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Démarches expérimentales

Publié le 14 juin 2021

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Le  lundi 14 juin 2021

Enquête géante au Lycée

Une journée pendant laquelle les élèves de 1ère Spécialité Physique/Chimie endossent le rôle d'un enquêteur de la police scientifique.

  • Meurtre au Lycée Paul Langevin

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    C’est une scène de crime sanglante que les élèves découvrent lundi dès 8h20, impatients de relever le défi lancé par leur professeure de physique-chimie, Audrey Loubens : retrouver l’assassin avant la fin de la journée. Certains étaient là depuis 7h45, prêts à en découdre avec les indices. Heureusement, tout avait été soigneusement préparé vendredi soir avec l’aide des techniciens de laboratoire.  

     

    Pour résoudre l’affaire, ces jeunes experts doivent mettre en œuvre différentes techniques expérimentales et informatiques : analyser les dimensions d’un cheveu à l’aide de la diffraction de la lumière laser, mesurer la vergence d’un verre de lunette par focométrie, vérifier la présence de certaines substances dans une gourde par des tests d’identification d’ions, identifier l’arme du crime à l’aide de luminol, identifier une drogue à l’aide de son spectre infrarouge ou encore déterminer l’heure de la mort à l’aide d’un programme informatique.

     

    En plus de ces preuves expérimentales, les élèves peuvent dénicher d’autres indices comme des messages cachés à révéler avec une lampe UV ou un faux compte Instagram au nom de la victime.

     

    Afin d'immerger au maximum les élèves dans l'enquête, les élèves doivent aussi interroger différents suspects ou témoins incarnés par des membres de l’équipe pédagogique (professeurs, techniciens, surveillants, secrétaires et même le proviseur adjoint qui s’est prêté au jeu). 

     

    Les élèves découvrent alors une affaire complexe, sur fond de trafic de drogue, de mafia et de rivalités amoureuses.

     

    C’est donc dans tout le lycée Langevin que les 32 élèves ont cheminé, interrogeant, analysant et échafaudant de nombreuses hypothèses à confronter à leurs résultats expérimentaux.

     

    Sans s'en rendre compte, en une seule journée, chaque élève a réalisé au minimum trois expériences. Ils ont dû travailler en groupe (la composition était libre), réaliser les manipulations en autonomie, travailler la prise de parole afin d'interroger des adultes à la fonction parfois intimidante (le proviseur adjoint notamment incarnait un suspect), structurer leur raisonnement, le confronter aux preuves expérimentales, faire preuve de créativité et de communication tant les indices étaient de nature variée.

     

    A la fin, chaque équipe a pu remplir un questionnaire, les meilleurs étant récompensés avec une place de cinéma. Cette journée n'a pas fait l'objet d'une évaluation. Alors que l'établissement fonctionnait en demi-jauge, cette journée n'était pas obligatoire. Les 32 élèves étaient présents, une dizaine d'entre eux rôdait déjà 30 minutes en avance. 

     

    Ce format a bouleversé la hiérarchie habituelle car la réussite nécessitait de s'extraire d'un comportement trop scolaire, les plus extraverties, autonomes, matures, tenaces et communiquant de façon constructive avec leur équipe ont  mieux réussi. Sans parler du côté "sportif" car les indices, les témoins, les suspects étaient répartis dans l'ensemble du lycée et les allers-retours ont été nombreux. 

     

    A 15h30, heure officielle de la fin de l’enquête, un membre de l’INPS, expert en balistique, est venu tenir une conférence sur la police scientifique (formation ,cursus, secteurs d’activité...).

     

    La bonne tenue de cette journée a nécessité la collaboration de plusieurs collègues et le soutien de l'administration. Surtout, les élèves ont été préparé tout au long de l'année:

    - les élèves savaient qu'en fin d'année ils participeraient à une enquête géante.

    - chaque expérience a été faite au moins une fois, d'autant que certaines connaissances relèvent du programme de terminale (diffraction, fonction exponentielle...).

    - des indices avaient été laissés au cours d'activité précédentes.

    - les élèves avaient choisi un avatar et bénéficaient d'un badge de police personnalisé.