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Centre d'Épistémologie et d'Ergologie Comparatives (CEPERC)

Publié le 1 sept. 2016 Modifié le : 5 févr. 2017

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Le  jeudi 1 septembre 2016

Penser le numérique : cycle de visioconférences interactives

Programme 2016/2017

  • Le projet Europe, Éducation, École, - qui a obtenu le 1er Prix d’Innovation Pédagogique, décerné par la Commission européenne en janvier 2006 - s’inscrit dans la durée, car il a déjà 10 ans d’expérience, et s’appuie sur la maîtrise des nouvelles technologies, et en particulier sur la pratique régulière de la visioconférence, pour permettre aux professeurs et aux élèves francophones et français en Europe, de participer à des cours interactifs de philosophie et de culture générale, avec également des débats sur l’Europe, l’éducation et l’école. Ergonomique et gratuite, notre interface permet de prendre part à nos cours sans formation technique particulière. Il suffit de nous adresser une demande motivée de participation, et un tutoriel de connexion vous sera communiqué. Bienvenue à tous les établissements scolaires qui souhaitent partager avec nous cette expérience de l'enseignement interactif et interdisciplinaire en visioconférence !

     

    Penser le numérique : cycle de visioconférences interactives

     

    PÉNIA

     

    Le Campus des Sciences et Techniques d’Avignon organise en 2016/2017 un cycle de visioconférences interactives sur la philosophie et le numérique, en partenariat avec l’Association Europe éducation école (EEE), Réseau Canopé, le Réseau des IAN de philosophie et le Centre d’Épistémologie et d’Ergologie Comparatives (CEPERC) d’Aix-Marseille-Université (AMU).

     

    Ce cycle de visioconférences ambitionne d’ouvrir un débat interdisciplinaire et philosophique sur le numérique. Interactif, il donnera l’occasion aux intervenants et aux participants, présentiels ou virtuels, de confronter leurs points de vue sur la plateforme d’échange EEE. Le programme Pénia est inscrit au Plan académique de Formation Aix-Marseille. Les visioconférences auront lieu au Campus des Sciences et Techniques d’Avignon (C.121) et sont ouvertes à tous. Elles seront archivées sur le site de l’Association une semaine après leur diffusion. Il suffit de se connecter à la plateforme pour y assister :

     

    http://www.projet-eee.ac-versailles.fr/visioconference

     

    Paul MATHIAS

     

    Inspecteur général de l’éducation nationale Doyen du groupe « Philosophie »

     

    « Penser le numérique » : une question philosophique ? 

    1er décembre 2016 (14h-16h)

     

    Les sciences informatiques et les sciences humaines suffisent largement à la connaissance de l'univers numérique, de son extension pratique et de ses "offres de possibilités". Il n'est donc pas sûr, a priori, qu'il puisse constituer une question de philosophie, à moins, précisément, de pouvoir, non seulement être éclairé par, mais renouveler également des traditions de recherche et d'interprétation philosophiques de la réalité. Il y a une autonomie technique des sciences informatiques et du codage, comme des sciences humaines, notamment sociales ou politiques, appliquées aux pratiques numériques. Le pari que nous faisons, cependant, est que "penser le numérique" ne s'épuise pas dans de telles analyses, si légitimes soient-elles. "Penser le numérique", au-delà d'une approche positiviste, c'est faire le pari que le monde des données forme un noyau pour une reprise théorique substantielle d'un certain nombre de vecteurs classiques de la réflexion philosophique.

     

    Pierre LIVET

     

    Professeur émérite de philosophie, CEPERC UMR 7304

     

    Le numérique pense-t-il pour nous ? 

    26 janvier 2017 (14h-16h)

     

    Les outils numériques opèrent des recombinaisons de données, des corrélations statistiques et des relectures catégorielles, qui échappent à notre perception, mais peuvent nous « donner des idées ». Les internautes en font l’expérience lorsqu’ils interrogent un moteur de recherche ; les chercheurs recourent parfois à la simulation pour ajuster leurs hypothèses. Les machines qui individualisent les profils, grâce aux ontologies informatiques et au web sémantique, ne donnent pas toujours des résultats pertinents. Certaines de ces reconstructions peuvent cependant nous intéresser, sans que nous sachions d’emblée comment les relier à nos catégories usuelles. Le numérique multiplie les mondes et les sens possibles. La question est de savoir lesquels sont importants, cognitivement et collectivement. Si le numérique économise nos efforts, mais permet aussi de nous manipuler, quelles possibilités de découvertes et quelles nouvelles interactions humaines nous offre-t-il ?

     

    Alexandre MONNIN

     

    Université Côte d’Azur, INRIA, CNRS, I3S, France

     

    Y a-t-il une « philosophie du Web » et que nous permet-elle de penser ? 

    30 mars 2017 (14h-16h)

     

    Au-delà des généalogies convenues, l'histoire du Web et de ses grands principes architecturaux demeure peu connue. Il s’avère que les questions de nommage et d'ontologie, au sens de « théorie de l'objet », ont occupé une place centrale dans l'établissement de ses fondamentaux. Leurs réponses apportées intéressent la philosophie, non seulement en raison de leurs contenus théoriques, mais aussi des déplacements induits dans nos pratiques académiques. De part l'importance du nommage, le Web apparaît en effet comme un « dispositif de désignation ». Néanmoins, les objets désignés sont toujours saisis sur le vif, en cours d'individuation, sans que ni leurs bornes ni leurs frontières ne soient clairement définies. Alors que nos repères sont bousculés par la crise écologique, on peut voir dans la prolifération de ces objets échevelés aux frontières indécises, une ressource pour questionner nos catégories et appréhender le monde autrement.

     

    Pascal TARANTO

     

    Professeur des Universités – AMU / Directeur de l'UMR 7304 Ceperc

     

    Internet : vers une nouvelle Encyclopédie ? 

    27 avril 2017 (14h-16h)

     

    Les gouvernements successifs ont beaucoup investi dans le numérique à l'école, comme s'il suffisait de dépenser pour ne pas avoir à penser. Or ces technologies nouvelles introduisent une révolution dans la finalité scolaire elle-même, traditionnellement envisagée comme l'appropriation d'un savoir et l'émergence d'une autonomie critique. L'introduction des outils numériques en milieu scolaire, clé d'accès à la bibliothèque virtuellement infinie d'Internet, où la pertinence des productions et des documents est mal signalée et mal hiérarchisée, où le faux côtoie le vrai et lui ressemble, risque in fine d'aboutir (contrairement au but recherché?) à une situation d'illettrisme numérique, en raison de la puissance et de la fascination portées par l'outil lui-même. Les technopathologies qui en résultent (paresse intellectuelle, dévalorisation de l'idée de « savoir », irrationalisme, favorisés par l'incapacité à maîtriser l'information) mettent la raison en sommeil et peuvent ainsi « engendrer des monstres », par l'auto-radicalisation, la dérive sectaire, le complotisme. Un nouveau modèle encyclopédique peut-il permettre de donner un sens à l'autoconstruction du savoir à l'ère du numérique ?

     

     

    Connexion

     

    Visioconférences : interface du programme EEE

    http://www.projet-eee.ac-versailles.fr/visioconference

    En mode spectateur : assister immédiatement à la visioconférence

    http://melies.ac-versailles.fr/projet-europe/visio/

    Sur l’interface acteur : demandez 24 h à l’avance le tutoriel de connexion

    http://www.projet-eee.ac-versailles.fr/contact

     

    Contacts

     

    Jérôme JARDRY jerome.jardry@ac-aix-marseille.fr IA-IPR philosophie Aix-Marseille

    Pierre LEVEAU pierre.leveau@ac-aix-marseille.fr IAN philosophie Aix-Marseille

    Czeslaw MICHALEWSKI projeteee@gmail.com Pr. philosophie, président de l’association EEE