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Les B2i école, collège, lycée et adulte

Publié le 4 juil. 2011 Modifié le : 26 nov. 2011

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Le  lundi 4 juillet 2011

Exemple à ne pas suivre

Une dérive dans la validation du B2i

  • Les items du domaine 2 "Adopter une attitude responsable" sont probablement les items les plus difficiles à valider. En effet, certains de ces items font plus référence à des savoirs ou à des attitudes qu’à des compétences techniques aisément observables. Sur la toile nous pouvons trouver plusieurs sites qui permettent d’aborder les règles et les usages de l’informatique et de l’Internet. Je ne citerai que le site de la CNIL Junior, c’est presque un incontournable.

    Concernant le mode d’évaluation, on peut trouver dans le site d’accompagnement www.b2i.education.fr 5 modes d’évaluation différents. L’un d’eux est l’interrogation écrite ou orale : " l’enseignant peut insérer dans ses évaluations disciplinaires des questions concernant l’usage des outils (exemple : quel intérêt et quel inconvénient y aurait-il eu à faire cette expérience avec tel logiciel de simulation ? a-t-on le droit de publier cette image sur notre site ?)". Certes, c’est un moyen complémentaire qu’il ne faut pas rejeter, mais ce serait dévoyer le B2i que de systématiser cette démarche.

    Prenons un exemple :

    Un site semblant appartenir à l’Association des fournisseurs d’accès et de services à Internet propose de passer un "permis de bonne conduite sur Internet". Un QCM de 12 questions (toujours les mêmes) aborde différents aspects d’une attitude responsable . Lorsque l’élève obtient 100% de bonnes réponses, il lui est proposé de recevoir un diplôme.

    Sans évoquer la valeur de ce diplôme (voir le portfolio) le pire est à venir. Afin de pouvoir réaliser ce "diplôme", sont demandés le nom, le prénom et l’age de l’élève. Jusque là rien à redire, mais à la page suivante il est demandé une adresse mel pour envoyer le "diplôme". Un adulte bien formé peut penser qu’avec ces informations il est possible de créer une base de données pour du spam commercial bien ciblé, qu’en est-il d’un enfant de 11 ans ?

    Mais il y a pire, le voici : l’utilisation de ce "diplôme ", obtenu en autonomie , comme preuve pour la validation de compétences du domaine 2. Outre que cette approche pédagogique est critiquable elle entraîne l’enfant dans une démarche qui va à l’encontre de l’objectif ce domaine.

    Au-delà de cet exemple (ou contre exemple), Il nous apparaît nécessaire de prendre du recul face au B2i. La validation des items est de l’ordre de la mise en œuvre, les objectifs visés déclinés en capacités doivent être la pierre angulaire de la réflexion de l’enseignant dans l’évaluation du B2i

    Que recherchons-nous ? Un futur citoyen éclairé dans la maîtrise et le bon usage de l’Informatique et de l’Internet ? ou un élève qui possède son DNB ?

    Ce n’est pas un problème d’œuf ou de poule mais de charrue et de bœuf.