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Épistémologie

Publié le 3 févr. 2019 Modifié le : 22 oct. 2019

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Le  dimanche 3 février 2019

Histoire des démarches en sciences et épistémologie scolaire

Jean-Yves CARIOU Université des Antilles et de la Guyane, Centre de recherches et de ressources en éducation et en formation (CRREF), IUFM de Guadeloupe (2011)

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    Divers auteurs ont relevé l’existence d’une épistémologie « spontanée » chez les enseignants, de nature empiriste et inductiviste, conforme à une certaine vision de l’histoire des sciences et de la pratique de la recherche scientifique.

    Le didacticien, s’il estime utile de tenter de déconstruire cette vision et d’en faire reconstruire une autre aux enseignants, afin que ceux-ci modifient dans ce sens leurs pratiques au nom d’une plus grande conformité avec le déroulement de la recherche scientifique, doit pouvoir justifier cette tentative, en s’appuyant sur les travaux des historiens des sciences et des épistémologues.

    Il lui sera dans le même temps utile de discerner certains des éléments qui sont à l’origine d’une conception qu’il juge erronée, ce que peut permettre, au moins partiellement, une analyse de l’impact des discours sur la méthode en sciences.

    Ces éléments permettent de dégager des pistes pour la formation des enseignants et des élèves.

     

    https://journals.openedition.org/rdst/386

     

    Plan

    Introduction
    1. L’arrière-plan historique de l’épistémologie « spontanée » des enseignants
    1.1. Constats en didactique
    1.2. Voies d’accès à la connaissance dans l’histoire des sciences
    1.3. Newton et la querelle des hypothèses
    1.4. L’aube après la longue nuit des hypothèses
    2. L’extension de la nuit des hypothèses sur l’enseignement
    2.1. La chape inductive
    2.2. Quand les lumières de l’histoire gagnent les didacticiens… mais pas les classes
    3. De l’histoire des démarches aux approches didactiques
    3.1. Analyser les démarches tortueuses plutôt qu’exalter les « découvertes »
    3.2. Ranimer en classe le flambeau des hypothèses
    Conclusion