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L'Agrégation interne de philosophie

Publié le 28 juin 2015 Modifié le : 22 sept. 2016

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Le  dimanche 28 juin 2015

Bibliographie Le Sujet

Dissertation

  • le sujet

     

     

    La notion de sujet est au programme de l'agrégation interne de philosophie pour la dissertation (épreuve 2). Retrouvez ici des éléments bibliographiques.

    Une bibliographie est en ligne sur le réseau Minerve

     

     

    Bibliographie générale (en cours): 

     

    L’Émergence de la notion de sujet :

    Augustin, Confessions.

     

     

    Descartes, Discours de la méthode ; Méditations métaphysiques ; Principes de la philosophie ; Correspondance avec Élisabeth ; les Passions de l’âme.

     

    Quellques références incontournables sur Descartes (mais il n'est pas forcément requis de devenir un spécialiste érudit de Descartes pour la dissertation sur le sujet: il faudrait toutefois pouvoir élaborer une réréfence à la fois précise et originale sur l'auteur —c'est-à-dire avec une perspective critique).

     

    Alquié, F., La Découverte métaphysique de l'homme chez Descartes

    Guénancia, P., Lire Descartes

    Guéroult, Descartes selon l'ordre des raisons

    Hamelin, O. Le Système de Descartes

    Marion, J.-L., Sur l'ontologie grise de DescartesQuestions cartésiennesI et II, PUF, 1991 et 1996.

     

     

    On peut également consulter: 

     

    Kambouchner, D., L'Homme des passions, I et II.

    « La troisième intériorité. L’institution naturelle des passions et la notion cartésienne du “sens intérieur” », Revue philosophique, 4, 1988.

     

    Pour une interprétation esthétique de la question du sujet à l'âge baroque: 

    Baltrusaitis, J., Les Perspectives dépravées III, anamorphoses, ou Thaumaturgus opticus, Champs Flammarion, 1996. 

     

     

     

    Locke, Essais philosophiques concernant l’entendement humain.

     

    Cf : Étienne Balibar, Identité et différence, L’invention de la conscience, Éd. du Seuil. Très utile pour le glossaire et le dossier qui recueille des extraits sur la question de l’identité.

    R. Ellrodt (éd.), Genèse de la conscience moderne. Études sur le développement de la conscience de soi dans les littératures du monde occidental, PUF, 1983. Voir en particulier : Émilienne Naert, « La conscience de soi ou “self-consciousness” chez Locke ».

    J. Perry, Personal Identity, University of California Press (anthologie de textes concernant les débats sur l’identité personnelle : Locke, Quinton, Grice, Butler, Reid, Shoemaker, Perry, Hume, Williams, Parfit, Nagel).

    Hamou, P., par exemple : « Mémoire et “conscience continuée”, une lecture de Locke sur l’identité personnelle ».

     

    Leibniz, Nouveaux essais sur l’entendement humain.

     

    Hegel, Leçons sur la philosophie de l’histoire, Cours de 1825-1826, tome 6, « la philosophie moderne », 2ème division : « Période de l’entendement pensant ».

     

     

    Canguilhem, La Formation du concept de réflexe aux xviie et xviiie siècles ; Qu’est-ce que la psychologie (in Études d’histoire et de philosophie des sciences) ; « Le cerveau e la pensée » (Georges Canguilhem, Philosophe, historien des sciences, Albin Michel, Paris, 1992).

     

     

    Foucault, M., Qu'est-ce que la critique? Vrin, 2015. Fiche de lecture (recension à paraître sur L'Œil de Minerve).

     

    cf. Cours au Collège de France: L'Herméneutique du sujet, repris dans un résumé du Cours: "L'Herméneutique du sujet", dans Dits et Écrits, II, p.1172-1184. 

    "Le Sujet et le pouvoir", Dits et Écrits, II. 

    Sur la question du statut d'un "je" universel (et sur l'impossibilité de dire "je" à la place de Nietzsche): "Michel Foucault et Gilles Deleuze veulent eendre à Nietzsche son vrai visage", dans Dits et Écrits, I, n°41. 

     

     

     

    La critique du sujet

     

    Kant, La Question du sujet dans la philosophie kantienne (Philopsis); 

     

     

    Bibliographie thématique: 

     (réalisée par Béatrice Han)

     

     

    Niveau 1 : Logique, Logos

     

    La rhétorique des sophistes : J.M Benoist, Tyrannie du Logos

    Logos/ Rhétorique, « appropriation tyrannique par le logos des formes de l’autre, l’annexion par le pcipe d’identité de tout le versant escarpé des différences, des altérités, des hétérogénéités (…) » (p.16). Le Logos comme « violence faite au langage par le langage, en son usage rhétorique ». (p.12)

    parler pour ne rien dire, parler sans rien dire, pour le plaisir de parler: B. Cassin, Le plaisir de parler, du faux ou du mensonge à la fiction (de Pseudos à Plasma).

    La parole : le discours des sophistes comme puissance démiurgique, Ibid.

    Principe d’unité : Leibniz, Lettre à Arnaud du 30 avril 1687 : « ce qui n’est pas véritable UN être, n’est pas non plus véritablement un ETRE. »

    Principe de raison

    - démontable/déductible, vérités néc et vérités de fait : Leibniz, Monadologie, §32 ; Discours de métaphysique§13.

    - Principe de raison suffisante : Leibniz, Monadologie, §33.

    - insuffisance du principe d’identité dans le dom physique et nécessité du pcipe de raison : Leibniz, Correspondance Leibniz-Clarke VILS, (4) à (6).

    Leibniz, Discours de métaphysique, §8.

     

     

    Niveau 2 : ontologie

     

    L’individu :

    -déf : Leibniz, Lettres IX et X à Arnaud et D.M §13

    - combinaison de 3 principes : continuité, raison suffisante et indiscernables, G.Deleuze, Le pli, Leibniz ou le Baroque (p.88)

    Le pli : G.Deleuze, Le pli, Leibniz ou le Baroque.

    Inclusion :Ibid, l’inclusion spécifique au vivant est une inclusion unilatérale qui permet le passage de la matière au corps (p. 64).

    Expression :  un rapport constant et réglé, Leibniz, Lettre à Arnaud du 9 oct 1687.

    Enveloppement : Leibniz, Monadologie, §14 à 21.

    Organisme : Ibid+ Leibniz, Lettre à Arnaud du 30 avril 1687.

    L’organisme vivant comme machine de machines allant à l’infini : Leibniz, Monadologie § 64.

    Action/passion : pour Leibniz, le sujet se définit par son unité et le prédicat est un verbe exprimant une action ou une passion, G.Deleuze, Le pli, Leibniz ou le Baroque (p.71).

    le même et l’autre/les indiscernables: Platon, le Sophiste/Leibniz, Monadologie §9.

    Ame/Corps (puissance) : Spinoza, Ethique, III,2,sc.

     

     

    Niveau 3 : connaissance, métaphysique.

     

    La peau : « Saunderson voyait donc par la peau », Diderot, Lettre sur les aveugles à l’usage de ceux qui voient. + Aristote, De l’Ame, I : la peau comme intermédiaire du toucher adhérent au corps.

    L’aveugle : Saunderson et l’aveugle du Puiseaux, Diderot, Lettre sur les aveugles à l’usage de ceux qui voient.+ JB Mérian, Sur le pbe de Molyneux.

    L’insensé qui a un corps de verre : Descartes, Méditations, 1°.

    L’hydropique : Descartes, Méditations, 6°.

    La Vision comme sens le plus universel et le plus noble : Descartes, Dioptrique.

    La louche : Descartes, Lettre à Chanut du 6 Juin 1647.

    Le sourd et muet : Diderot, Lettre sur les sourds et muets.

    Le toucher :

    déf : Aristote, De l’Ame, II

    la vue comme espèce de toucher qui est le moule de ttes les idées: Diderot, Lettre sur les aveugles à l’usage de ceux qui voient, p.81.

    Bras=balances ; doigts =compas, Ibid, p. 89.

    le miroir comme machine qui met les choses en relief loin d’elles-mêmes, Ibid, p.81.

    L’amputé et le membre fantôme : double insuffisance de la physiologie et de la psychologie, Merleau-Ponty, Phénoménologie de la perception, I° partie, I.

    Adhérence du corps au monde, des régions de silence: « au moment même où mon monde coutumier fait lever en moi des intentions habituelles, je ne puis plus, si je suis amputé, me joindre effectivement à lui (…). Ainsi se délimitent, dans l’ensemble de mon coprs, des régions de silence. », p. 97.

     

      

    Niveau 4 : métaphysique, Théologie

     

    Adam :

    - le mal comme conséquence nécessaire de l’action : Spinoza, TTP, chap 2 : « le mal qui serait la conséquence néc de cette action, mais non la nécessité de la conséquence de ce mal. »

    - critique du péché originel et de la notion de faute : » Spinoza, lettre à Blyenberg, XIX : « la faute n’est rien de positif(…) on parle improprement et de manière anthropomorphique qd on dit que l’homme commet une faute envers Dieu ».

    - loi / vérité éternelle: passage de la loi comme nécessité à la loi comme commandement, Spinoza TTP, chap.2

    Le christ : la bouche de Dieu (et non le prophète) : Spinoza, TTP, chap 3.

    La nécessité :

    - loi de la nature : Spinoza, Ethique I, 29.

    - critique de la logique de la sanction et du salut : « Ils ont appelé loi les moyens, qui sont des causes, (…) alors qu’il s’agissait des effets résultant nécessairement de ces moyens ; enfin ils ont adapté leurs paraboles à la parabole (…). » Spinoza, lettre à Blyenberg, XIX.

    - Critique de la logique de l’espoir et de la crainte :  Spinoza, TTP, Préface.

    Le mur de la coïncidence :

    - déf : «  Quand je te vois mon Dieu dans le Paradis qu’entoure le mur de la coïncidence des opposés, je vois que tu n’enveloppes ni ne développes rien par disjonction ou par conjonction. Car la disjonction comme la conjonction forment le mur de la coïncidence au-delà duquel tu t’élèves comme au-delà de tout ce qui peut être dit ou pensé. », N. de Cues, Le tableau, p. 56

    - Dieu est au-delà des contradictoires, càd au-delà de ttes les catégories et oppositions de la logique, la raison et l’intellect. Pour y accéder, il faut franchir le mur de la coïncidence des opposés. «  Au-delà de la coïncidence des contradictoires, on peut te voir, mais nullement en-deçà. Si dans ton regard l’impossibilité est la nécessité, il n’est rien seigneur que ton regard ne voie ». N. de Cues, Le tableau ou la vision en Dieu, p. 51.

    Enveloppement/développement :

    - complication, explication : « Dieu est ttes choses complicativement et aucune de toutes choses explicativement », N. de Cues, Apologie de la docte ignorance, p.80.

    - Dieu enveloppe tout comme le point enveloppe ttes les formes : «  le degré de perfection et d’enveloppement est d’autant plus grand que la forme est plus unifiée et plus simple. », N. de Cues, Complément théologique, chap. IX, p. 111.

    - point, ligne, cercle : déf génétique, N. de Cues, Complément théologique, chap. 3, p. 95

    L’infinité :

    - l’infinité est la simplicité « L’infinité est la simplicité même de tout ce que l’on dit. (…) En effet, tout ce que l’on dit de la simplicité coïncide avec elle car, là, avoir c’est être, là l’opposition des opposés est une opposition sans opposition, là, la fin des êtres finis est une fin sans fin. », N. de Cues, le tableau ou la vision en Dieu, p. 60.

    - l’Intellect infini : « l’Intellect infini, qui est l’Egalité infinie précédant tte diversité et tte différence, tte altérité et tte inégalité, Intellect infini en qui et par qui se mesure tout ce qui est intelligible. » N. de Cues, Complément théologique, chap.4, p. 101.

    - l’éternité comme égalité dans l’infinité : « Cette Egalité dans l’Infinité est l’Eternité », Ibid, chap. 6, p. 105

    Opposition des opposés, coïncidence, égalité, infini :

    - Dieu comme coïncidence de ttes les oppositions : « Nous affirmons que Dieu, qui est tout en tous, est l’Opposition des opposés. Et ceci équivaut à affirmer que le Principe enveloppant est coïncidence absolue ou Egalité infinie »., N de Cues, Complément théologique, chap. 13, p. 126.

    - au delà de ce que l’intelligence pose comme impossible= ténèbres car au-delà de notre logique : « l’impossibilité est la véritable nécessité. » Ibid, p. 114.

    Voir=être : performatif de la vision Dieu, inversion des rapports Dieu/ créature « Et comme voir, pour toi, c’est être, je suis parce que tu me regardes », N. de Cues, Le Tableau ou la vision en Dieu, p. 37. Il faut donc non pas chercher à voir Dieu, mais voir EN lui.

     

     

    Niveau 5 : la physique

     

    probabilités, critique de la causalité : Hume, TNH I,III sections I à VI et EEHUM sections IV à VII. «  l’esprit fait un pas qui n’est soutenu par aucun argument », EEHUM, section V,p.104.

    union constante+accoutumance : Hume, TNH, II,III section I, p. 514.

    Théorie des catastrophes : René Thom, Paraboles et catastrophes, Entretiens sur les mathématiques, les sciences et la philosophie. Prédire n’est pas expliquer, chap. 1. La topologie fournit un modèle d’intelligibilité, fonction herméneutique et non portée ontologique comme elle l’a chez Jean Petitot (La physique du sens).

    Théorie des structures dissipatives : interprêter les brisures de symêtrie comme une rupture de l’équilibre thermo-dynamique. Progogine-Stengers : La nouvelle alliance.

    Pcipe d’indétermination d’Heisenberg : A. Kojève, L’idée du déterminisme dans la physique classique et dans la physique moderne.

    Bifurcations : 2 causes d’instabilité structurelle « la dégénérescence de points critiques correspondant aux catastrophes dites de bifurcation », « il y a donc catastrophe lorsqu’un minimum disparaît par fusion avec un autre point critique (bifurcation » J. Petitot, Physique du sens, Chap.1

    Conflits : 2° cause d’instabilité structurelle « l’égalité de deux valeurs critiques, correspondant aux catastrophes dites de conflit.(…) lorsqu’un autre minimum devient à son tour le minimum absolu (conflit). » J. Petitot, Physique du sens, chap.1

     

     

    Niveau 6 : les mathématiques

     

    Topologie : Cours d’analyse, T.III : Topologie, Gustave Choquet. Et +++ facile : le Topologicon (topologie en BD) ; P.C Bruter, Topologie et perception, T.I : bases mathématiques et philosophiques, II.4.4

    Objet de la topologie : la topologie a pour objet « d’étudier les propriétés des objets, invariantes par déformation (torsion, dilatation ou contraction) », James Gleick, La théorie du Chaos, Vers une nouvelle science.

    Ouvert : « On dit qu’un sous-ensemble Á de R est ouvert s’il est vide ou si, pour tout x appartenant à Á, il existe un intervalle ouvert contenant x et contenu dans A. » G. Choquet, Cours d’analyse, T.III, chap V.,I, déf 1,1

    Fermé : est le complémentaire de l’ouvert. Ibid, T.III, chap V, déf 1.2

    Situation :

    - l’espace comme système des situations réciproques et la distinction place/situation : Leibniz, 5° Lettre à Clarke.

    -<185>Pcipales caractéristiques de la méthode leibnizienne (calcul intégral, équations différentielles, calcul infinitésimal): M. Serres, le système de Leibniz et ses modèles mathématiques, notamment  I, 2.

    Le tiers-lieu* : Michel Serres, Atlas, p.29 : « Mieux que le décrire ou le définir, je veux le devenir, ce voyageur qui explore et reconnaît, entre deux espaces éloignés, ce tiers-lieu », « concept tiers entre local et global ».

     

     

    Niveau 7 : L’esthétique

     

    La perspective : Vinci, Traité sur la peinture.

    4 différences entre perspective et vision naturelle : E. Panovsky, La perspective comme forme symbolique , chap.1.

    Situations perceptives : Leibniz, Nouveaux Essais sur l’entendement humain, 2°partie, chap. 9, §8.

    Le corps : « C’est en prêtant son corps au monde que le peintre change le monde en peinture ». M. Ponty, L’œil et l’esprit, p. 16.

    Voyant/visible, la chair : « métamorphose du voyant et du visible qui est la définition de notre chair et celle de leur vocation (les peintres). » M. Ponty, L’œil et l’esprit (p. 34) + Signes, Le langage indirect et les voies du silence.

    Déconstruction de la perspective : Cézanne cherche à « donner l’impression d’un ordre naissant, d’un objet entrain d’apparaître, entrain de s’agglomérer sous nos yeux. », M. Ponty, Sens et non-sens, art.1, le doute de Cézanne, p. 27.

    Regard (Vision)/recueillement : critique de la peinture de la Renaissance, F. Jullien, La grande image n’a pas de forme, chap. XI.

    La figure, La viande, l’écorché, la sensation brute : G. Deleuze, Francis Bacon : la logique de la sensation., T.I, Chap. II et VI

    - La figure : (VI) : 2 manières de dépasser la figuration : vers la forme abstraite ou vers la Figure (cf Cézanne). La voie de la Figure est celle de la sensation.

    - La viande : le corps animal (II.) : « la viande est l’objet le plus haut de la pitié de Bacon (…). La viande n’est pas une chair morte, elle a gardé ttes les souffrances et pris sur soi ttes les couleurs de la chair vive. » (p. 20)

    Le vide, le trait du pinceau, l’encre, le souffle : F. Cheng, Vide et plein, Le lgge pictural chinois et notamment I°partie, II : le vide ds la peinture chinoise. + F. Jullien : La grande image n’a pas de forme.

    L’unique trait du pinceau, Shih-t’ao, Ibid, II°partie. + F. Jullien : La grande image n’a pas de forme, p. 288 cite Shitao, chap 7 de son traité Propos sur la peinture : « Le pinceau et l’encre se réunissant, tels sont les 2 facteurs de l’engendrement ; tant que ces 2 facteurs ne sont pas séparés, tel est le fonds indifférencié ; or pour entr’ouvrir ce fonds indifférencié, qui le peut à part le premier trait ? »

     

     

    Niveau 8 : la politique

     

    Voix, corps collectif : Rousseau, Constrat social, I,6.

    Volonté générale et loi, Ibid, III,15.

    Expression :

    -le silence de la tyrannie : la volonté générale devient muette, Ibid, IV,1.

    -Langue/liberté : Rousseau, Essai sur l’origine des langues, chap.20.

    -le rapport métonymique de l’individu à la commté fonde le rapport métaphorique du peuple à son gvt)

    Puissance : A. Negri, L’anomalie sauvage, Puissance et pouvoir chez Spinoza.

    Multitude :

    la force constitutive de la multitude comme autonomie du corps politique, L. Bove, La stratégie du conatus, affirmation et résistance chez Spinoza, chap IX,p. 258.

    - peuple (Hobbes)/multitude (Spinoza) : P. Virno, Grammaire de la multitude, Avant propos

    - /individu : A. Matheron, Individu et communauté chez Spinoza.

    Indignation : Spinoza, TP, chap III, §9 ; Matheron, L’indignation et le conatus de l’Etat spinoziste ; L. Bove, La stratégie du conatus, chap.9

     

    Niveau 9 : morale, justice

     

    Le fou, l’insensé, l’aliéné : M. Foucault, Histoire de la folie à l’âge classique

    situation liminaire du fou au M.A : Ibid, I°Partie, chap 1, p.22

    la folie comme corrélatif du choix constitutif de la raison qui pose l’identité entre sujet, pensée et souveraineté de la raison, Ibid,I, chap.2, p.57.

    insensé (raison pervertie)/aliéné (non-sens): Ibid, III,chap. 2, p. 412.

    L’agent : M. Foucault, Moi, Pierre Rivière ayant égorgé ma mère, ma sœur et mon frère, un cas de parricide au 19°s.

    Le corps des condamnés : M. Foucault, Surveiller et punir, chap.1.

    Economie des passions : Hume, TNHum + D. Deleule, Hume et la naissance du libéralisme économique. P. 38 : « la raison n’est plus qu’un non-lieu dans l’économie des passions ».

    Ce que le crime a fait de moi : Sartre, Saint Genet, comédien et martyr, livre I, un mot vertigineux et II : j’ai décidé d’être ce que le crime a fait de moi.

     

     

     

    Niveau 10 : l’histoire

     

    Progrès :

    -la métaphore de l’homme : Pascal, Préface au Traité du vide.

    - la loi des 3 états : A. Comte, Cours de philosophie positive, 1° leçon.

    - histoire stationnaire et histoire cummulative : C. Lévi-Strauss, Race et Histoire, Chap. 6.

    Chair de l’histoire : « il y a une chair de l’histoire (…) Nous sommes dans le champ de l’histoire comme dans le champ du langage ou de l’être », Merleau-Ponty, Préface de Signes, p. 28.

    Double frénésie/dichotomie : Bergson, Les 2 sources de la morale et de la religion, chap. IV : «Et nous proposerons alors d’appeler loi de double frénésie l’exigence, immanente à chacune des tendances une fois réalisée par sa séparation, d’être suivie jusqu’au bout- comme s’il y avait un bout ! » GF,p. 366.

    Bifurcations : l’histoire comme diagramme des bifurcations, I. Prigogine et I.Stengers, La Nouvelle Alliance, Métamorphose de la science Chap.V,6, p. 167….. Application du modèle physico-chimique des structures dissipatives à l’histoire: «  il faut énumérer les bifurcations traversées et la succession des fluctuations qui ont décidé de l’histoire réelle parmi ttes les histoires possibles. » (p.168).

    Déséquilibre fonctionnel : G. Deleuze, Capitalisme et Schizophrénie, T. I, p. 177.

    Rhizomes : Deleuze, Capitalisme et schizophrénie, T.II, intro, p.32 : «  le rhizome est un système acentré, non hiérarchique et non-signifiant, sans Général, sans mémoire organisatrice ou automate central, uniquement défini par une circulation d’états ».

    Le rhizome fonctionne selon 5 lignes de transversalité : connexion, multiplicité, rupture asignifiante, cartographie et décalcomanie, Ibid, p. 31.

    Groupe : Sartre, Critique de la raison dialectique, Livre II,A. notamment b. la communauté pratique comme détotalisation perpétuelle engendrée par le mvmt totalisant.

     Colonisation : Sartre, Critique de la raison dialectique, Livre II, B, Á : Le colonialisme en Algérie, p. 802….

     

     

    Niveau 11 : Economie

     

    Monnaie et chrématistique: Aristote, Les politiques.

    Echanges : F. Markovits, L’ordre des échanges, philosophie de l’économie et économie du discours au 18° siècle en France.

    Consommation : la consommation comme conversion de la valeur d’échange économique en valeur d’échange–signe, Baudrillard, Pour une critique de l’économie politique du signe, L’enchère de l’œuvre d’art,p. 129.

    Régulation : D. Deleule, Hume et la naissance du libéralisme économique.

    La valeur (argent, monnaie, richesse) : Hume, Discours politiques, Essai III et II.

    déviations : Baudrillard, Pour une critique de l’économie politique du signe ; Le miroir de la production.

     

     

    Niveau 12 : psychologie

     

    Le marricide : M. Foucault, Moi, Pierre Rivière ayant égorgé ma mère, ma sœur et mon frère, un cas de parricide au 19°s.

    Les cartes et les calques des trajets autistitiques : Deleuze, Capitalisme et schizophrénie, T.2, p.22 et p. 383, +p. 26 ; Deligny et les cartes, B. Han Kia-ki, Multitudes 2006/1 (n° 24), p. 185à 192.

    Le visage : le visage est comme le corps du centre de signifiance et il a une fonction déterritorialisante : Deleuze, Capitalisme et schizophrénie, T.II, chap V, p. 144.

    La forteresse vide : B. Bettelheim, La forteresse vide.

    Intérieur : «  On appelle intérieur d’un sous-ensemble Á de E(fermé), la réunion éventuellement vide de tous les ouverts contenus dans A. C’est le plus grand des ouverts contenu dans Á », G. Choquet, Cours d’analyse, T.III, chap. V, Déf 6. 2

    L’enfant sauvage Itard, Mémoires sur les premiers développements de Victor de l’Aveyron, 1801-1805, in L. Malson, Les enfants sauvages.

    Vendredi : G. Deleuze, Postface à Vendredi ou les limbes du Pacifique, Michel Tournier ou le monde sans autrui.

    Le personnage de Vendredi incarne une relation cosmique aux éléments, la 3° dim se rabat et libère une relation sensuelle au monde qui pour Deleuze relève de la perversion dans la mesure où elle implique le meurtre d’autrui, la disparition des possibles qui est la porte ouverte au règne de la surface et des images.

    Emotions et critique de nos conceptions usuelles de l’intériorité (cf. 13 jeux de lgge) : J.P Cometti, Wittgenstein et la philosophie de la psychologie, chap I; chap. III ; chap.IV, l’intérieur et l’ext.

     

     

    Niveau 13 : le transcendantal

     

    La nature humaine : Hume, Traité de la nature humaine, II,3.

    <256> « pcipes constants et universels de la nat hum en montrant les hs dans les diverses circonstances et situations », Hume, EEHUM, section VII,p.152.

    uniformité/essence : « Il y a aussi des caractères propres à différentes nations et à différentes personnes aussi bien que des caractères communs à tous les hs. La connaissance de ces caractères se fonde sur l’observation de l’uniformité des actions qui en découlent : cette uniformité forme l’essence de la nécessité. » Hume, EEHUM, , p. 511

    Les opérations de l’esprit : « découvrir les ressorts secrets et les pcipes qui font agir l’esprit dans ses opérations », Hume, EEHUM, section I, p.47.

    Le flux des perceptions :les hs ne sont rien qu’un faisceau ou une collection de perceptions qui se succèdent à une rapidité++++, Hume, Traité de la nature humaine, I,IV, section VI, p.344.

    Instabilité et nature humaine : « la nature humaine est trop inconstante pour admettre une telle régularité. L’instabilité lui est essentielle. », Hume, Traité de la nature humaine, II, I°partie, section IV.

    La sensation, La statue : Condillac, Traité des sensations, Dessein de cet ouvrage : « Le jugement, la réflexion, les désirs, les passions, etc., ne sont que la sensation même qui se transforme différemment. »

    Les sens : Hume, Enquête sur l’E . Humain, section II.

    La mémoire : syntaxe, grammaire de l’esprit humain, Hume TNHumaine, I,I section III.

    L’attraction : Hume, Traité de la nature humaine, II, p. 77

    Instruments de l’esprit: « l’esprit, en comprenant plus de choses, acquiert en même temps de nveaux instruments », Spinoza, TRE, §38.

    La liaison des idées : ressemblance, contiguïté, causalité, Hume TNH, I,I, section IV

    Vivacité et simplicité : Hume, Enquête sur l’E . Humain, section 2 : « La pensée la plus vive est encore inférieure à la sensation la plus simple. » (p.63)

    L’entrelacs, le chiasme : M.Ponty, Le visible et l’invisible, chap.IV

    La chair : et l’épaisseur du corps : « le seul moyen que j’ai d’aller au cœur des choses , en me faisant monde, en les faisant chair » M.Ponty, Le Visible et l’invisible

    Baromêtre et thermomêtre : B. Han Kia-Ki, Baromêtre et thermomêtre : des instruments pour une genèse du corps, Revue de métaphysique et de morale, 2006/2 - n° 50, pages 265 à 275.

    Concept ad hoc : Bergson, La pensée et le mouvant, introduction à la métaphysique.

    Le monde comme sol universel de la croyance : Husserl, Expérience et jugement, introduction, §7 : « toute activité de connaissance a toujours pour sol universel un monde ; et cela désigne en premier lieu un sol de croyance passive universelle en l’être, qui est présupposé par toute opération singulière de connaissance ». p. 34.

    Le monde de la vie : Ibid, §10 : nécessité de retourner à l’exp anté-prédicative et au monde de la doxa (« domaine des évidences originaires ultimes qui n’ont pas encore accédé à l’exactitude et à lidéalisation physico-mathématique », fondement de tous les processus d’idéalisation. p 53

     

     

    Niveau 14 : le langage

     

    La fiction grammaticale : « L’exp privée est une construction dégénérée de notre grammaire (comparable à la tautologie et à la contradiction). Et ce monstre grammatical nous abuse désormais (…)»,Wittgenstein, Notes sur l’exp privée et les sense data, p. 45

    L.W/moi/Je : Wittgenstein, Notes sur l’exp privée et les sense data, p. 26… et Bouveresse, Le mythe de l’intériorité, Expérience, signification et lgge privé chez Wittgenstein, notamment : 1,5 Solipsisme et lgge privé + 3,4 la position centrale du Moi comme privilège grammatical.

    Jeux de langage :

    - la fausse réf à une expérience privée : « Les jeux de langage qui comportent des expressions de ce que l’on sent sont fondés sur des jeux comportant des expressions dont nous ne disons pas qu’elles peuvent être mensongères. », Wittgenstein, Notes sur l’exp privée et les sense data, p. 21.

    - le mal de dent : Wittgenstein, Notes sur l’exp privée et les sense data, p. 17… Analyse de la douleur : Bouveresse, Le mythe de l’intériorité, 4,4. Sensation, expression et description.

    - puis-je avoir mal ds la dent de l’autre ? « Mais, pourquoi n’aurais-je pas le droit de dire : j’ai mal à sa dent ? » Ibid, (p. 26).

    - jeux de lgge et exp : Bouveresse, Le mythe de l’intériorité,5,2 logique, jeux de lgge et exp.

    Usage et formes de vie : J.P Cometti, Philosopher avec Wittgenstein.

    Signe/ symbole : Baudrillard, Pour une critique de l’économie politique du signe.

    Le signifiant flottant : Lévi-Strauss, Introduction à l’œuvre de M. Mauss.

    Métaphore/métonymie :

    structure métaphorique du Logos/propagation métonymique de la rhétorique sophistique : J.M Benoist, Tyrannie du Logos, chap 8, p. 105 ;

    les 2 axes du lgge et les 2 types d’aphasies ; le trouble de la contiguïté dont la linguistique est affectée : Jackobson, Essai de linguistique générale, chap.2 (V).

    la poésie (baroque) : la dialectique foudroyante des rapports latéraux, G.Genette, Figures I, art. 2.