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Laïcité et valeurs de la République

Publié le 30 nov. 2020

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Le  lundi 30 novembre 2020

Les Théâtres - LA PLUS PRÉCIEUSE DES MARCHANDISES

CHARLES TORDJMAN, JEAN-CLAUDE GRUMBERG

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    Spectacle sur la Seconde Guerre Mondiale et la Shoah

     

     

     

    31 mars au 1 avril 2021 – Théâtre La Criée, Théâtre National de Marseille 

     

     

     

    Note d’intention du metteur en scène

      

    Jean-Claude Grumberg annonce à l’ouverture de ce livre qu’il s’agit d’un conte.

     

    Certes. Il y a une forêt, un homme terrifiant, une chèvre, des chasseurs, une petite fille, un pauvre bûcheron et une pauvre bûcheronne qui ont grand faim. Et puis il y a un train qui traverse chaque jour la forêt profonde.

     

    Comme tout arrive dans les contes, voilà qu’un jour une petite marchandise tombe du train... Et la peur envahit la forêt.

     

    Comment mettre en scène cette peur... Comment dire la violence ce train qui la traverse pour une destination dont le lecteur sait qu’il s’agit d’Auschwitz.
    Grumberg nous dira à la fin de son récit que rien de cela n’est arrivé.

     

    Et cette simple phrase nous sauve de la représentation naturaliste qui serait ici insensée. Il dit que cela n’est pas vrai, que cette histoire n’est pas vraie.
    Alors le théâtre qui toujours ment pour de vrai peut y trouver ses marques.
    Alors on dirait que cette histoire que la guerre étouffe se passe dans une forêt, une forêt de bric et de broc, une forêt pas vraie.

     

    Une fausse forêt habitée par de vrais acteurs qui raconteront cette histoire avec ce qui s’y trouve ; de vraies branches où sont enfouis des restes de l’humanité ; des vraies machines à coudre, une fausse tête de chèvre, un piano démantibulé, un vrai bidon coloré, une paillasse.

     

    Et puis des bouts d’autres morceaux d’un monde disparu.

     

    Et parce que quand le monde explose il faut bien continuer à raconter des histoires fausses ou vraies, les vrais acteurs se feront peur à imaginer, à inventer sa fin et sa disparition. Le piano se mettra à jouer tout seul d’effrayantes symphonies, les machines à coudre deviendront des armes, la chèvre voudra bien donner du lait à qui saura la faire chanter. A l’abri dans une vraie fausse cabane les acteurs inventeront à nouveau un chant de fin du monde et ce sera comme une vraie fausse apocalypse. Jouer à dire la catastrophe. Chanter le désastre, ce sera le rôle des acteurs.

     

    Charles Tordjman

     

     

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