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Publié le 30.11.2013

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Le  Samstag, 30. November 2013

Introduction d'une dissertation

Exercices

  • Fiche méthode : se préparer à rédiger l’introduction.

     

    Rédiger l’introduction

     

    L’introduction doit être rédigée intégralement au brouillon après avoir élaboré le plan détaillé et non avant. Elle est importante car elle établit le contact avec le lecteur.

     

    Les trois (4) temps de l’introduction.

    -        l’accroche : il s’agit d’amener le sujet. Plusieurs moyens sont possibles :

    • en faisant apparaître un paradoxe ;
    • en montrant l’actualité du sujet ;
    • en mettant le sujet en perspective historique, c’est-à-dire en situant le sujet dans un cadre plus large ;

    -       poser le sujet : il faut justifier la question posée par le sujet et montrer son intérêt. Il faut :

    • situer le sujet dans le temps et l’espace;
    • définir les termes clés;

    -       trouver une problématique, « c’est-à-dire une manière de traiter la question posée par le sujet, qui va justifier le plan ».

    -        annoncer le plan.

     

    Exercice 1

     

    Associer le sujet à la bonne introduction.

     

    Sujets :

     

    1)      Dans quelle mesure le recours au protectionnisme est-il souhaitable ?
    2)      La croissance économique est-elle durable ?
    3)      L’école favorise-t-elle la mobilité sociale ?

     

    Introductions :

     

    Introduction 1

     

    Nos sociétés démocratiques se caractérisent, entre autres, par l'égalité des chances, c'est-à-dire la possibilité offerte à tous d'accéder à n'importe quelle position sociale. L’un des instruments de cette égalité des chances est l'école. En France, l'école républicaine gratuite et l'instruction obligatoire se fondent sur les principes de la méritocratie et tentent de promouvoir cette égalité des chances. L’école est ainsi censée favoriser la mobilité sociale, c'est-à-dire le changement de statut social des individus, notamment par rapport au statut de leurs parents (mobilité intergénérationnelle).

    En offrant à tous les mêmes chances d'accéder aux diplômes, l'école légitime la distribution des positions sociales, en fonction du mérite de chacun. Cependant, elle semble incapable de réduire significativement la reproduction sociale qui touche certaines catégories. Quel effet a réellement l'école sur la mobilité sociale? Et si cet effet est réduit, quels sont les autres forces en jeu?

    Pour répondre à ces questions, nous montrerons que l'école favorise la fluidité sociale (partie 1) mais qu'elle n'écarte pas les facteurs d'hérédité sociale (partie Il).

     

    Introduction 2

     Ce début d'année 2013 est marqué en France par les délocalisations. La fermeture du haut-fourneau de l'aciérie Arcelor-Mital de Florange a symbolisé la perte de l'emploi et des savoir-faire industriels entraînés ces dernières années par des conditions de compétitivité défavorables en France.

    Depuis quelques années, l'idée de mesures protectionnistes n'est plus exclue du débat politique en France; le ministre « du Redressement productif » Arnaud Montebourg plaidant même ouvertement pour des mesures de protection du marché européen, après avoir tenté d'obtenir la nationalisation d’Arcelor pour empêcher sa fermeture.

    Mais qu'est-ce que le protectionnisme? Il s'agit de l'ensemble des mesures de nature à freiner les échanges internationaux: droits de douane, quotas, réglementations ... On peut même y rattacher la sous-évaluation du taux de change, qui renchérit mécaniquement les importations. En fait, entre le libre-échange « pur » et le protectionnisme « pur » s'envisagent de nombreuses politiques commerciales caractérisées par « un certain degré » de protectionnisme.

    À quelles conditions, et avec quels objectifs, un pays comme la France pourrait-il recourir à des mesures de protection de son marché intérieur?

    Après avoir décrit le contexte d'essor des échanges internationaux depuis 1945, nous montrerons que les politiques protectionnistes entraînent des coûts importants (I) mais qu'elles peuvent être adaptées à certains objectifs (II).

     

    Introduction 3

     

    Lorsqu'en octobre 2009, Mohamed Nasheed, président des Maldives jusqu'en février 2012, organise un conseil des ministres sous l'eau, il obtient l'attention des médias internationaux: face à la montée des eaux, la population de l'archipel est déjà contrainte de se déplacer d'une île à l'autre.

    La croissance continue de la production mondiale de richesses accentue les émissions de gaz à effet de serre et menace les équilibres naturels dans des proportions qui risquent de s'avérer insupportables. Cette externalité négative pose la question de sa soutenabilité. La satisfaction du bien-être des générations présentes peut menacer celui des générations futures si les modalités actuelles de la production mondiale empêchent la transmission d'un stock de capitaux, naturel, social ou humain, au moins équivalent.

    À quelles conditions économiques, environnementales et sociales la croissance économique mondiale pourrait-elle demeurer supportable pour l'humanité?

    Une croissance productiviste à la fois périlleuse, destructrice et énergivore est devenue impossible (1). Mais d'autres formes de croissance dont le contenu reste encore à débattre peuvent être considérées comme soutenables (II).

     

    Exercice 2

     

    1) Dans chacune de ces introductions, identifiez les trois temps de l’introduction :

    -       l’accroche

    -       poser le sujet

    • problématique

    -       l’annonce du plan

     

    2) Surlignez la définition des mots clés en vert et la problématique en rouge.