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Classes hybrides

Publié le May 5, 2018

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Le  Saturday, May 5, 2018

GLOSSAIRE : « CLASSES INVERSÉES : ENSEIGNER ET APPRENDRE À L’ENDROIT ! »

Marcel Lebrun & Julie Lecoq, Réseau Canopé, 2015

  • Ce guide pratique a été rédigé par Julie Lecoq et Marcel Lebrun avec la participation de Brigitte Kerpelt. Il est ins- piré de leur ouvrage « Classes inversées. Enseigner et apprendre à l’endroit » paru en 2016 aux éditions Canopé. Il a été réalisé grâce à l’appui du Centre de Didactique du Pôle Louvain et de sa présidente Pascale Wouters et avec le soutien du Louvain Learning Lab et de sa publication « Carnet de l’enseignant - Voyages en pédagogie universitaire », dont il emprunte plusieurs pages.

     

    « CLASSES INVERSÉES : ENSEIGNER ET APPRENDRE À L’ENDROIT ! »

    Marcel Lebrun & Julie Lecoq, Réseau Canopé, 2015

     

    Glossaire

     

    Classe hybride : « Dispositif supporté par une plateforme technologique (un rassemblement d’outils comme Claroline ou Moodle) dont les constituants (ressources, stratégies sont, méthodes, acteurs et finalités) sont modifiées par une recombinaison des temps et des lieux d’enseignement et d’apprentissage. Classe hybride est un continuum dont une dimension est liée au rapport présence/distance et une autre au rapport enseigner/apprendre. » (16) – CF. HYBRIDATION

    Classes inversées (flipped classrooms) : « Propose de redonner du sens à la présence et à l’école, la mission de transmission des savoirs étant largement accomplie sur le Web » (10, 20, 28, 76) / « Évacue la partie transmissive, voir l’appropriation, les savoirs cristallisés, hors de la classe, pour redonner à cette dernière son potentiel d’apprentissage et de co-apprentissage. Il en résulte une révision des statuts du savoir, des rôles assumés par les étudiants et les enseignants » (18, 96) / Les classes inversées « sont souvent considérées comme un mouvement complémentaire à l’externalisation numérique des ressources éducatives disponibles sur Internet » (19) / « Ainsi, nous voyons la classe inversée davantage comme une stratégie pédagogique parmi d’autres que comme une méthode, voir une recette à appliquer à la lettre » (25) / « La classe inversée est plus qu’un avant le cours/pendant le cours. C’est un véritable dispositif pédagogique offrant des espaces pour apprendre, des espace balisés par des objectifs et des critères d’atteinte précis, par des consignes précises et articulées, un espace-temps aussi articulé sur un scénario temporel dont les différentes séquences sont construites de manière à agir du dehors sur l’apprentissage de l’apprenant. » (36) / « La stratégie pédagogique des classes inversée est construite sur la base de 3 ingrédients dont nous avons montré le rapport systémique : (1) les approches par compétences, (2) les méthodes actives et (3) un usage à valeur ajoutée des TIC considérées à la fois comme outils et comme ressources. Il s’agit d’un des éléments qui justifient l’attrait des classes inversés : un concept intégratif qui permet de rallier ces 3 nécessités » (42) / « L’évaluation des apprenants dans les classes inversée les impliquerait et les engagerait très tôt dans le processus de design des situations et des problèmes, dans la construction des démarches et des productions attendues, dans l’élaboration des signes (indicateurs) des compétences déployées, dans la gestion des dispositifs ainsi co-construits, dans les responsabilités individuelles et collectives et dans l’évaluation de ces différents éléments » (48) / « Néanmoins, le point d’attention particulier pour construire une classe inversée, réside dans le fait de proposer des activités à distance et/ou en présence, qu’elles soient en groupe ou individuelles » (57) / « Dans l’esprit des classes inversées, il peut être utile de réfléchir à la possibilité de construire une grille de critère de qualité et d’indicateurs (en quoi pourrait-on dire que cette présentation est une bonne communication ?) […] Évaluer, apprendre à évaluer, construire un instrument d’évaluation : autant de jalons importants pour que les apprenants turent bénéfices de la classe inversée » (69) / « Les classes inversées permettent l’exercice d’une pédagogie différenciée. Pour illustrer cet avantage, on évoque généralement la possibilité pour l’étudiant d’apprendre à son rythme par des vidéos qu’il eut voir et revoir, interrompre… » (83) / « Concilier le principe de cohérence entre les finalités, les méthodes, les outils et les évaluations du dispositif avec le principe de variété favorable aux apprentissage, voici sans doute le défi majeur des classes inversés » (121)  – CF. Niveaux 2 (de classe inversée).

    Classes renversées : Niveaux 3 de la classe inversée – CF. Niveaux 3 (de classe inversée).

    Classes translatées : Niveaux 1 de la classe inversée – CF. Niveaux 1 (de classe inversée).

     

    ETC…

     

     

    Hybridation : « Mélange de différents modes d’interaction », transmissif, actif, interactif (17), entre théorie et pratique, présence et distance, savoir et compétence » (20) « Mélange fertile et en proportion variables de différentes modalités de formation, en présence et à distance, mais aussi entre des postures d’enseignement transmissif et des postures davantage liées à l’accompagnement de l’apprentissage. Les dispositifs hybrides que nous considérons ici sont le plus souvent supportés par une plateforme technologique (un rassemblement d’outils) et leur caractère hybride provient de la modification de leurs constituants (ressources, stratégies, méthodes, acteurs, finalités) par une recombinaison des temps et des lieux d’enseignement et d’apprentissage : il s’agit donc bien d’un continuum dont une dimension est liée au rapport présence/distance et une autre au rapport enseigner/apprendre. » (41, 55) / «  A partir des 5 dimensions (articulation présentiel/distanciel, accompagnement, médiatisation, médiation, ouverture), 14 composantes permettant de distinguer les dispositifs hybrides ont été identifiés. La formulation de ces composantes permet de dresser une typologie des dispositifs hybrides » (57) – CF. Classe hybride.

     

     

    Niveaux 1 (de classe inversée = classe « translatée » – niveau de la transmission des savoirs) : « Méthode ou stratégie pédagogique où la partie transmissive de l’enseignement (exposé, consignes, méthodes) se fait à distance avant une séance en présence, à l’aide de technologie (vidéo en ligne, lecture, exercice) et où l’apprentissage fondé sur les activité et les interactions se fait en présence (échange entre enseignants et les étudiants, projets de groupe, débats, séminaires) […] L’élève prend connaissance d’un texte à lire, de quelques pages d’un manuel ou d’une vidéo avant la classe (temps 1), de manière à rendre les activités et interactivités en classe plus dynamiques, plus contextualisées au travers des questions et des réponses, des exercices, des applications, des situation-problèmes à résoudre (temps 2) […] Cet agencement continu de ressembler au schéma traditionnel. Néanmoins, cette conception de la classe inversée permet à l’enseignant de pouvoir mieux accompagner les apprenants pendant les moments de présence en personnalisant ses interventions. » (16-17) / «  Le premier niveau franchi le cap de la transmission médiatisée (le numérique libérant en quelque sorte l’enseignant de cette mission répétitive) et celui de l’accompagnement des élèves en présence » (31) / « Au niveau 1, les compétences exercées sont principalement cognitives (du type mémoriser, comprendre, appliquer, analyser…). On peut aussi parler de compétences d’autonomie, d’apprendre à apprendre, de gérer son temps… » (44) – CF. CLASSE TRANSLATÉE

     

     

    Niveaux 2 (de classe « inversée » – niveau des changements de rôle) : A partir d’un contexte, d’une motivation, d’une situation-problème, les élèves mènent une enquête, avant le cours (le temps 1 - distanciel) : ils recherchent des information, préparent un exposé, à réalisent une interview. « Le résultat de l’investigation peut être déposé dans un dossier sur une plateforme. Des avis, des opinions, des commentaires et des questions peuvent aussi être déposés sur un forum » (18). Pendant le moment du présentiel (temps 2) ils présentent le résultat de leur travail « dans un débat structuré…, une analyse argumentée…, une carte conceptuelle…, un mini-colloque… ». (18) / « Le deuxième niveau rend l’élève davantage acteur de sa propre construction des savoirs (il prend une part dans la transmission de certains savoirs et dans la tâche d’accompagnement dans un espace ouvert, balisé par l’enseignant) » (31) / « Au niveau 2, on ajoute des compétences de recherche d’information, de communication, de travail d’équipe… » (44) – CF. CLASSE INVERSÉE

     

     

    Niveaux 3 (de classe inversée = classe « renversée ») : « Le troisième niveau des classes inversées pourrait combiner les deux précédents en considérant les évènements précédents sous la forme d’un cycle. Celui-ci dépasserait la linéarité déterministe du avant/pendant la classe pour devenir une spirale faite de contextualisation, de décontextualisation et de recontextualisation successives, en alternant activité en présence et à distance, ou encore travail individuel et en en groupe. Ce qui donnerait : - temps 1 (niveau 2, distance) : hors de la classe, rechercher des informations, instruire la thématique, ramener des éléments du contexte […] - - temps 2 (niveau 2, présence) : en classe, présenter les informations, identifier les similitudes, vivre un conflit sociocognitif, faire émerger des questions […] - temps 3 (niveau 1, distance) : hors de la classe, prendre connaissances des théories, relever des éléments pertinents […] - temps 4 (niveau 1, présence) : en classe, consolider les acquis ; faire fonctionner le modèle ; préparer le transfert par l’approche d’autres situations. » (19) « Un troisième niveau combine les deux précédents, ouvrant davantage la variétés des dispositifs construits sur des rapports étudiés entre présence et distance. » (31) – CF. CLASSE RENVERSÉE

     

     

    Glossaire complet en PL