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Crise de 29 (L. Auffant)

Publié le 13.01.2012 Modifié le : 14.02.2015

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Le  Freitag, 13. Januar 2012

De la prospérité à la crise de 29 (e)

Parties 1 et 2, pour élèves

  • Partie 1 : la prospérité des années 1920


    DVD W Karel épisode 1- chapitres 1 à 3 puis documents sur le fordisme.

     1 1

    Document 1 : le fordisme (1)

    Entre la date de création de la Ford Motor Compagny en 1909 et 1927, il s’écoule quelques 27 millions d’exemplaires de la Ford T sur le marché américain. En moins de 20 ans, H. Ford a rendu la voiture accessible à des catégories sociales indépendantes et salariées supérieures alors que l’automobile était jusqu’alors considérée comme un bien de luxe. […] Ford adopte une stratégie « volume » : il vend beaucoup un produit relativement peu cher par rapport au prix des automobiles de l’époque et cette baisse de prix est plus que compensée par la hausse des ventes. Mais comment Ford serre-t-il ses prix ? En proposant au consommateur américain un produit standardisé : la fameuse Ford T, fabriquée en grande série et de couleur noire, exclusivement. Cette stratégie commerciale s’appuie sur de nouvelles méthodes d’organisation du travail. […] Ford rationalise les gestes et outils, divise le travail. Il emprunte à l’agro-alimentaire (conserverie, abattoirs) cette méthode où le produit circule à l’aide d’un convoyeur et la généralise à toutes ses usines en 1915. Cette innovation supprime beaucoup de temps de déplacement : c’est le produit à fabriquer qui se déplace sur la chaîne devant des ouvriers postés. […]
    Conséquence : la productivité fait un bond. En avril 1914, il ne faut plus que 93 minutes pour monter un châssis de Ford T contre 840 minutes sept mois plus tôt.
    E Jardin, Mutation et organisation du travail, Bréal, coll. « Thèmes et débats », 2005.

    Document 2 : le fordisme (2)

    [Le fordisme] est une organisation du travail, répétitive, ennuyeuse, « aliénante ». Pour la fuir, bon nombre d’ouvriers pratiquent l’absentéisme, obligeant d’un jour à l’autre, l’entreprise à leur trouver des remplaçants. […] Ford s’en inquiète. Son coup de génie est l’épisode célèbre où il décide de doubler du jour au lendemain, le salaire ouvrier pour passer au célèbre « five dollars day » : cinq dollars par jour au lieu des 2 ou 3 dollars auparavant.
    D Cohen, Trois leçons sur la société post-industrielle, Le Seuil,
    coll. « La République des idées », 2006.

    Document 2 bis (autre possibilité) :

    Notre première manière de faire l’assemblage consistait à monter notre voiture sur place, les ouvriers apportant les pièces au fur et à mesure qu’il en était besoin comme quand on construit une maison. […] Notre premier progrès dans l’assemblage consista à apporter le travail à l’ouvrier, au lieu d’amener l’ouvrier au travail. Aujourd’hui toutes nos opérations s’inspirent de ces deux principes : nul homme ne doit avoir plus d’un pas à faire ; autant que possible, nul homme ne doit avoir à se baisser. Le résultat net de l’application de ces principes est de réduire pour l’ouvrier la nécessité de penser et de réduire ses mouvements au minimum. Il doit parvenir autant que possible à faire une seule chose avec un seul mouvement. […] En octobre 1913, il fallait 9 heures 54 minutes pour assembler un moteur. Six mois plus tard, par l’assemblage mouvant, ce temps avait été réduit à 5 heures 56 minutes. […]
    A quoi sert l’industrie, si elle est assez mal dirigée pour ne pas assurer des moyens d’existence à tous ceux qui concourent à son activité ? [...] De hauts salaires pour tout le monde aurait pour conséquence la prospérité générale du pays, pourvu cependant que, à l’accroissement des salaires, correspondît l’accroissement de la production […]. Nous annonçâmes et mîmes en vigueur, en janvier 1914, un système de partage de bénéfices par lequel le salaire minimum était fixé pour toute espèce de travail, sous certaines conditions, à cinq dollars par jour. En même temps, nous réduisions la journée à huit heures au lieu de neuf, et la semaine à quarante-huit heures.
    H. Ford, Ma vie et mon œuvre, 1925.


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    Questions
    1 / En quoi consiste le fordisme ?
    2 / Montrer comment le fordisme a favorisé la consommation des ménages américains dans les années 1920.

    Les réponses à ces deux questions peuvent être résumées dans le schéma suivant : compléter avec : baisse du prix de vente, division du travail, hausse des salaires, baisse des coûts de production, standardisation, travail à la chaîne (convoyeur)

    1 4 eleve

    DVD W Karel épisode 1- chapitre 4

    Question à partir du documentaire :
    3 / Qu’est-ce que la spéculation ?




    Partie 2 : la crise de 1929 et ses conséquences


    DVD W Karel épisode 1 - chapitres 5, 7, 8 et 9

    4 / Faire un schéma d’implications logiques permettant de comprendre comment on est passé d’une simple crise boursière à une crise économique générale.

    5 / Pourquoi l’Allemagne est le pays européen le plus touché par la crise venue des Etats-Unis ?

    6 / Quels sont les signes de la dimension sociale de la crise ? Que peut-on en déduire sur l’attitude du président Hoover face à la crise ?