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Ep. composée

Publié le Jul 1, 2013

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Le  Monday, July 1, 2013

Enoncé EC 16 Term.

Déflation, quantiles, conflits. P. Froissart

  •                                                                                                CALCULATRICE INTERDITE
    PORTABLE(S) DEVANT VOUS

    Épreuve composée

    Cette épreuve comprend trois parties.

    1. Pour la partie 1 (Mobilisation des connaissances), il est demandé au candidat de répondre aux questions en faisant appel à ses connaissances personnelles dans le cadre de l’enseignement obligatoire.
    2. Pour la partie 2 (Étude d’un document), il est demandé au candidat de répondre à la question en adoptant une démarche méthodologique rigoureuse de présentation du document, de collecte et de traitement de l’information.
    3. Pour la partie 3 (Raisonnement s’appuyant sur un dossier documentaire), il est demandé au candidat de traiter le sujet :

    -        en développant un raisonnement ;
    -        en exploitant les documents du dossier ;
    -        en faisant appel à ses connaissances personnelles ;
    -        en composant une introduction, un développement, une conclusion.

    II sera tenu compte, dans la notation, de la clarté de l'expression et du soin apporté à la présentation.

     

    Première partie : Mobilisation des connaissances (6 points)

    1)    Vous distinguerez désinflation et déflation.
    2)    Quels sont les principaux déterminants de la mobilité sociale ?

     

    Deuxième partie : Étude d’un document (4 points)

    Après avoir présenté le document, vous mettrez en évidence les inégalités économiques selon les divers critères proposés.

    Patrimoine net global(1) (en euros, début 2010)

     

     

    Moyen

    Médian

    D9

    D1

    Age de la personne de référence du ménage

    Moins de 30 ans

    32 700

    7 200

    91 500

    300

    De 30 à 39 ans

    127 100

    48 600

    312 700

    800

    De 40 à 49 ans

    243 700

    132 500

    510 700

    1 300

    De 50 à 59 ans

    303 500

    203 700

    648 500

    2 000

    De 60 à 69 ans

    345 500

    211 500

    693 300

    3 300

    70 ans et plus

    259 800

    148 600

    524 600

    3 800

    Catégorie socioprofessionnelle de la personne de référence du ménage

    Agriculteur

    725 500

    539 200

    1 420 000

    170 400

    Artisan, commerçant, industriel

    550 800

    266 800

    959 500

    9 700

    Profession libérale

    761 400

    482 600

    1 640 000

    23 600

    Cadre

    337 400

    214 500

    660 800

    10 000

    Profession intermédiaire

    168 300

    111 000

    408 100

    3 200

    Employé

    96 000

    21 700

    267 700

    300

    Ouvrier qualifié

    99 700

    28 800

    276 500

    600

    Inactif n'ayant jamais travaillé

    70 800

    6 000

    225 800

    500

    Type de ménage

    Personne seule

    147 400

    42 900

    339 300

    1 300

    Famille monoparentale

    105 400

    11 200

    294 500

    200

    Couple sans enfants

    328 200

    205 100

    684 100

    4 000

    Couple avec enfants

    267 000

    155 700

    562 100

    2 600

    Ensemble

    229 300

    113 500

    501 600

    1 600

    Champ : ménages ordinaires résidant en France, y compris dans les DOM.

    Source : Insee, enquête Patrimoine 2009-2010.

     (1) Le patrimoine net global : montant total des actifs (patrimoine financier, immobilier et professionnel, mais aussi les biens durables (voiture, équipement de la maison, ...), les bijoux, les œuvres d’art et autres objets de valeurs...) détenus par un ménage duquel on a déduit le montant total du capital qu’il doit encore au titre des emprunts, privés ou professionnels, qu’il a souscrits.


    Troisième partie : Raisonnement s’appuyant sur un dossier documentaire (10 points)

    À l'aide de vos connaissances et du dossier documentaire, vous décrirez, puis vous expliquerez, les transformations des conflits du travail en France depuis une trentaine d'années.

    DOCUMENT 1

    Évolution des principaux motifs de conflits collectifs (en % d'établissements)

     conflits

    Champ : établissements de 20 salariés et plus.

    Source: D'après Enquête Relations professionnelles et négociations d'entreprises (REPONSE), 1999 et 2004-2005, DARES

     

    DOCUMENT 2

     

    Parmi les facteurs sociaux pouvant expliquer le déclin syndical, on a souvent cité les changements culturels intervenus dans le dernier quart du XXe siècle. Citons notamment la montée de l'individualisme qui place au premier plan la réalisation personnelle et qui dévalorise les engagements collectifs. Les syndicats, comme les partis politiques [...] sont victimes du même déclin : les engagements se font plus ponctuels, pour des causes temporaires et désintéressées. Cette évolution culturelleest renforcée par la prolongation de la scolarité qui retarde l'entrée dans le monde du travail et qui rend aléatoire la transmission des valeurs essentiellement orales sur lesquelles repose le syndicalisme.

    Dans le même ordre d'idées, les transformations de la population active ont été défavorables aux ouvriers qui fournissaient au syndicalisme une partie des adhérents et des cadres, et, surtout, une vision du monde, des valeurs, des modes d'action. Le déclin des syndicats s'inscrit dans la fin du « mouvement ouvrier ».

    Source : D. ANDOLFATTO, D. LABBÉ, Sociologie des syndicats, La Découverte, 2007

     

    DOCUMENT 3

     

    Selon les chiffres publiés par l’OECE (Organisation européenne de la coopération économique), le taux de syndicalisation atteignait en 2008 7,6 % en France. La baisse des effectifs, très forte au début des années 1970, a nettement ralenti depuis les années 1990.

    Le taux de syndicalisation demeure très inégal entre secteur public (15 %) et secteur privé (5 %), selon une étude publiée par l’Insee en 2004. La présence syndicale sur le lieu de travail culmine pour les entreprises publiques à 70,7 %, alors qu’elle n’est que de 31,3 % pour les entreprises privées.

    La précarisation du travail pèse massivement sur le taux de syndicalisation des salariés, alors que les contrats précaires sont davantage soumis aux aléas économiques. Pour les CDD, intérim, contrats aidés, on observe d’une part une moindre représentation syndicale (23,3 %) et d’autre part un faible taux de syndicalisation de 2,4 %. Pour les CDI (à temps complet), ces chiffres sont respectivement de 42,6 % et 9,4 %. Selon l’Observatoire des inégalités, les CDD représentent 7,4 % des emplois, alors qu’ils en représentaient 3,4 % en 1982. Les femmes représentent environ 60 % des CDD.

    L’adhésion à un groupement syndical ou professionnel est proportionnelle à la taille de l’entreprise. En effet, pour les établissements de 100 salariés ou plus, la syndicalisation concerne 11,4 % des salariés, contre 4,4 % pour les entreprises de 6 à 9 salariés.

    Le niveau de diplôme et de revenu restent des variables décisives. En l’absence de diplôme supérieur au bac, on observe 6,6 % d’adhésion à un syndicat, alors que la présence syndicale se chiffre à 35,6 %. 15,2 % des salariés diplômés de l’enseignement supérieur sont syndiqués, pour une présence syndicale de l’ordre de 50,5 %.

    Ces chiffres corroborent ce qui est couramment appelé « le paradoxe français » : si les organisations syndicales sont très présentes sur les lieux de travail (plus de 40 % des salariés déclarent qu’un syndicat est présent sur leur lieu de travail), le nombre d’adhérents demeure relativement faible.

    Il est à noter que depuis le 20 août 2008, pour être représentative, une organisation syndicale doit obtenir 10% des voix dans l’entreprise, 8% dans les branches professionnelles et 8% également au niveau national interprofessionnel.

    Source : http://www.univers-cites.fr/Le-taux-de-syndicalisation-demeure, 3 avril 2013.