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Ménages, consommation

Publié le 7 janv. 2012 Modifié le : 19 févr. 2013

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Le  samedi 7 janvier 2012

Ménages et consommation (M. Gosse)

Revenus prix, choix.

  • Problématiques :

    - Comment les revenus et les prix influencent – ils les choix des consommateurs ?

    • Comment le revenu disponible se répartit – il entre consommation et épargne ?
    • Quel est l’effet des variations du revenu et des prix sur la consommation ?
    • Quel est l’effet de l’évolution du pouvoir d’achat sur la structure de la consommation ?

    - La consommation un marqueur social ?

    • Nos choix de consommation dépendent – ils  de nos caractéristiques sociales et démographiques ?
    • Que veulent exprimer les individus par leurs choix de consommation ?

    Objectifs :

    • Définir le revenu disponible et montrer comment il se répartit entre la consommation et l’épargne.
    • Présenter les différentes formes d’épargne et les déterminants de la consommation des ménages.
    • Montrer comment ont évolué le pouvoir d’achat et les effets de son évolution sur la structure de la consommation des ménages.
    • Interpréter les valeurs significatives des élasticités (prix et revenu) et montrer l’intérêt de cet outil pour l’économiste.
    • Montrer que les choix de consommation sont socialement différenciés.
    • S’interroger sur l’influence de la mode et de la publicité sur les comportements de consommation.

    Vocabulaire à maîtriser.

    Notions de base : Revenu disponible, consommation, épargne, pouvoir d’achat, consommation ostentatoire, effets de distinction et d’imitation, élasticité-prix, élasticité-revenu.

    Notions complémentaires : Inflation, revenu nominal, revenu réel, revenus primaires, revenus de transferts, prestations sociales, prélèvements obligatoires, cotisations sociales, impôts, épargne financière, épargne non financière, coefficient budgétaire.

    Bibliographie :

    • E Combe «  Précis d’économie » coll Major PUF 2009.
    • J Généreux « Introduction à l’économie », coll points , Le Seuil 2001.
    • G Mermet, Francoscopie 2010, Larousse.
    • INSEE, France, portrait social, 2009.
    • INSEE, Statistiques sur les ressources et les conditions de vie », 2006.
    • M Montoussé « 100 fiches pour comprendre la sociologie » Bréal 2009
    • Nicolas Herpin, D Verger, «  consommation et mode de vie en France » La découverte, coll Repères 2008
    • Nicolas Herpin  «  Sociologie de la consommation » La découverte, 2004.
    • P Bourdieu «  La distinction, critique sociale du jugement » Paris Minuit 1979
    • M Halbwachs «  La classe ouvrière et les niveaux de vie » Alcan 1912 (travaux empiriques sur la consommation).
    • P Ruitort, «  Précis de sociologie », PUF, coll Major, 2004.

     

    Plan du cours :

    I) Comment les revenus et les prix influencent – ils les choix des consommateurs ?

    A) D’où proviennent les revenus des ménages et à qui servent – ils ?

    1. La diversité des origines des revenus.
    2. Le revenu disponible pour la consommation et l’épargne.
    3. L’épargne des ménages peut  être financière et non financière ; elle évolue en fonction du niveau du revenu et du taux d’intérêt.

    B) Quel est l’effet des variations des revenus et des prix sur la consommation ?

    1. La consommation finale des ménages est plus ou moins sensible aux variations relatives de leur RDB : cette sensibilité se mesure grâce à l’élasticité – revenu de la demande.
    2. La consommation finale des ménages est plus ou moins sensible aux variations relatives des prix : cette sensibilité se mesure grâce à l’élasticité – prix de la demande.

    C) Quel est l’effet de l’évolution du pouvoir d’achat sur la structure de la consommation ?

    1. Le pouvoir d’achat mesure la quantité de biens et de services que peuvent se procurer les ménages grâce à leur revenu disponible et son évolution résulte de celle des revenus et celle des prix.
    2. La structure de la consommation finale des ménages se transforme grâce à l’évolution de leur pouvoir d’achat.

     

    II) La consommation : un marqueur social ?

    A) Nos choix de consommation dépendent – ils de nos caractéristiques sociales et démographiques ?

    1. Le niveau de vie influence fortement les choix de consommation mais il n’explique pas toutes les différences de consommation.
    2. Les différences de consommation, socialement marquées résultent également de choix plus ou moins influencés par l’environnement social.

    B) Que veulent exprimer les individus par leur choix de consommation ?

    1. Consommer permet d’affirmer son identité sociale.
    2. La publicité joue des effets d’imitation et / ou de distinction pour influencer les choix des consommateurs.

     

    I) Comment les revenus et les prix influencent – ils les choix des consommateurs ?

    A) D’où proviennent les revenus des ménages et à qui servent – ils ?

    1) La diversité des origines des revenus.

    Les ménages disposent de revenus dont l’origine apparaît très diverse. Ils perçoivent des revenus primaires, résultant soit de leur participation directe à l’activité productive, soit de la détention d’un patrimoine. Ces revenus primaires sont soumis à des prélèvements obligatoires (impôts et cotisations sociales) et complétés par des revenus de transferts (que les allocations familiales).

    Document n°1 : Du salaire au revenu disponible.

    Pour la grande majorité de la population, les revenus se limitent aux salaires. Mais il existe d’autres types de ressources. À commencer par les revenus du patrimoine : les loyers perçus par les propriétaires qui louent des biens immobiliers, les dividendes1 et les intérêts reçus par les détenteurs d’actions, etc. D’autres personnes travaillent mais ne perçoivent pas de salaires : honoraires des médecins ou des architectes, bénéfices des commerçants. Enfin, les retraités et les chômeurs perçoivent des revenus sociaux. Afin de prendre en compte l’ensemble des revenus, l’Insee épluche les déclarations d’impôt. Sur cette base, il évalue « le revenu disponible », l’argent dont dispose effectivement chaque ménage pour consommer et épargner. Pour y parvenir, il ajoute aux revenus déclarés les prestations sociales non imposables (comme les allocations familiales et logement) et en retire les principaux prélèvements directs (impôt sur le revenu, taxe d’habitation, contribution sociale généralisée et contribution à la réduction de la dette sociale).

    Source : Louis MAURIN, « Les Revenus des Français », Alternatives économiques, n° 279, avril 2009.

    1. Titre de propriété représentant une partie du capital d’une entreprise.

    En contrepartie son propriétaire reçoit une part des bénéfices de l’entreprise sous forme de dividendes.

    Questions

    1. Comprendre. Pourquoi, pour la grande majorité de la population, les revenus se limitent-ils aux salaires ?
    2. Déduire. Quelles catégories de population perçoivent le plus de revenus du patrimoine ? Quelles catégories perçoivent le plus de prestations sociales ?
    3. Expliquer. Expliquez le mot « disponible » dans l’expression « revenu disponible ». Quelles sont ses deux utilisations ?

    Synthèse : réalisez un schéma montrant comment on passe du revenu primaire au revenu disponible.

    Conclusion :

    Les ménages perçoivent des revenus primaires qui rémunèrent leurs activités productives et leurs capitaux (salaires, revenus des entrepreneurs individuels, intérêts, dividendes, loyers,..), mais également des revenus de transfert (pour les chômeurs, les retraités, les pauvres, les malades, …). En enlevant à ce total, les cotisations sociales et les impôts sur leurs revenus et leurs patrimoines, on obtient le revenu disponible brut (RD    B).

    2) Le revenu disponible pour la consommation et l’épargne.

     Les ménages sont perçus comme des consommateurs, c’est – à – dire comme des agents économiques qui dépensent une partie de leur revenu pour acquérir des biens et des services afin de satisfaire leurs besoins, et comme des épargnants.

    Document n°2: Formation et utilisation du RDB des ménages (France, 2008,  en milliards d’euros).

    doc2 rdb

    Insee, comptes nationaux.

    Questions :

    1) Pourquoi faut-il raisonner en termes de « Revenu disponible brut » plutôt qu’en termes de « revenus primaires » ?
    2) Quelle est la source essentielle de revenus pour les ménages résidant en France ?
    3) Quel usage principal les ménages font – ils de leurs revenus ? Justifiez votre réponse en calculant leur taux d’épargne.

    Document n°3 : Les principaux déterminants de l’épargne.

    L'épargne des ménages représente le solde entre les revenus et les dépenses de consommation. [. .. ] À l'épargne financière (livrets de Caisse d'épargne, placements en obligations, actions, bons à terme, liquidités ... ) s'ajoute l'endettement à moyen et à long terme, contracté en vue de l'achat et de l'amélioration d'un logement (qui a pour effet d'accroître le capital). [. .. ] Au cours des années 1960, cette épargne fut prin­cipalement utilisée pour l'acquisition d'un logement. [. .. ] Au cours des années 2000, le taux d'épargne national a connu un sommet en 2002 06,9 0/0), puis il a diminué, avant de revenir à 15,6 % en 2007 et 15,3 0/0 en 2008. Les Français ont réagi au ralentissement (réel ou ressenti) de leur pouvoir d'achat pour maintenir leur niveau de consommation. Près de deux ménages sur trois déclarent mettre de l'argent de côté. Leur principale motivation est de faire face à l'imprévu, en particulier la perte d'un emploi, une crainte largement fondée depuis la fin 2008. La constitution d'un complément de retraite est un autre objectif, mais, pour la majorité des Français, il arrive derrière la volonté d'assurer l'avenir de ses proches.

    Le taux d'épargne varie dans de fortes proportions selon la catégorie socioprofessionnelle: il atteint envi­ron le quart du revenu disponible brut des profes­sions libérales, des artisans, commerçants et chefs d'entreprise, près de 20 % de celui des cadres, mais à peine plus de 10 % de celui des agriculteurs et des professions intermédiaires. L'épargne des professions disposant d'un capital professionnel est proportionnellement plus élevé (agriculteurs, professions libérales, commerçants ...) que celle des salariés.

    Source : G Mermet, Francoscopie 2010, Larousse, 2009.

    Document n°4 : Taux d’épargne des ménages.

    doc4 tx epargne

    Questions :

    1) Quels sont les deux principaux types d’épargne des ménages ?
    2) Quelles sont les principales motivations qui incitent les ménages à épargner depuis le début des années 2000 ?

    Conclusion :

    Le revenu disponible brut des ménages est intégralement utilisé, soit pour leur consommation, soit pour leur épargne.

    L’épargne leur permet de différer leur consommation et de faire face à des dépenses imprévues et de se constituer un patrimoine. Le taux d’épargne des ménages mesure la part du revenu qu’ils consacrent à l’épargne. Plus le revenu est élevé, plus les ménages ont tendance à épargner ; plus le taux d’intérêt qui rémunère l’épargne est élevé, plus les ménages sont incités à épargner. L’épargne est pour une part, non financière (achat de logements et de terrains) et pour une autre part financière (conservée sur des comptes rémunérés ou sous forme de monnaie). Elle est qualifiée de «  liquide » si elle répond au motif de précaution (dépôts sur le livret A) et de « longue » si elle s’inscrit dans une logique patrimoniale (achats d’actions, contrat d’assurance – vie, ….).

    B) Quel est l’effet des variations des revenus et des prix sur la consommation ?

    Les ménages font des choix en fonction de leur revenu et du prix des biens.

    1) La consommation finale des ménages est plus ou moins sensible aux variations relatives de leur RDB : cette sensibilité se mesure grâce à l’élasticité – revenu de la demande.

    Les variations de revenus des ménages entraînent une variation plus ou moins importante des quantités demandées. L’élasticité de la demande par rapport au revenu permet de mesurer le degré de réaction de la demande d’un produit ou d’un groupe de produits à la variation du revenu.

    Document n°5: Consommation finale et Revenu disponible brut : une relation élastique.

    « L’expérience montre que l’amélioration de leur [niveau de vie] conduit les individus à privilégier certaines consommations au détriment des autres. Un statisticien autrichien, Ernst Engel [1821-1896], a le premier montré l’existence de relations entre consommation et revenu différentes selon les biens ; d’où le nom de “lois d’Engel” attribué à ce type de relations. On peut […] distinguer trois catégories de biens selon le sens et l’intensité de l’effet du revenu sur leur consommation :

    Les biens normaux (élasticité-revenu positive, inférieure ou égale à 1). Une augmentation du revenu entraîne une augmentation proportionnelle ou moins que proportionnelle de la demande. La part de ces biens dans le budget des ménages est stable ou régresse avec l’élévation du niveau de vie. On trouve généralement dans cette catégorie les biens correspondant à la satisfaction des besoins élémentaires : alimentation, habillement, logement, meubles et équipements ménagers.

    Les biens supérieurs (élasticité-revenu positive, supérieure à 1). Une augmentation du revenu entraîne une augmentation plus que proportionnelle de la demande. La part de ces biens dans le budget des ménages augmente avec l’élévation du niveau de vie. On trouve dans cette catégorie des produits manufacturés de luxe et une part importante des services : les services de santé, d’éducation, de transports, de communication et de loisirs.

    Les biens inférieurs (élasticité-revenu négative). Une augmentation du revenu entraîne une diminution de la demande. La part de ces biens dans le budget des ménages recule très rapidement avec l’élévation du niveau de vie. Il s’agit ici de produits de qualité très médiocre, ou considérés par les consommateurs comme intrinsèquement inférieurs à d’autres biens correspondant au même besoin ; si leur utilisation est maintenue dans les situations de pauvreté ou de pénurie, elle est rapidement abandonnée dès que le revenu s’améliore […]. »

    Jacques Généreux, Introduction à l’économie, coll. « Points », Le Seuil, 2001.

    Questions :

    1) En quoi les biens dits «  inférieurs » diffèrent – ils des biens dits «  supérieurs » et des biens dits  « normaux » ?
    2) Comment s’explique selon  vous, l’existence de ces trois types de produits ?

    Exercice d’application :

    Consommation moyenne de quelques produits alimentaires en France.

    alimentationQuestions :

    1) Complétez le tableau sachant que le pouvoir d’achat du revenu par personne a augmenté d’environ 101% entre 1970 et 2007.
    2) Commentez les résultats obtenus en mettant en évidence les différences d’élasticité des produits par rapport au revenu. Avez – vous des éléments d’explication ?

    Conclusion :

    L’augmentation du revenu implique généralement une augmentation de la demande et inversement. On mesure la sensibilité de la demande aux variations de revenus grâce à l’élasticité – revenu. Cette dernière est définie comme le rapport entre la variation en pourcentage de la consommation d’un bien donné et la variation en pourcentage du revenu.

    Trois cas d’élasticité revenu sont distingués :

    - Si l’élasticité revenu est négative, cela signifie qu’une augmentation du revenu se traduit par une baisse de la consommation du produit considéré : on parle alors de biens inférieurs (Par exemple, lorsqu’un agent voit son revenu augmenter de 10 %, il diminue sa consommation de pain de 10% pour se tourner vers d’autres biens) ;

    - Si l’élasticité est positive et comprise entre 0 et 1, une augmentation du revenu entraîne une faible hausse de la consommation du bien considéré : on parle alors de bien normal (Par exemple, si le revenu d’un agent augmente de 10%, il accroît sa consommation de viande de 5%).

    - Si l’élasticité est positive et supérieure à l’unité, cela signifie qu’une hausse du revenu induit une augmentation plus que proportionnelle de la consommation du bien considéré : il s’agit d’un bien supérieur (Par exemple, lorsque le revenu d’un agent augmente de 10%, sa consommation de cinéma et de spectacles s’accroît de 20 %).

    2) La consommation finale des ménages est plus ou moins sensible aux variations relatives des prix : cette sensibilité se mesure grâce à l’élasticité – prix de la demande.

    Les variations des prix des produits entraînent une variation plus ou moins importante des quantités demandées. L’élasticité de la demande par rapport au prix permet de mesurer la sensibilité de la demande d’un produit ou groupes de produits aux variations de prix.

    Document n°6 : Consommation finale et prix : une relation élastique.

    « Pour satisfaire un besoin donné, les consommateurs  peuvent généralement utiliser différents biens […]  Dès lors, la contrainte budgétaire les amène […] à faire l'hypothèse que, toutes choses étant égales par ailleurs, si le prix d’un bien augmente, les consomma­teurs rationnels seront incités à utiliser  moins de ce bien et à le remplacer en partie par les biens substituables devenus relativement moins chers […]. L'intensité de réaction de la demande d'un bien aux fluctuations de prix est bien entendu variable. Pour mesurer cette intensité on utilise le concept d'élasticité-prix. L'élasticité-prix est tout simplement le rapport entre le pourcentage de variation de la demande d'un bien et le pourcentage de variation de son prix [ ...].

    L'effet du prix étant normalement négatif, ce rapport est également négatif. Une élasticité égale à -2 signifie qu'une augmentation du prix de 1 % entraîne une diminution de la quantité demandée de 2 %.

    Plus un bien a de substituts disponibles dur le marché, plus sa demande est élastique. En revanche certains biens pour lesquels il existe peu de biens substituables ont une demande inélastique (on dit aussi rigide).

    Jacques Généreux, Introduction à l’économie, coll. « Points », Le Seuil, 2001.

    Questions :

    1) Précisez le sens de la phrase soulignée en vous aidant d’un ou plusieurs exemples pertinents.
    2) Pourquoi l’élasticité-prix de la demande est – elle presque toujours négative ?

    Document n°7 : La demande d’énergie domestique et de carburants par les ménages est – elle élastique ?

    « L:évolution à [...] court terme des dépenses Ides ménages en énergie domestique] est liée aux fluctuations des prix: une hausse de 1 % du prix relatif* de l'ensemble de l'énergie domestique induit une baisse des achats en volume de l'ordre de -0,2 %.  [...] Quant aux dépenses des ménages en carburants], une hausse de 1 % du prix relatif des carburants induit une baisse des volumes d'achats de l'ordre de 0,4 %. »

    Danielle Besson, « Consommation d'énergie: autant de dépenses en carburants qu'en énergie domestique », INSEE Première, n° 1176, février 2008.

    * Ce prix est qualifié de « relatif» car on le rapporte aux prix de l'ensemble des autres produits.

    Question :

    1) A partir des données chiffrées, calculez l’élasticité – prix des dépenses des ménages en énergie domestique et en carburants. Quelle réponse pouvez – vous apporter à la question qui constitue le titre du document ?

    Document n°10 demande d’énergie.

    La tentative la plus complète pour estimer les élasticités – prix de la demande est une gigantesque étude menée par les économistes Hendrik S Houthakker et Lester D Taylor. Ces estimations montrent un large éventail d’élasticités – prix.

    doc10 elasticite

    Questions :

    1) Faîtes deux phrases pour expliquer la signification des deux données entourées.
    2) Comment peut – on expliquer l’importance de l’écart qui sépare ces deux valeurs ?

     Exercice d’application :

    Le cas de l’évolution de la consommation de certains produits à caractère culturel en 2007 en France (par rapport à l’année précédente).

     

    Taux de variation de la demande (en %).

    Taux de variation du prix (en %).

    Elasticité de la demande par rapport au prix.

    Ordinateurs et équipements associés.

    18,6

    - 13,3

     

    Disques.

    - 16,1

    - 4,8

     

    Journaux et revues.

    - 1,2

    1,7

     

    Cinéma.

     - 6,9

    2,3

     

    Questions :

    1) Complétez le tableau.

    2) Commentez les résultats obtenus en mettant en évidence les différences d’élasticité de ces produits à caractère culturel par rapport à leur prix.

     

    Conclusion :

    L’élasticité prix de la demande se définit comme le rapport entre la variation (en pourcentage) de la quantité demandée du bien et la variation (en pourcentage) de son prix. Cette élasticité prix est quasiment toujours  négative : Lorsque le prix d’un bien augmente, sa demande diminue.

    Une demande est considérée comme élastique par rapport à son prix lorsque le pourcentage de la variation de la quantité demandée est supérieur au pourcentage de variation du prix. : tel est le cas si, par exemple, une augmentation du prix de la viande de 10% par an se traduit par une baisse de 20 % de la quantité  consommée.

    Si elle est inférieure à 1, la demande est qualifiée « élastique » ; (cas des produits superflus ou substituables).

    Si elle est supérieure à – 1, la demande est dite  « inélastique » (les variations relatives de la demande sont alors inférieures à celles du prix ; cas des produits indispensables et dont il n’existe que très peu de substituts).

    Si la demande d’un bien diminue en principe quand son prix augmente, c’est parce que le consommateur se reporte sur d’autres biens considérés comme substituables.

    On peut également calculer une élasticité prix croisée, définie comme la variation (en pourcentage) de la demande du bien Y suite à une variation (en pourcentage) du prix du bien X. Trois situations peuvent alors être envisagées :

    - Si l’élasticité prix croisée est nulle, cela signifie que la hausse du prix de X ne modifie pas la consommation du bien Y : les deux biens sont considérés comme indépendants ;

    - Si l’élasticité prix croisée est positive, cela signifie que la hausse du prix de X se traduit par une augmentation de la quantité de Y : les deux biens sont en fait substituables.

    - Si l’élasticité prix croisée est négative, cela signifie qu’une augmentation du prix du bien X entraîne une baisse de la quantité consommée de Y : les deux biens sont complémentaires (à l’image de l’essence et de la voiture).

    C) Quel est l’effet de l’évolution du pouvoir d’achat sur la structure de la consommation ?

    1) Le pouvoir d’achat mesure la quantité de biens et de services que peuvent se procurer les ménages grâce à leur revenu disponible et son évolution résulte de celle des revenus et celle des prix.

    Le pouvoir d’achat évolue sous l’effet conjoint de l’évolution du revenu disponible des ménages et celle des prix.

    Document n°11 : La notion de pouvoir d’achat.

    A. « Pouvoir d'achat: quantité de biens et services qu'un revenu réel permet potentiellement d'acheter. Le pouvoir d'achat dépend de l'évolution des prix. Si le ni­veau général des prix augmente à revenu nominal inchangé, le revenu réel diminue et le pouvoir d'achat aussi [sauf si le taux d'épargne baisse]. Inversement, il augmente si les prix baissent. »

    B. « L'INSEE mesure l'évolution du pouvoir d'achat en déduisant l'inflation du rythme d'accroissement du Revenu disponible brut des ménages. [Ainsi] entre 2003 et 2006, ce revenu a augmenté de 3,7 % par an [...] Mais comme le prix des dépenses de consommation a progressé de 1,8 % [par an). le gain de pouvoir d'achat de l'ensemble des ménages sur l'année n'est que de 1,9 %. Cette évolution [que l'on qualifie indifféremment d'évolution "réelle", d'évolution "en volume" ou d'évo­lution "à prix constants") est plus modérée encore si l'on tient compte de l'augmentation du nombre de ménages [ou si l'on raisonne par "unité de consommation"]. »

    « Qu'est-ce que le pouvoir d'achat? », Alternatives économiques, hors-série n° 74, octobre 2007.

    Questions :

    1) Précisez le sens du paragraphe souligné.
    2) Pourquoi faut – il tenir compte de l’évolution du nombre de ménages ou d’unités de consommation pour évaluer correctement l’évolution du pouvoir d’achat ?

    Document n°12 : Productivité, pouvoir d’achat et consommation finale.

    A. « De façon générale, la productivité se définit comme le rapport entre un volume de production et le volume des moyens nécessaires à sa réalisation.

    L’indicateur le plus utilisé est celui de la productivité du travail: la ri­chesse créée est alors rapportée au facteur travail. La quantité de facteur travail nécessaire à la production peut être mesurée par les effectifs employés; on a alors la productivité par tête. Elle peut être mesurée par le nombre d'heures travaillées; on a alors la productivité horaire du travail. Les travaux de Jean Fourastié [1907-1990] ont largement contribué à mon­trer l'action décisive des gains de productivité sur l'évolution du pouvoir d'achat. C'est en effet grâce à ces gains que les salaires nominaux peuvent augmenter et que les prix de vente des produits peuvent baisser. »

    B. « Traditionnellement, on explique [les changements de la structure de la consommation finale des ménages] par la progression du [pouvoir d'achat] : lorsque ce dernier augmente, le surcroît [ ...] sert à acheter des biens ou services jusqu'alors inaccessibles. [ ... ] Les ménages ont ainsi pu diversifier leur consommation, et certains achats, jusqu'alors réservés à une minorité ai­sée, ont pu se démocratiser. »

     Denis Clerc, Déchiffrer l'économie, © La Découverte, 2007.  

    Questions :

    1) Pourquoi faut – il se référer à l’accroissement de la productivité pour comprendre les évolutions respectives des prix et des salaires et, au final, celle du pouvoir d’achat des ménages ?

    2) Pourquoi les transformations de la structure de la consommation finale des ménages  s’expliquent – elles par la hausse de leur pouvoir d’achat ?

    Document n°13 : évolution du pouvoir d’achat depuis 1959.

    3 pv achat

    Questions :

    1) Faîtes une phrase qui explique la donnée entourée.
    2) Le pouvoir d’achat du revenu brut des ménages a t – il augmenté régulièrement au cours des cinquante dernières années ? Justifiez votre réponse.

     

    Conclusion :

    Au fil du temps le pouvoir d’achat des ménages s’accroît, ce que l’on mesure en termes «  réels » par personne ou par unité de consommation en soustrayant le taux d’inflation au taux de croissance de leur RDB nominal.

    Comme J Fourastié l’a montré (1907- 1990), cette croissance a pour origine celle de la productivité du travail (par heure ou par tête), qui permet d’accroître les revenus nominaux et de baisser les prix de vente des produits.

    Depuis un demi siècle, le pouvoir d’achat de la population française a fortement augmenté, il a été multiplié par 4. La dépense de consommation en volume des ménages a été multipliée par environ 4,5 entre 1960 et 2008 ; le niveau de vie des ménages a augmenté.

    2) La structure de la consommation finale des ménages se transforme grâce à l’évolution de leur pouvoir d’achat.

    L’évolution du pouvoir d’achat des ménages a modifié l’utilisation de leur budget.

    Document n°14 : Evolution de la structure de la consommation des ménages en France.

    4 coef

     Question :

    1) Comment la structure, c’est – à – dire sa composition a t – elle évolué ?

    Document n°15 : L’augmentation de la consommation des ménages.

    Entre 1960 et 2000, la dépense des ménages a été mul­tipliée par 3,5 en volume. Dans le même temps, la popu­lation a augmenté de 30%. Par habitant, la dépense de consommation en volume a ainsi été multipliée par 2,7 en quarante ans. [ ... ]

    Les dépenses les plus dynamiques ont été celles en produits des Technologies de l'Information et de la Communication (TIC) : depuis 1960, elles ont augmenté de 1l,6 % en volume par an. Sur la dernière décennie, elles expliquent plus de 30 % de la hausse de la dépense des ménages. Les achats de ces produits ont été favorsés par des baisses de prix marquées: -15,7 % en moyenne depuis 1990 pour le matériel informatique, par exemple. Sur l'ensemble de la période, les prix des TIC ont dimi­nué de 0,3 % par an en moyenne, alors que tous les prin­cipaux postes de la consommation ont enregistré des hausses de prix. Presque tous les ménages possèdent aujourd'hui un et même souvent plusieurs téléviseurs qui, après l'apparition de la couleur au début des années soixante-dix, font toujours l'objet d'innovations. Les deux tiers ont un magnétoscope, sur le marché depuis environ vingt-cinq ans, 60 % une chaîne hi-fi et 15 % un Caméscope.

    É. Rignols, " La consommation des ménages depuis  quarante ans - Perte de vitesse des dépenses traditionnelles ", Insee Première n° 1'32, février 2002.

    Question :

    1) Montrez comment la consommation des produits des TIC a contribué a modifié la structure de la consommation des ménages.

    Document n°16 : L’influence du revenu : les lois d’Engel.

    Ernst Engel (1821-1896), statisticien allemand  [...], tente de dégager une loi générale rendant compte de l'évolution de la consommation. Il met en relation la part des dépenses consacrées par un ménage à la nourriture et le revenu dont il dispose. La loi d'Engel établit que plus une famille est pauvre, plus grande est la proportion de dépenses alimentaires ou, autrement dit, que la proportion des dépenses de nourriture diminue quand le revenu augmente. Il constate que la nourriture représente 61 % du budget des famil­les nécessiteuses, 55 % de celui de la classe moyenne et 50 % de celui des familles aisées. L'analyse s'appuie ainsi sur l'étude des coefficients budgétaires qui expri­ment le rapport entre le montant d'une dépense d'un ménage affectée à l'achat d'un bien ou d'un service et le montant de la dépense totale. À partir des résul­tats d'Enge!, l'analyse [a été étendue] à d'autres postes budgétaires et complète la « première loi d'Enge! " par trois autres lois: se!on la deuxième « loi d'Enge! ", la part des dépenses consacrées aux vêtements reste à peu près la même, quel que soit le revenu ; se!on la troi­sième « loi d'Enge! ", la part des dépenses d'habitation, de chauffage et d'éclairage reste invariable, selon la quatrième « loi d'Engel ", lorsque le revenu augmente, la part des « autres" dépenses (dépenses diverses) s'accroît davantage que celui-ci.

    P. Ruilort, Précis de sociologie, PUF, coll. " Major ", 2004.

     Questions :

    1) Que montre les lois d’Engel ?
    2) Les lois d’Engel se manifestent – elle encore depuis 1960 ?

     

    Conclusion :

    L’évolution du pouvoir d’achat entraîne une modification de la structure de la consommation des ménages. On observe le changement de sa composition par le calcul de coefficients budgétaires (part d’un poste de consommation dans le total de la consommation). Les statisticiens distinguent 8 postes budgétaires correspondant à un ensemble de besoins. On observe dans le cas de la France, l’évolution suivante :

    - La part du poste «  alimentation, boisson et tabac » a fortement diminué dans la consommation des ménages depuis 1959.

    - Dans une moindre mesure, on assiste depuis les années 70 à une baisse tendancielle du coefficient budgétaire affecté au poste « habillement et chaussures », il en est de même pour le poste «  équipement et entretien du logement ».

    - La part des postes «  logement, chauffage, éclairage » et «  transports et communication » a fortement augmenté.

    - On assiste à une croissance tendancielle des dépenses liées à la santé et à la culture.

    La structure de la consommation dépend du revenu dont dispose le ménage : telle est l’idée développée par le statisticien allemand Ernst Engel (1821- 1896) dans «  Les conditions de production et de consommation du Royaume de Saxe » en 1856.

    Selon Engel, l’observation de l’évolution du budget des ménages fait apparaître que :

    - plus le revenu est élevé, plus est faible la proportion des dépenses consacrées à la nourriture ;

    - la proportion de la dépense consacrée aux vêtements reste la même lorsque le revenu augmente ;

    - lorsque le revenu s’élève, la proportion des dépenses de santé, de culture et de transports augmente.

     

    II) La consommation : un marqueur social ?

     

    A) Nos choix de consommation dépendent – ils de nos caractéristiques sociales et démographiques ?

     La consommation dépend du revenu des consommateurs et des prix des biens consommés, mais pas uniquement.

     1) Le niveau de vie influence fortement les choix de consommation mais il n’explique pas toutes les différences de consommation.

    Les besoins humains sont illimités ; ils se diversifient et s’accroissent sans cesse. Or, nous ne disposons pas d’assez de ressources pour tous les satisfaire. Il s’agit donc pour les individus de faire des choix ; selon quels critères ?

    Document n°1, 3 et 4 Livre Nathan p 30,31 questions 4 à 12.

     

    Conclusion :

    Dans une économie de marché, l’un des éléments clés dans le choix du consommateur est le prix. Mais il y a également d’autres critères pris en compte lors de l’achat, la qualité, la marque, le service après-vente, la sécurité.

    Le niveau de vie est une variable clé dans la consommation mais pas exclusive : on peut avoir les moyens de partir en vacances mais rester chez soi parce que c’est un choix personnel ou que certaines contraintes particulières (activité professionnelle, état de santé…) vous en empêchent. Les différences de consommation socialement marquées, peuvent être le résultat de contraintes économiques (niveau de vie) et / ou de choix plus ou moins influencés par l’environnement social.

    2) Les différences de consommation, socialement marquées résultent également de choix plus ou moins influencés par l’environnement social.

    La consommation varie selon le genre des consommateurs, leur âge, la catégorie socioprofessionnelle du ménage, la taille et la composition des ménages.

    Documents  n°2 et 3, livre Nathan p 32,33 questions 3 à 8.

     

    Conclusion :

    Même à revenu égal, la consommation des individus ou des ménages tend à différer selon des facteurs socio-démographiques. Par exemple, les jeunes de moins de 25 ans tendent à aller plus souvent au cinéma que les personnes âgées de 60 ans et plus, même quand ils disposent d’un revenu identique ou la consommation des familles nombreuses diffère de celle des autres catégories de familles. Le style de vie apparaît déterminant. Les différences de style de vie selon le groupe social, l’âge, le niveau d’instruction, la profession, le lieu de résidence, le sexe…. Autant de variables qui différencient la consommation des individus.

    E Engel a tenté de dégager une loi générale rendant compte de l’évolution de la consommation. Il met en relation la part des dépenses consacrées par un ménage à la nourriture et le revenu dont il dispose. La loi d’Engel établit que la proportion de dépenses alimentaires diminue lorsque le revenu augmente. Les travaux de M Halbwachs, « La classe ouvrière et les niveaux de vie » 1912, le conduisent à discuter les lois d’Engel et particulièrement la relation statistique établie entre la répartition des dépenses et le niveau de revenu. Il montre que les classes sociales sont ainsi conduites à se différencier, certes par leurs moyens, mais également, et tout autant par leurs besoins. Des différences sont repérables d’un milieu social à l’autre. A revenu égal, par exemple, les ouvriers consacrent plus d’argent que les employés à l’alimentation lorsque leurs revenus s’élèvent. De même, ils semblent accorder une plus grande place au vêtement alors que les employés dépensent davantage pour le logement. La variable revenu retenue, par les statisticiens comme Engel , présente ainsi le défaut d’ignorer  aussi bien les conditions concrètes d’existence des divers milieux sociaux, que le système de représentation qui lui est attaché. « L’un des intérêts majeurs de la démarche d’Halbwachs consiste à s’attacher au contexte socio-historique et aux propriétés des groupes sociaux, dont les types de consommation révèlent en partie le système de valeurs ».

     

    B) Que veulent exprimer les individus par leur choix de consommation ?

    La consommation peut être un moyen de mettre en scène un statut social. Les pratiques de consommation sont inscrites au cœur du social, dans un sens, où elles constituent une sorte de révélateur de l’appartenance à un milieu et à des modes de vie qui lui correspondent.

    1) Consommer permet d’affirmer son identité sociale.

    La consommation est un acte social dans la mesure où elle permet aux individus et aux ménages de signifier leur appartenance à un groupe social ou leur volonté d’y accéder.

    Documents n°1, 2,3,  et 4 livre Nathan p 34 et 35 questions 1 à 10.

     

    Conclusion :

    Consommer permet d’affirmer son identité sociale, c’est – à – dire la position que l’on occupe dans les groupes sociaux à travers sa façon d’agir et d’être. Suivre une mode est alors le moyen d’exprimer son appartenance à un groupe et ses différences par rapport à d’autres. G Simmel consacre une étude particulière à « La mode » 1912, envisagée à la fois comme le reflet de la tendance à l’universel et au particularisme qui caractérise selon lui, la vie sociale. Elle illustre le désir du conformisme social (« coller » à la mode du présent) et un souci d’originalité (être à la mode en se démarquant des comportements majoritaires). Simmel établit une relation entre l’organisation de la société en classes et les phénomènes de mode. Selon Simmel, la mode est l’apanage des catégories supérieures qui y voient une occasion d’y affirmer leur cohésion à l’égard des autres groupes sociaux. « La mode acquiert une importance particulière dans les sociétés modernes marquées par l’individualisme, dans la mesure où elle fournit des repères en définissant un groupe (les gens à la mode) aussi vaste et imprécis soit –il ».

    L’usage d’un bien ou d’un service n’a donc pas comme simple but la satisfaction d’un besoin physiologique mais également un effet de signe (consommation ostentatoire), l’expression d’un statut social acquis ou recherché. La consommation peut être la traduction d’un effet d’imitation (la consommation permet d’imiter un groupe social modèle) ou d’un effet de distinction (la consommation permet de se démarquer, d’affirmer son appartenance à un groupe social dont la position est plus élevée que d’autres).

    Les liens établis entre certaines pratiques de consommation et l’acquisition de prestige ont fait l’objet de nombreux travaux parmi lesquels l’étude de l’économiste et sociologue Thorstein Veblen (1857 – 1929), «  La théorie de la classe de loisir » (1899), consacrée aux modes de vie de la bourgeoisie américaine. Veblen souligne, les contraintes particulièrement fortes qui enserrent la consommation des classes privilégiées tenues de paraître pour imposer leur suprématie. Les catégories socialement dominantes sont ainsi conduites à se livrer une consommation ostentatoire, ayant pour finalité principale d’afficher un statut social revendiqué par des symboles (organisation de fêtes …..) obéissant à des normes étroitement codifiées bien plus qu’à satisfaire leurs «  propres besoins » en tant que consommateurs.

    2) La publicité joue des effets d’imitation et / ou de distinction pour influencer les choix des consommateurs.

     Les campagnes publicitaires peuvent utiliser cette volonté de distinction pour influencer les choix des consommateurs.

    Documents n°1,2 et 3 livre Nathan p 36 et 37 questions 1 à 10.

     

    Conclusion :

    La publicité ne crée pas les besoins, elle ne fait que les révéler. Elle est destinée à provoquer le désir de satisfaire ces besoins, mais les consommateurs ne sont pas toujours soumis aux discours publicitaires.