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Publié le 28.01.2012 Modifié le : 15.03.2013

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Le  Samstag, 28. Januar 2012

Comment la dynamique démographique agit-elle sur le montant de l’épargne en France ?

"Sujet 0", janv. 2012

  • Sujets zéro – janvier 2012

    Un corrigé non officiel est proposé par ailleurs

    ENSEIGNEMENT DE SPÉCIALITÉ
    Économie approfondie


    Il est demandé au candidat de répondre à la question posée par le sujet :

    • en construisant une argumentation ;
    • en exploitant le ou les documents du dossier ;
    • en faisant appel à ses connaissances personnelles.

    II sera tenu compte, dans la notation, de la clarté de l'expression et du soin apporté à la présentation.


    Ce sujet comporte un document.

    THÈME DU PROGRAMME :
    Économie et démographie

    SUJET
    Comment la dynamique démographique agit-elle sur le montant de l’épargne en France ?


    DOCUMENT

    En France comme dans de nombreux pays, deux phénomènes démographiques se manifestent : les générations actuelles ont moins d’enfants (vieillissement par le bas) et elles vivent plus longtemps qu’autrefois (vieillissement par le haut). […]
    D’ici 2025 à 2035, le vieillissement de la population française sera surtout fortement accéléré par un véritable « papy-boom ». En effet, les générations nombreuses du « baby-boom » - au sens ici de cohortes de naissances supérieures à 800 000 en France entre 1946 et 1973, et non seulement de fécondité élevée de 1941 à 1964 – franchiront les unes après les autres l’âge de 60 ans. Ce choc démographique massif constitue une « nouvelle transition démographique » en France comme en Europe. Il signifie la dégradation rapide du ratio de dépendance des personnes âgées, mesuré par le quotient des plus de 65 ans aux 15-64 ans.
    La démographie française apparaît cependant avantageuse comparée à de nombreux pays européens. […]
    Par définition, la hausse de l’espérance de vie allonge la vie du consommateur. L’effet sur la consommation est-il forcément positif ? A revenu identique, la consommation des séniors est inférieure à celles des actifs plus jeunes. Cependant, cet effet d’âge est atténué par un effet de génération :  les  générations  du  baby-boom  conservent,  en  vieillissant,  des  habitudes  de consommation supérieure vis-à-vis des générations antérieures.
    Par ailleurs, selon la théorie du cycle de vie attribuée à Franco Modigliani, les individus cherchent à lisser leur consommation par-delà les variations de revenu à l’aide de prêts et emprunts sur l’ensemble de leur cycle de vie. […] Or, le papy-boom d’ici 2025-2035 pourrait se traduire par la baisse du poids des actifs épargnants par rapport aux inactifs retraités désépargnants. Que le système de retraite soit par répartition ou par capitalisation ne change rien. Les deux systèmes sont également affectés par le papy-boom et par la hausse de l’espérance de vie. Doit-on par conséquent s’attendre à une diminution de l’épargne en France dans les années à venir ? Ce n’est pas sûr, car une hausse du taux d’épargne aux âges actifs peut se produire, si se développe une épargne de précaution liée aux craintes de ces générations pour leurs propres retraites.

    Florent Aubry-Louis, Mickaël Sylvain, « Les effets du vieillissement sur l’économie française », écoflash, n° 262, 2011.