétique

    par Alexandre Declos, maître-assistant de la professeure Claudine Tiercelin au Collège de France.

     

    Conférence : Le regard de l'artiste et la perception enfantine : approches critiques d'un lieu commun de l'esthétique

    Sarah Troche, maîtresse de conférences en esthétique et philosophie de l'art à l'université de Lille 3.

     

    Conférence de clôture : L'avenir de l'art - Paul Mathias, inspecteur général de l'éducation nationale, groupe philosophie

     

     

     

    Présentation, corpus, textes des séminaires

     

    Séminaire A : Michel Houellebecq, l'art et la philosophie

    Responsables : David Jérôme et Yoann Loir.

    L'enjeu de ce séminaire est d'explorer, à travers une sélection de textes et d'images, les motifs philosophiques qui nourrissent l'esthétique houellebecquienne : roman, poésie mais aussi photographie (Lanzarote), cinéma (La Rivière) et installation (To stay alive, Palais de Tokyo, 2016).

     

    1ère séance : « Auguste Comte toi-même ! » (Les Particules élémentaires) : Houellebecq, un romancier positiviste ?

    Les références philosophiques sont nombreuses chez Houellebecq mais la plus singulière est peut-être celle faite à la pensée de Comte et au positivisme en général. Il s'agira de se demander dans quelle mesure l'art romanesque chez Houellebecq se donne pour tâche de déployer les gestes fondamentaux du protocole scientifique, à savoir l'observation, la formulation d'hypothèses et la prédiction.

    2e séance : « L'émotion abolit la chaîne causale » (Rester vivant) : un art poétique schopenhauerien.

    L'influence de Schopenhauer sur Houellebecq est particulièrement visible dans sa conception, volontairement élémentaire, de la poésie : revenir à l'émotion primordiale, la souffrance. Il s'agira de discuter le principe selon lequel l'émotion abolirait la chaîne causale. Dans quelle mesure le poème permet-il de faire « percevoir les choses en soi » ? En quel sens la transmission de cette perception est-elle l'objet de la poésie ?

    3e séance : « Les artistes se divisent en deux catégories : les révolutionnaires et les décorateurs. J'ai choisi le camp des décorateurs » (La Possibilité d'une île).

    Comment expliquer cette partition qu'établit Vincent Greilsamer - personnage d'artiste contemporain dans La Possibilité d'une île - entre celui qui se donne pour tâche de transformer le monde et celui qui se contente de l'embellir ? Cette dernière séance s'interrogera sur les liens entre art, politique et religion.

     

    Séminaire B : Une approche philosophique de L'anneau du Nibelung de Wagner : arts, mythe et philosophie dans la seconde modernité

    Responsables : Gérard Bras et Matthias Gault.

    L'anneau du Nibelung n'a cessé d'interroger tantôt le philosophe, tantôt le musicologue ou critique, mais bien peu ont tenté de concilier ce que Wagner appelle dans sa conception du drame : réfléchir dans une même activité esthétique non seulement le « sens » de la musique mais ses effets philosophiques.

     

    1ère séance : Origine et commencements.

    Cette première séance portera d'abord sur prologue de L'Or du Rhin qui se donne à la fois comme commencement d'une œuvre musicale, début d'un drame, mais aussi littéralement origine de la musique elle-même. Elle interrogera l'idée d'origine.

    2e séance : La représentation du travail et de l'art.

    Deux figurations opposées en sont données dans la Tétralogie, dans la 3e scène de L'Or du Rhin, puis au premier acte deSiegfried.

    3e séance : Le Ring et la question de l'« œuvre d'art totale ».

    Drame musical, le projet wagnérien est celui d'une œuvre d'art totale, qui éduque le peuple, le rend sensible au sens du mythe qui sommeille en lui. Pour travailler cet aspect, nous dégagerons les figures de Wotan, prisonnier des contrats, de Brünhild et Siegfried. La question portée par l'art rejoint ici celle de la religion, de son statut dans la modernité.

     
     

    Séminaire C : Le paysage hors de son cadre

    Responsables : Justine Balibar et Henri Commetti, avec l'aimable participation de Jean-Christophe Bailly et Gilles Tiberghien.

    Si la peinture a joué un rôle fondamental dans la formation et l'évolution de la culture paysagère occidentale, il serait cependant réducteur d'enfermer l'expérience du paysage dans la « boëtte cube » dont parlait Leblond de Latour à propos de Poussin.

     

    1ère séance : Le point de vue historique.

    Au XVIIIe siècle se développe une culture paysagère qui s'émancipe du pittoresque pour explorer des modes originaux de mise en présence du paysage (le voyage, l'exploration, l'alpinisme), mais également leur mise en représentation dans une évolution progressive vers l'image cinématographique.

    2e séance : La légitimité philosophique d'un concept de « paysage réel ».

    La deuxième séance défendra la légitimité philosophique d'un concept de « paysage réel », en insistant sur les caractéristiques qui le distinguent à la fois d'une représentation paysagère et d'un simple environnement physique.

    3e séance : Discussion avec J.-C. Bailly et G. A. Tiberghien sur différents enjeux du paysage contemporain.

    L'aménagement du paysage tel qu'il s'enseigne dans la formation des paysagistes et la manière dont certains artistes de Land Art, par leurs interventions, mettent en évidence l'importance du mouvement et du parcours dans notre perception des paysages.

    Site du séminaire : le site propose une anthologie de textes, articles et une bibliographie pour préparer le séminaire dont seront issus les textes proposés en lecture collective lors des séances et, à l'issue des rencontres, la restitution des interventions.

     

    Séminaire D : La minorité de l'art : une question de rythmes

    Responsables : Elsa Ballanfat et Typhaine Morille.

    « La minorité de l'art » fait état d'un embarras à l'égard de l'expression « arts mineurs ». C'est un fait que certains arts demeurent en marge de l'esthétique et de l'histoire de l'art : la danse et le roman graphique, que nous avons choisi d'interroger, en font partie. Mais l'idée de « minorité » concerne également toute forme d'art : poétique mineure, littérature mineure...

     

    1ère séance : Présentation des enjeux théoriques et méthodologiques du séminaire.

    • Mutations de la dynamique des images dans le 9ème art : à partir d'une taxinomie élémentaire des formes historiques de la BD, il s'agira d'étudier les tendances qui questionnent la narration graphique.

    • Les petites formes de la danse moderne (solo, butô).

    2e séance : Temps et durée : 2 expériences esthétiques du rythme dans le roman graphique.

    Il s'agira de relier les concepts bergsoniens de temps et de durée à des expériences de lecture. On en tirera une réflexion sur les différentes formes de rythme dans le récit graphique.

    Atelier : Analyse de planches issues de 3 secondes de Marc-Antoine Mathieu

    3e séance : L'ouverture de l'espace dans Biped de Cunningham.

    Analyses de séquences (à partir d'une lecture de Maldiney).