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Artistes à l'école

Publié le 15 mars 2017

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Le  mercredi 15 mars 2017

Carte postale n°2 du projet "D'où venons nous" du collège H. Wallon

Dans le cadre d'Artistes à l'école, le collège Henri Wallon présente une deuxième carte postale autour de son projet "D'où venons nous" soutenu par la Fondation Casino.

  •  

    Texte autour de la question du prénom + cœur de prénom

    Inès : J’ai tellement appris de noms par cœur, je ne suis plus capable de m’endormir sans en réciter quelques-uns quand je me couche, berceuse pour les éclopés, car le malheur est grand pour celui qui avance sans personne pour l’appeler par son nom. ……Inès, Inès, Inès.  Tu entends comme ça résonne ?
    Bilal : C’est beau.
    Inès: Longtemps j’ai marché en répétant mon prénom: Inès Inès Inès
    Bilal : Bilal Bilal Bilal
    Inès : C’est beau.

    Inès et Bilal lisent une liste de prénoms écrite par les enfants pendant qu’un autre groupe d’enfants danse:

    Houssamidini, Mohamed, Fares, Océane, Justine, Charles, Bouchra, Rayan, Naomi, Momo, Florine, Célia, Linda, Ilies, Kenza, Sarah, Hayane, Lana, Délia, Célina, Yanis, Rayan, Kyliane, Toihibina, Toihibina, Toihibina, Nordine, Madi, Sylvie, Sophie, Youssouf, Fatima, Bastoi, Tamine, Ami, Hitiare, Jorel, Anais, Amir, Echat, Mouhamadi, Hassane, Marc, Virginie, Brayan, Chantal, Stéphane, Lucie, Nicolas, Stéphanie, Ludovic, Lorie, Serge, Cécile, Goe, Hervé, Janique, Yomma, Naima, Benali, Amina, Amelia, Naya, Brayane, Azoline, Feuddoil, Kezia, Omar, Nayer, Naddi, Momahidi, Chaima, Risège et Yazid, Hafidou, Hachim, Hamda, Laila, Fatou, Baruha, Abdou,Miriam, Bilal, Houria, Samira, Jayzy, Jason, Kenza, Yasmine, Abdellah, Naan, Mmihadji, Mary, Tony, Affil, Nadir, Renée, Daniel, Guillaume, Angélique, Rémi, Sasha, Cyrille, Jacqueline, Claude, Gaelanne, landry, Geneviève, Gilles, Lucile, Jonas, Isabelle, Marine, Sophie, Jacque, Benoit, Auriane, Patrick, Fati, Donia, Ahmed, Amine, Widad, Maissa, Maina, Hamsa, Anis, Mohammed, Aya, Zeineb, Massradine, Anair, Amira, Odem, Aicha, Abdallah, Houssimi, Mouhsine, Saida, Maoulida, Houdlayf, Lafima, Imoune, Adimane, Haymane, Ali, Atua, Said, Ahmed, Hamza, Salim, Idriss, Ibrahim,Yanis, Ismail, Mohamed, Yassine, Nisrine, Hamid, Horia, Djessim, Jean, Yves, Lina, Justine, Charlemagne, Léa, Maeva, Nicolas, Léo, Clémentine, Ahmed, Arthur, Mohamed, Julien, Manon, Sahar, Jules, Marc, Nathalie, Etienne, Cecilia, Sharon, Nathéa, Nicolas, Danielle, Jacques, Giselle, Nadine, Christophe, Claude, Philippe, Jessica, Marie-Hélène, Christine, Elisabeth, Thomas, Benjamin, Florent, Stella, Loan, Robert, Gérard, Naïmoudine,… 


    Nous travaillons sur plusieurs extraits de la pièce Littoral de Wajdi Mouawad.



    Cet extrait est très important pour nous tous et un groupe d'élèves apprend ce texte.

    « O.K. Je vais être clair ! Je sais que je n’ai jamais cru en l’existence de quoi que ce soit qui est quelque part là-haut ou en bas ou quelque part. Et ce n’est pas parce que je dis ce que je dis que je crois ! Je ne crois pas. Je ne crois pas. Mais au cas où ! Au cas où il y aurait quelqu’un, je voudrais lui dire de faire quelque chose pour moi, de le faire puis de le faire vite. Je le dis en toute bonne foi. Si jamais il y a quelqu’un en haut, si jamais quelqu’un m’écoute, j’aimerais bien qu’il m’arrive quelque chose de facile, j’aimerais bien ! Je suis même prêt à m’engager contractuellement. Moi, je promets, je promets que quoi qu’il arrive, je n’enterrerai pas ma famille n’importe où,… mais en retour, en retour, je veux savoir ce que je suis venu faire sur la terre ! Je veux connaitre les dessous de toute l’affaire ! Est-ce que c’est clair ? Et je ne tolérerai pas de réponse évasive, je veux une réponse au-dessus de tout soupçon, est-ce que c’est clair ? Pour moi c’est très clair ! »


    Nous réfléchissons et écrivons ensemble autour de cette phrase :

    «  Si par le plus grand des hasards, par exemple au sortir d’un brouillard épais, un homme croisait sur son chemin l’enfant qu’il avait été et si tous deux se reconnaissaient comme tels, alors, inévitablement, les deux s’écrouleraient la face la première contre le sol, l’homme de désespoir et l’enfant de frayeur. »

    Peut-être pour déjouer son sens final.


    Et nous travaillons également sur la question de la métamorphose :

    «  Ne t’inquiète pas. J’ai appris ce que tu m’as montré. Appris à mourir surtout, qui est la plus grande leçon, mais maintenant je dois faire le dur apprentissage de la vie et pour ça, je dois être seul, sans filet, sans rien, je dois marcher dans le vide à mon tour, sans fantômes pour me tenir la main, mais avec un esprit dans le coeur. Sois cet esprit, sois cet ange sur ma route, cette étoile à laquelle mon âme sera attachée. Je n’ai plus besoin de te voir pour continuer à croire en toi. Tu vois, je ne te demande pas de partir, je ne cherche pas non plus à te quitter, au contraire, je veux que tu vives si ancré en moi que nous ne soyons plus en mesure de nous voir. Et plus tard lorsque je mourrai, tu viendras me chercher sur ton dragon et nous irons slalomer entre les étoiles, en riant d’un grand rire et en tuant les plus poilus de tous les monstres sidéraux. »

    Texte autour de la question du prénom + cœur de prénom

    Inès : J’ai tellement appris de noms par cœur, je ne suis plus capable de m’endormir sans en réciter quelques-uns quand je me couche, berceuse pour les éclopés, car le malheur est grand pour celui qui avance sans personne pour l’appeler par son nom. ……Inès, Inès, Inès.  Tu entends comme ça résonne ?
    Bilal : C’est beau.
    Inès: Longtemps j’ai marché en répétant mon prénom: Inès Inès Inès
    Bilal : Bilal Bilal Bilal
    Inès : C’est beau.

    Inès et Bilal lisent une liste de prénoms écrite par les enfants pendant qu’un autre groupe d’enfants danse:

    Houssamidini, Mohamed, Fares, Océane, Justine, Charles, Bouchra, Rayan, Naomi, Momo, Florine, Célia, Linda, Ilies, Kenza, Sarah, Hayane, Lana, Délia, Célina, Yanis, Rayan, Kyliane, Toihibina, Toihibina, Toihibina, Nordine, Madi, Sylvie, Sophie, Youssouf, Fatima, Bastoi, Tamine, Ami, Hitiare, Jorel, Anais, Amir, Echat, Mouhamadi, Hassane, Marc, Virginie, Brayan, Chantal, Stéphane, Lucie, Nicolas, Stéphanie, Ludovic, Lorie, Serge, Cécile, Goe, Hervé, Janique, Yomma, Naima, Benali, Amina, Amelia, Naya, Brayane, Azoline, Feuddoil, Kezia, Omar, Nayer, Naddi, Momahidi, Chaima, Risège et Yazid, Hafidou, Hachim, Hamda, Laila, Fatou, Baruha, Abdou,Miriam, Bilal, Houria, Samira, Jayzy, Jason, Kenza, Yasmine, Abdellah, Naan, Mmihadji, Mary, Tony, Affil, Nadir, Renée, Daniel, Guillaume, Angélique, Rémi, Sasha, Cyrille, Jacqueline, Claude, Gaelanne, landry, Geneviève, Gilles, Lucile, Jonas, Isabelle, Marine, Sophie, Jacque, Benoit, Auriane, Patrick, Fati, Donia, Ahmed, Amine, Widad, Maissa, Maina, Hamsa, Anis, Mohammed, Aya, Zeineb, Massradine, Anair, Amira, Odem, Aicha, Abdallah, Houssimi, Mouhsine, Saida, Maoulida, Houdlayf, Lafima, Imoune, Adimane, Haymane, Ali, Atua, Said, Ahmed, Hamza, Salim, Idriss, Ibrahim,Yanis, Ismail, Mohamed, Yassine, Nisrine, Hamid, Horia, Djessim, Jean, Yves, Lina, Justine, Charlemagne, Léa, Maeva, Nicolas, Léo, Clémentine, Ahmed, Arthur, Mohamed, Julien, Manon, Sahar, Jules, Marc, Nathalie, Etienne, Cecilia, Sharon, Nathéa, Nicolas, Danielle, Jacques, Giselle, Nadine, Christophe, Claude, Philippe, Jessica, Marie-Hélène, Christine, Elisabeth, Thomas, Benjamin, Florent, Stella, Loan, Robert, Gérard, Naïmoudine,…


    Nous travaillons sur plusieurs extraits de la pièce Littoral de Wajdi Mouawad.

     

    Cet extrait est très important pour nous tous et un groupe d'élèves apprend ce texte. 

    « O.K. Je vais être clair ! Je sais que je n’ai jamais cru en l’existence de quoi que ce soit qui est quelque part là-haut ou en bas ou quelque part. Et ce n’est pas parce que je dis ce que je dis que je crois ! Je ne crois pas. Je ne crois pas. Mais au cas où ! Au cas où il y aurait quelqu’un, je voudrais lui dire de faire quelque chose pour moi, de le faire puis de le faire vite. Je le dis en toute bonne foi. Si jamais il y a quelqu’un en haut, si jamais quelqu’un m’écoute, j’aimerais bien qu’il m’arrive quelque chose de facile, j’aimerais bien ! Je suis même prêt à m’engager contractuellement. Moi, je promets, je promets que quoi qu’il arrive, je n’enterrerai pas ma famille n’importe où,… mais en retour, en retour, je veux savoir ce que je suis venu faire sur la terre ! Je veux connaitre les dessous de toute l’affaire ! Est-ce que c’est clair ? Et je ne tolérerai pas de réponse évasive, je veux une réponse au-dessus de tout soupçon, est-ce que c’est clair ? Pour moi c’est très clair ! »


    Nous réfléchissons et écrivons ensemble autour de cette phrase :

    «  Si par le plus grand des hasards, par exemple au sortir d’un brouillard épais, un homme croisait sur son chemin l’enfant qu’il avait été et si tous deux se reconnaissaient comme tels, alors, inévitablement, les deux s’écrouleraient la face la première contre le sol, l’homme de désespoir et l’enfant de frayeur. »

    Peut-être pour déjouer son sens final.


    Et nous travaillons également sur la question de la métamorphose :

    «  Ne t’inquiète pas. J’ai appris ce que tu m’as montré. Appris à mourir surtout, qui est la plus grande leçon, mais maintenant je dois faire le dur apprentissage de la vie et pour ça, je dois être seul, sans filet, sans rien, je dois marcher dans le vide à mon tour, sans fantômes pour me tenir la main, mais avec un esprit dans le coeur. Sois cet esprit, sois cet ange sur ma route, cette étoile à laquelle mon âme sera attachée. Je n’ai plus besoin de te voir pour continuer à croire en toi. Tu vois, je ne te demande pas de partir, je ne cherche pas non plus à te quitter, au contraire, je veux que tu vives si ancré en moi que nous ne soyons plus en mesure de nous voir. Et plus tard lorsque je mourrai, tu viendras me chercher sur ton dragon et nous irons slalomer entre les étoiles, en riant d’un grand rire et en tuant les plus poilus de tous les monstres sidéraux. »