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A vocation disciplinaire

Publié le 29 mars 2014

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Le  samedi 29 mars 2014

C/r LAMES (+Paugam)

Mars 2014, L. Auffant

  • 14èmes rencontres entre les professeurs des lycées, des collèges et des écoles et les chercheurs et enseignants-chercheurs

     

    Rencontre Aix-05 : présentation du LAMES- exposés sur la sociologie des arts et de la culture, sur l’orientation scolaire en classe de seconde (matin), séminaire LAMES sur l’intégration inégale (après-midi).

    Jeudi 27 mars 2014

     

     

    Sylvie MAZZELLA, directrice du LAMES a présenté les quatre axes de recherche du Laboratoire Méditerranéen de Sociologie (LAMES).

    http://www.mmsh.univ-aix.fr/laboratoires/Pages/LAMES.aspx

    http://www.lames.cnrs.fr/

     

     

    1)      Compte-rendu des exposés

     

    a)      Exposé de Sylvia GIREL sur la sociologie des arts et de la culture

    http://lames.cnrs.fr/spip.php?article13

     

    La démarche : des enquêtes de terrain, des entretiens formels et informels, des observations participantes (car l’art prend place dans la vie quotidienne). S Girel a souligné les limites des enquêtes quantitatives et la nécessité de créer de nouveaux outils spécifiques. Par exemple Olivier Donnat classe Internet dans les pratiques culturelles, mais quel est le contenu des consultations sur Internet ? Il faut réaliser des enquêtes qualitatives.

     

     sociologie des arts et de la culture s’est développée dans les années 1990 mais de plus en plus il est nécessaire de croiser différents champs de recherches (l’esthétique, les formes de diffusion, les politiques culturelles…).On observe des glissements surtout dans le rapport que les individus construisent avec les objets culturels. On passe à des pratiques culturelles oscillant entre différents types d’expériences plus difficiles à définir, à délimiter. Par exemple le même morceau de musique peut être écouté de différentes manières : concert, musique du supermarché, musique écoutée sur son téléphone portable, musique d’un répondeur… l’expérience de l’écoute du morceau est différente.

    Autres exemples montrant la diversité des canaux de diffusion : opéra retransmis dans des cinémas, certaines œuvres du Louvre sur Twitter.

    Parfois la dimension esthétique est peu présente, parfois la pratique s’inscrit dans un rapport très savant (grands amateurs). Ce sont la diversité des modalités d’appropriation de la culture et les profils dissonants (voir les travaux de B Lahire ou encore de RA Peterson) qui rendent nécessaire l’approche qualitative.

     

    Trois exemples de recherches

     

    1 / La démocratisation et la médiatisation

     

    La démocratisation débute avec l’ouverture des Maisons de la Culture (sous l’impulsion d’André Malraux, par exemple une maison ouverte au Havre en 1961). L’art contemporain est le plus critiqué notamment car il est perçu comme élitiste.

    La démocratisation de l’art contemporain a essuyé des échecs : par exemple les opérations « Ruée vers l’art » (1985), les « 10 jours de l’art contemporain » (en 1997) : ces opérations n’ont pas été pérennes. L’opération de démocratisation qui fonctionne est la « nuit blanche de l’art contemporain » (elle existe depuis 2002).

    Deux exemples témoignant de l’attrait pour le public : « Purple rain » à l’Hôtel Albret (Paris, 4ème) en 2011 avec la participation de Pierre Ardouvin, et un flashmob happening au Centre Pompidou à Metz le dimanche 16 mai 2010 avec la participation de Vincent Chaillet : dans ce cas c’est une institution qui a lancé le flashmob. Un nouveau public a été attiré.

     

    Purple rain :

    http://www.paris.fr/accueil/accueil-paris-fr/nuit-blanche-j-1-une-purple-rain-a-l-hotel-d-albret/rub_1_actu_106352_port_23862

     

    Flashmob à Metz :

    http://flashmob.info/fr/ville/metz/

     

     

    2 / Marseille et ses territoires de l’art

     

    Ici il s’agit d’une étude plus ponctuelle liée à l’émergence d’une capitale culturelle. Ce qui est nouveau c’est la création d’un quartier artistique dans des lieux où cette culture n’était pas présente (alors qu’elle est présente ailleurs dans la ville, par exemple quartier du panier : petites galeries…). Les territoires artistiques et culturels s’étendent y compris vers les quartiers Nord, la scène artistique se densifie.

     

    3 / Mp 2013

     

    C’est la première fois qu’une capitale culturelle organise un off alors que ces capitales existent depuis 1985. C’est la première fois qu’il y a autant d’équipements car la ville part de très loin (de plus loin que Liverpool par exemple) non pas en termes d’existant mais en termes de reconnaissance.

    L’envers du décor : la rappeuse Kenny Arkana a rebaptisé l’opération : Marseille, capitale européenne de la rupture car les quartiers Nord sont exclus.

     

     

     

    b)      Exposé de Mohamed DENDANI sur l’orientation scolaire en classe de seconde

    http://www.lames.cnrs.fr/spip.php?article127

     

    M. Dendani a présenté les résultats d’une enquête quantitative (questionnaire d’une soixantaine de questions) auprès de 475 élèves. Il a cherché à comprendre quelles étaient les origines des inégalités notamment entre enfants d’ouvriers et enfants de cadres supérieurs, et à quel moment l’élève s’est interrogé pour la première fois sur son orientation. Il a rappelé les deux principales explications des inégalités scolaires : celle de P Bourdieu et celle de R Boudon.

    Les conclusions de cette enquête : les décisions d’orientation varient avec le milieu social car l’orientation scolaire est différente à résultats comparables. Cependant ce sont d’abord les résultats qui sont déterminants : l’orientation dépend avant tout des résultats obtenus, à notes égales les inégalités sociales sont faibles. On peut conclure que les élèves se montrent raisonnables dans leurs choix par rapport à leur valeur scolaire.

     

    2)      Compte-rendu du séminaire « l’intégration inégale », Serge PAUGAM

     

    http://www.serge-paugam.fr/

    http://www.lames.cnrs.fr/IMG/pdf/CP_Integration_inegale_Paugam_2014.pdf : présentation du livre L’intégration inégale, un ouvrage collectif 

     

    Serge Paugam Il a travaillé en collaboration avec d’autres sociologues du centre Maurice Halbwachs.

    http://www.cmh.ens.fr/hopmembres.php?action=ficheperso&id=174&id_rub=7

     

    Il a exposé sa démarche, les principaux résultats de ses recherches et a répondu à de nombreuses questions, en particulier celles posées par un enseignant-chercheur Pierre FOURNIER et une doctorante Ariane RICHARD-BOSSEZ. .

     

    Ce livre n’est pas un état des savoirs, ce n’est pas un ensemble de contributions mises bout à bout, c’est la construction collective d’une thèse et le fruit de recherches et de séminaires ayant duré deux années.

     

    Quels sont les auteurs qui ont influencé S Paugam ?

     

    Ce livre s’inscrit dans la filiation de M Halbwachs et d’Emile Durkheim.

     

    Maurice Halbwachs. Il a sans doute été l’un des premiers à penser l’intégration sociale stratifiée. C’est un spécialiste des modes de vie et de consommation (Cf. étude sur les ménages ouvriers, 1912). Pour réfléchir sur les classes sociales, il a imaginé la représentation de la société en feu de camp. Les individus sont réunis autour d’un foyer central. Plus on est proche, plus on partage les avantages de la société et de ce qui est le plus central. Ensuite des cercles concentriques se forment autour, on s’éloigne du cœur de la société, de ce qui est le socle de l’intégration. Le cercle le plus éloigné est composé des ouvriers : c’est le classe la plus éloignée donc la moins intégrée. Les ouvriers ont un travail manuel, des conditions de travail difficiles et peu le loisir de réfléchir à autre chose qu’à son travail.

    L’image est intéressante car elle introduit un enrichissement de l’approche durkheimienne de l’intégration.

     

    Emile Durkheim a pensé les inégalités mais il n’a pas d’approche de la stratification de la société. Il donne deux sens au mot intégration :

    -        L’intégration des individus à la société = processus d’attachement à des groupes. Cette intégration engendre un attachement à la société. Il donne plusieurs exemples de groupes possibles (cf. l’éducation morale) qui créent un esprit de discipline et un attachement au groupe.

    -        L’intégration de la société = la régulation.

     

    Pourquoi associer l’intégration et les inégalités ?

     

    Ce sont deux traditions, deux regards portés sur la société qui sont le plus souvent distincts l’un de l’autre. Les deux thèmes ont souvent été étudiés séparément. Deux exemples d’ouvrages importants datant du début des années 1990 qui ne dialoguent pas entre eux :

    -         Dominique Schnapper, La France de l’intégration (1991) : perspective durkheimienne, étude de révolutions tranquilles car la régulation s’assouplit : les normes sont négociées.

    -         Pierre Bourdieu, La misère du monde (1993). L’objectif est de mettre à jour à partir d’enquêtes, d’entretiens, les concepts de champs et d’habitus. Bourdieu se réfère à des concepts élaborés pendant les Trente Glorieuses, pourtant la société a changé. Bourdieu ne prend pas en compte le dysfonctionnement des institutions. Il passe à côté de la problématique de l’intégration, de la régulation qui vacille au moment où il écrit cet ouvrage.

     

    Par la suite, l’intégration et les inégalités sont des thèmes qui seront de plus en plus rapprochés (cf. introduction du livre). Des exemples de ce rapprochement :

    -        La sociologie du genre aujourd’hui où il est question de l’intégration inégale : le « plafond de verre » (obstacles de l’intégration auxquels sont confrontées les femmes).

    -        La sociologie de l’immigration, un domaine qui s’est transformé : pas seulement un processus d’intégration en plusieurs phases mais de plus en plus il est question des obstacles à l’intégration. On interroge les institutions, on se pose le problème des normes et valeurs (et non plus seulement de l’individu).

    -        La question sociale : R Castel et la crise de la société salariale. R Castel a étudié le socle des protections et l’effritement de ce socle mais il n’étudie pas la réalisation de soi. S Paugam : populations assistées ou mal intégrées sur le marché du travail.

     

    En quoi consiste l’approche par les liens sociaux ?

     

    Il s’agit d’étudier les inégalités à partir des liens sociaux. Néanmoins ce livre ne s’inscrit pas dans la lignée de M Granowetter (1973 La force des liens faibles). S Paugam reprend les quatre liens qu’il a déjà décrits dans Le lien social (Que sais-je ?). On a le lien de filiation, le lien de participation élective (amis), le lien de participation organique (travail) et le lien de citoyenneté. Chaque lien a une double dimension : la protection (compter sur) et la reconnaissance (compter pour). Le lien permet de se sentir protégé et en même temps d’être reconnu, d’avoir de l’importance, de la valeur, de l’utilité pour l’autre ou pour l’institution avec laquelle on est en relation (cf. travaux du philosophe allemand Axel Honneth). Cette double dimension peut être analysée comme fondement dans les quatre liens sociaux.

    (NB la question de l’utilité, de la reconnaissance est présente chez Durkheim, beaucoup plus que la protection, à travers la complémentarité).

     

    Quelle est la problématique de ce livre ?

    Il s’agit de démontrer que ces liens sociaux sont intrinsèquement fragiles autrement dit susceptibles de connaître un affaiblissement et de conduire à une rupture dans la trajectoire des individus.

    Qu’est-ce qui permet d’être attaché ? L’entrecroisement normatif entre les quatre types de liens sociaux. Ces liens sont fragiles et sont aussi à l’origine de très fortes inégalités entre les individus.

     

    1 / le lien de filiation

     

    On a posé la question : a-t-on encore des relations avec différents membres de sa famille ? Il était possible de répondre rarement ou jamais. 27% des ouvriers qui ont des parents en vie n’ont pas de relation avec leur père. C’est un pourcentage élevé au regard de la sociologie urbaine (cf. Le village dans la ville en GB : force du lien familial dans les quartiers populaires, idem en France). Le pourcentage est un peu plus faible pour la relation avec la mère. Plus on monte dans la hiérarchie, plus ce pourcentage diminue.

     

    2 / le lien de participation élective

     

    Par exemple la participation à des associations est très inégale. Ce taux est très bas dans les quartiers populaires à forte concentration de chômeurs.

     

    3 / le lien de participation organique

     

    Le risque de précarité et d’insatisfaction est très inégalement réparti (cf. Le salarié de la précarité), c’est confirmé dans ce livre.

     

    4 / Le lien de citoyenneté

     

    Le sentiment d’appartenir à un État de droit, d’être protégé par les instituions est très variable. La réponse à la question « avez-vous le sentiment que vos droits sont respectés », est très variable selon les quartiers. Cela engendre des problèmes pour la démocratie. Dans les quartiers populaires 60% pensent que non. Le modèle de la protection par l’État est impossible à réaliser, la défiance à l’égard des institutions et du modèle républicain est forte.

    Conclusion : ce qui permet d’être intégré est fortement inégal. On est face à un modèle d’intégration reposant sur quatre types de liens qui procure des frustrations, des formes de désarroi considérable à une partie de la population. Pour celle-ci il est impossible de se sentir intégré socialement et économiquement. Les quatre liens s’entrecroisent et produisent une société profondément inégale.

     

    Quels sont les quatre paliers de l’intégration ?

    On retrouve un peu le feu de camp mais on a des paliers plutôt que des cercles concentriques.

     

    Idéalement l’intégration sera assurée quand les quatre types de liens sont entrecroisés parfaitement, assurés dans la durée, stabilisés. La conséquence est l’obtention des meilleurs avantages dans la société.

     

    Qui sont les parfaitement intégrés ?

    Ceux qui ont le plus de chances d’avoir une intégration assurée sont les catégories supérieures. Toutefois, les autres catégories peuvent aussi y prétendre mais elles ont une probabilité plus faible d’appartenir à ce palier. Le défi de se maintenir sur ce palier touche les catégories supérieures car tout le monde est concerné par des ruptures, des accidents de carrière (des trajectoires descendantes), par des ruptures conjugales, des difficultés relationnelles. Et parfois ces ruptures sont cumulatives. Les modes de vie, les pratiques et les stratégies de ces catégories supérieures ne sont pas homogènes (c’est ce que décrivait Bourdieu avec les luttes).

    Les catégories supérieures essaient de se maintenir dans des positions dominantes, dans l’entrecroisement optimal. Par exemple à travers la façon de choisir son quartier, la construction d’un entre-soi, la fréquentation de lieux de sociabilité. L’expérience vécue est celle de la distinction, pas au sens de Bourdieu, mais dans les choix qui relèvent de l’entrecroisement des liens sociaux. Il s’agit de les stabiliser le plus possible, de les maintenir dans la durée : la reproduction est là. Un exemple d’illustration est le choix résidentiel y compris dans la bourgeoisie patrimoniale. Par exemple Ville-d’Avray peut-être préférée au 16ème arrondissement de Paris. Le 16ème est plus risqué pour assurer sa reproduction sociale : risque de perdition, tissu plus vaste et plus mélangé, contrôle social moins fort. À la Ville-d’Avray, l’entre-soi est serré, le contrôle social empêche les dérives potentielles des jeunes, le taux de pratique religieuse est très élevé, l’esprit communautaire est fort. Une autre stratégie pour se maintenir dans l’intégration assurée est la stratégie matrimoniale : quand on est cadre supérieur dans une FMN, il faut avoir un conjoint fidèle, prêt à sacrifier sa carrière, dévoué pleinement à ses enfants : on le trouve souvent dans les milieux catholiques conservateurs.

     

    Le deuxième palier est l’intégration fragilisée. On n’est plus dans le stade où on peut se distinguer. L’expérience qui domine est la frustration. Les liens ne sont pas encore rompus mais ils sont fragilisés. On a le sentiment qu’il est difficile de se maintenir sans encore connaître la pauvreté. On est bridé malgré des études, malgré son origine sociale, on a des incertitudes face à l’avenir professionnel. Cela concerne des jeunes qui ont le sentiment d’être floués car leurs études ne sont pas reconnues. De plus on a un système en cascade : ces personnes ont des emplois peu stabilisés alors que la norme est le CDI donc elles ont des problèmes pour accéder à des prêts immobiliers. Les perspectives d’ascension sociale sont peu nombreuses. La situation stagnante engendre des frustrations. Cela concerne les classes moyennes, en France et aussi dans des pays émergents (par exemple au Brésil). Les classes moyennes sont frustrées, elles ne peuvent pas avoir une « bonne volonté culturelle » (P Bourdieu) car elles ne peuvent pas progresser. Cet affaiblissement des liens sociaux se retrouve aussi à la vieillesse : ex de la frustration de pensionnaires dans les EPHAD (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) quand ils constatent la raréfaction des liens forts au sens de Granowetter.

     

    Le troisième palier est l’intégration compensée.

    Ici certains liens sont rompus. L’entrecroisement est donc affecté par certaines ruptures. Il en découle des stratégies pour compenser ces ruptures. Par exemple dans les quartiers populaires à fort taux de chômage avec une population d’origine étrangère, le lien de participation organique est rompu (taux de chômage fort), les individus ont le sentiment que leurs droits ne sont pas respectés (le lien de citoyenneté est lui aussi rompu). Comment survivre avec cette double rupture ? Il faut mobiliser les deux autres liens : le lien de filiation quand c’est possible et l’ancrage dans les réseaux locaux. La fréquentation se fait dans un esprit de résistance ethnique ou communautaire, on a une autre référence identitaire positive que le travail. Par exemple à la Courneuve on a des taux de pratique religieuse records jamais atteints pendant les Trente Glorieuses. Une autre compensation est le business, les bandes : expérience de la résistance. Un autre exemple de compensation : quand les Pieds Noirs sont arrivés en France, ils ont été stigmatisés, ils ont eu le sentiment de ne pas appartenir à la société française malgré des aides substantielles. Des mécanismes de compensation ont joué : les réseaux professionnels ont été mobilisés : solidarité organique pour retrouver une identité positive et être reconnu comme citoyen ayant pleinement réussi.

     

    Le quatrième palier est l’intégration marginalisée.

    On assiste à une rupture cumulative des quatre liens, c’est le délitement généralisé qu’on retrouve à travers la figure des SDF. Qu’est-ce qui maintient dans cet état ? C’est l’expérience de la survie : il faut rechercher quotidiennement de quoi survivre. Un exemple étudié par S Paugam : les pauvres à la bibliothèque du centre Pompidou, ils ont un sentiment partiel de rattachement à la citoyenneté.

     

    Il faut penser les classes sociales en fonction de la dynamique de l’intégration. Il s’agit d’un angle important dans la crise actuelle du modèle d’intégration. Les tensions sociales, les conflits peuvent également être lus à partir de cette approche.