Connectez-vous

Accueil

Les ateliers du groupe de travail Maîtrise de la langue

Publié le Sep 2, 2012 Modifié le : May 27, 2014

Écrire à l'auteur

Le  Sunday, September 2, 2012

Les séances du groupe de travail Maîtrise de la langue

Suivre toutes les séances du 07/12/2009 au 17/03/2014.

  • • Réunion du 7 décembre 2009

    ♦ Deux objectifs initiaux pour ce groupe 

     Etat des lieux de ce qui est déjà pratiqué dans les classes concernant la maîtrise de la langue.
    Possibilité de visites croisées pour observer les pratiques, formaliser les grandes tendances, et mettre l’accent sur quelques points pour définir des orientations dans la durée. 
     Production de documents d’ action (voir lettre de mission du recteur).

    ♦ Principaux points d’accord du groupe à l’issue de la réunion :

    • Mettre en œuvre des observations croisées 
    entre les membres du groupe : d’un cycle à l’autre, dans un autre champ disciplinaire… 
    L’axe des observations sera bien sûr le travail sur la maîtrise de la langue dans les différents contextes, et particulièrement cette année les productions écrites.

    • Repérer les pratiques existantes et les productions dans chacune des disciplines en lien avec la maîtrise de la langue. Il s’agirait à terme de mettre ces travaux en ligne ou de flécher vers eux sur le site Maîtrise de la langue.

    • Ecriture d’une charte autour de la maîtrise de la langue, commune à toutes les disciplines.
    Le constat de départ est la méconnaissance de la grille académique concernant la maîtrise de la langue. Cette grille est pourtant un outil de travail intéressant, fruit d’une réflexion pertinente sur le sujet. Il s’agirait de prendre appui sur ce travail pour concevoir une charte composée de préconisations très simples et très concrètes à mettre en œuvre, et destinée à tous les enseignants.

    • Le thème des écrits intermédiaires a semblé intéressant pour notre réflexion.
    Il y a en effet au sujet de ces écrits des points communs mais aussi de grandes différences selon les disciplines. 
    L’idée d’un  cahier de traces peut être portée par tous les enseignants.

    Il est prévu d’arriver à la prochaine réunion du groupe avec un exemple, dans sa discipline, d’écrit intermédiaire et un exemple d’écrit finalisé que l’on puisse présenter au groupe. 
    Il est également prévu de mettre en chantier un début de rédaction de la charte.

     

     

    • Rénion du 22 février 2010

    ♦ Présentation d’une proposition de charte Les Dix Commandements de l’écrit
    , autour de la maîtrise de la langue commune à toutes les disciplines, rédigée par M.Stromboni.
    Cette charte est évidemment amendable, et des suggestions sont les bienvenues. Il a été décidé de conserver cette "formulation biblique" (sans faire une fixation sur elle non plus), et de s’en tenir à un texte relativement bref afin que le maximum d’enseignants se l’approprie.

    Il convient de préconiser des points essentiels :

     L’écriture doit être une activité familière, régulière, avec le souci constant de retravailler les productions en vue de les améliorer.

     Il faut solliciter les élèves pour qu’ils rédigent eux-mêmes, dans une écriture authentique, les synthèses liées à la problématique du cours en construisant une pensée et en donnant du sens aux tâches proposées.

    • L’importance donnée au brouillon, à l’écriture de travail, de production, est une autre recommandation. Il s’agit de s’interroger sur le statut du brouillon, sur les procédures que l’on doit mettre en place pour aider l’élève à le gérer comme un outil véritable de travail. On peut s’appuyer sur les brouillons d’écrivains pour démontrer que l’écriture est un long travail. La lecture à haute voix du brouillon en cours ou en fin d’élaboration, l’échange des brouillons entre camarades sont de bons moyens de mise à distance de l’écrit.

     Le professeur mettra l’accent sur les progrès réalisés, en dehors de la performance, et favorisera l’évaluation formative.

    Des annexes qui constitueront en quelque sorte un réservoir d’idées, pourront être adjointes à la charte.

    ♦ Présentation d’exemples d’écrits intermédiaires 

    • C.Rességuier, professeur de SVT, présente un travail de remédiation au premier jet effectué dans une classe de 5ème
    L’activité consiste à chercher à identifier l’influence de l’homme sur la répartition des êtres vivants (ex. truites dans l’Huveaune avec l’usine Nestlé). La démarche, les objectifs et les compétences mis en oeuvre sont exposés dans un diaporama.

    • C. Le Guillou ajoutera sur le site des exemples de pratiques, de démarches d’investigation
    en faisant remarquer que ce sont des écrits modestes étant donné l’horaire imparti (1h30 hebdomadaire en SVT)

    • O.Chenevez relate l’expérience qu’elle a dirigée avec une classe de 4ème, dans le cadre transdisciplinaire d’IDD.

    Il s’agissait de réaliser un journal scolaire à partir de deux questions élaborées : La Camargue risque-t-elle de disparaître ? Les jeux vidéo sont-ils dangereux pour la santé ? C’est une écriture longue, exigeante, qui s’inscrit dans un réel travail d’investigation, transférable par ailleurs.

    • N.Bernard souligne que les rapports de stage des élèves de LP ont trop souvent un contenu indigent. 
    Ils devraient s’inscrire dans une démarche d’enquête, d’investigation pour devenir des objets de communication. Une piste de travail sur ce sujet est à explorer.

    • A.Voisard fait part de travaux d’écritures menés en 5ème 
    l’un en lien avec une séquence sur Mondo et autres histoires de Le Clézio (objectifs : favoriser les démarches de va-et-vient entre écriture, lectures et réécriture et inviter au voyage, à la découverte d’autres cultures, à l’entrée dans un univers imaginaire), l’autre sur Les fabliaux (exercices préparatoires à l’écriture d’un fabliau à partir d’une expression à double sens).

    • G.Stromboni présente deux séquences sur La nouvelle  : 
    du réalisme au fantastique, en 4ème. Il s’agit d’analyser un genre, un registre (le fantastique) en situation de réception et de production. La 2ème séquence, avec la lecture du Horla aboutit à l’écriture d’une nouvelle complète (avec l’outil informatique pour faciliter la réécriture) Des exercices intermédiaires avec des exemples complétés par M.Stromboni sont donnés dans la première séquence pour préparer l’écriture longue.

    • Un exemple de travail sur l’adjectif qualificatif en cycle 3 a été remis par D.Truant.
    La démarche proposée est la suivante : problème==> hypothèses==> recherches==>analyse/constat, opérations auxquelles font appel les écrits intermédiaires, quel que soit le cycle d’enseignement.

     

     

     • Réunion du 19 mai 2010


     retour sur la charte « productions écrites  » en vue de sa finalisation.
    - discussion générale sur la proposition de rajout de Lionel Barra pour la troisième recommandation : «  pour l’enseignement professionnel, ou disciplinaire (hors  français), deux ou trois points pourraient être attribués lors des évaluations pour récompenser les efforts de maitrise du langage écrit. »

    Qu’est-ce qui peut faire sens pour les élèves : les compétences à acquérir, les notes ?
    Le groupe est globalement favorable à une entrée par les compétences, sans pour autant abandonner la notation, qui n’est pas forcément signe d’archaïsme. Mais on peut bien sûr développer l’estime de soi par l’acquisition et la consolidation de compétences.

    La nouvelle version élaborée en commun reçoit l’assentiment de tous.
    Sur proposition de D.Truant, chaque « commandement » se voit complété par un titre qui en rappelle l’orientation essentielle. 
    Gilbert Stromboni finalisera le tout et l’enverra à chacun pour d’ultimes ajustements.

    L’objectif est de le transmetre ensuite pour une large diffusion à tous les établissements, si possible après validation par le recteur. Et également à tous les collègues IA-IPR et IEN pour diffusion auprès des équipes disciplinaires. 


     finalisation des écrits intermédiaires présentés lors de la réunion précédente : tour de table

     Rességuier : faire une version MDL de ce qui a été présenté.

     O. Chenevez : c’est en cours de finalisation : lisibilité, illustrations concrètes.

     N. Bernard : C.R Perdiguier : prêt.
      Schéma de présentation du rapport de stage (enquête, analyse, appréciation) en voie de réalisation, en collaboration avec L. Barra.

     A. Voisard : remise du document aux normes.

     D. Truant : CM1 : présentation de la démarche d’investigation, plus une image, en format A4.
      CM1-CM2 : La Parure, de Maupassant, par les intérieurs et les costumes, pour une approche du 19ème ; en écrit intermédiaire : la description d’un intérieur.En sciences, travail sur les diamants. 
     - G. Stromboni : présentation de séquence de 4ème avec écrits intermédiaires à mettre en ligne.  

     
    ♦ recensement des écrits dans toutes les disciplines :  -  SVT et Français : fait.
     - Histoire et géo, maths : ce sera fait avant la fin de l’année scolaire.
     - Une demande sera formulée pour les arts et pour les langues, disciplines qui ne sont pas représentées dans le groupe. 


     Perspectives de travail pour 2010-2011 

    Le groupe choisit de mettre l’accent plus particulièrement sur l’oral dans toutes les disciplines, et sur le lexique, dans ses dimensions communes et également spécifiques à chaque discipline.

     

     

    • Réunion du 12 novembre 2010

     Rapide bilan de l’année écoulée : 

    • informations sur la diffusion de la charte de l’écrit.
    • documents sur l’écrit restant à finaliser dans les semaines à venir.

     Perspectives pour 2010-2011 :
    travailler sur l’oral et sur le lexique.

     Présentation de la problématique de l’oral 
    (introduction de Gilbert Stromboni)

    • l’état des lieux 
    l’école de Jules Ferry construite contre l’oralité ; scriptocentrisme ; les trois pôles : parlé, oral socialisé, oralité. 
    Les évolutions depuis les années 70 et le plan Rouchette : la prise en compte et la revalorisation de l’oral, de sa diversité, de sa multiplicité. L’oral n’est plus à considérer comme un écrit dégradé, qui serait à centrer sur la norme de l’écrit. C’est un langage plurisémique (vocal, para-verbal, non verbal) qui comporte ses propres codes et ses propres critères de fonctionnement et d’évaluation.

    • les enjeux 
    • comment articuler cultures de l’oralité et contraintes du contexte scolaire ?
    • comment intégrer l’oralité comme composante dans la pratique et l’étude de l’oral ?

    • Discussion 
    la place de l’oral dans les classes 
    crainte de l’oral chez de nombreux enseignants, alors même que les programmes le suggèrent fortement (ex. teste argumentatif oral en CM2, débat de la preuve en mathématiques.
    Ne pas limiter l’oral à l’argumentation : penser à la mise en voix des textes, à la récitation, à l’oral explicatif en SVT. Prendre en compte la diversité de l’oral : pour apprendre / à apprendre, préparé / spontané, monologique / dialogique
    Inverser l’ordre habituel oral-écrit. 
    Exemples
    en math : la réflexion passe d’abord par l’écrit, puis débat possible ;
    l’écrit peut être parfois propédeutique à l’oral (exemple de la préparation d’une émission de radio.

    • la parole de l’élève, celle du maître 
    Importance de la parole du maître, qui valide, institutionnalise. Mais nécessité d’une modification des pratiques et d’un rééquilibrage : parole de l’élève pas assez entendue, minorée. Les profs sont trop souvent en quête de la bonne réponse, au détriment d’un oral de recherche, de tâtonnement et d’échange entre élèves et entre élèves et professeur. Crainte de nombreux profs que l’oral des élèves ne fasse « dévier » le contenu. 
    Promouvoir le travail de groupe, pour une communication entre pairs. Il serait bon qu’un IPR de Langues participe aux travaux du groupe cette année ; des contacts seront pris à cet effet. 
    Mise en évidence de l’importance de l’écoute et de la reformulation (celle du prof, celle de l’élève, insuffisamment présentes dans les classes), qui sont à susciter fortement comme des opérations fondamentales pour la compréhension et l’appropriation des savoirs. 
    S’interroger sur les blocages des élèves à l’oral, sur leurs causes, leurs origines. Tout n’est pas explicable par la timidité. Il y a aussi la crainte de l’erreur, les incompréhensions quant à la tâche proposée, La gestion de l’erreur comme étape utile dans la recherche est plus qu jamais à promouvoir. 

    • Enjeu principal 
    Comment concilier la reconnaissance de la parole de chacun, même tâtonnante et déviante, avec l’exigence d’une parole partagée plus complète et plus diversifiée ? 
    Comment écouter, reconnaitre et en même temps ne pas laisser des élèves s’enfermer dans les idiomes de leur groupe. 
    l’évaluation de l’oral : par les pairs, par le maître. 
    Critère de l’efficacité du discours oral ; dimension « identitaire » de l’oral, liée à l’estime de soi.
    Réfléchir sur l’aspect dit « chronophage » de cette évaluation, et à l’effet « lapidaire » que cela produit souvent dans les classes.
    Evaluation à relier précisément au socle commun (progressions, paliers…) 
    Evaluation qui doit être positive, formative, incitative, avec une co-évaluation possible en sollicitant les élèves de la classe. 

    Un des objectifs principaux de cette réflexion sur l’oral sera d’aboutir à un document de référence du même type que la charte de l’écrit réalisée en 2009-2010. Un projet de document sera débattu lors de la prochaine réunion du groupe, le mardi 1er février 2011
    Une bibliographie succincte sur l’oral sera communiquée aux membres du groupe par Gilbert Stromboni.

    ► Présentation de la problématique du lexique et répartition du travail sur ce point. 
    Le groupe choisit de travailler sur un certain nombre de termes « hyperfréquents », et sur leur utilisation dans les différentes disciplines, avec les acceptions diverses que leur confère l’approche spécifiquement disciplinaire.
    Sur le modèle des fiches réalisées dans l’académie de Lille, dix termes sont proposés à la sagacité des participants, avec engagement de revenir en février avec des propositions précises. 

    Les mots choisis sont les suivants

    emploi

    milieu, centre, environnement 

    fonction

    mode

    image

    objet 

    ligne (frontière, limite, côté)

    sujet

    matière

    théâtre

     

     

    La prochaine réunion du groupe a été fixée d’un commun accord au 
    mardi 1er février, de 14h à 17h, au rectorat (salle Dévoluy)

    12 novembre 2010, 9h - 12h
    Présents : Odile Chenevez, Norbert Bernard, Martine Sznaper, Sabine Brismontier, Jean-Louis Leydet, Christian Le Guillou, Gilbert Stromboni, Dominique Truant.
    Excusé : Lionel Barra

     

     

    • Réunion du 1er février 2011

    Présentation par Gilbert Stromboni du projet de synthèse, intitulé Oralissimo, en 4 mouvements (sorte de « guide de l’oral »).
    Il s’agit de produire un texte pour les professeurs qui souligne à la fois la complexité de l’oral, la difficulté à l’évaluer, mais aussi des pistes concrètes pour qu’il puisse s’exercer efficacement dans les classes.

    ► La discussion
    L’expression de l’enseignant couvre parfois celle des élèves.
    Or l’imprégnation de la parole du maître n’est pas suffisante pour susciter l’expression de l’élève. Il s’agit d’équiper les élèves, notamment dans le 1er degré, à la fois pour l’observation et pour l’expression afin d’accéder à toutes les dimensions du « dire ».

    On peut amener les élèves à une position méta qui permet de progresser et par exemple les associer à l’évaluation. Ils sont plus sensibles aux nuances d’une grille d’évaluation quand il ne s’agit pas d’eux… 

    C’est une pratique courante en langues : « Est-ce que je comprends ce que dit l’autre ? ». Critères d’intelligibilité, de prononciation, de richesse lexicale, de correction grammaticale, de dramatisation, etc. Avec l’idée que la langue orale n’est pas la langue écrite.

    Différencier l’entraînement à l’expression orale et l’expression orale elle-même. Exemple en LP pour le secrétariat, en technique de communication, on associe l’apprentissage du vocabulaire, les jeux de rôle, la mise en pratique en stage, l’utilisation d’enregistrements audio ou vidéo, par exemple.

    On peut aussi mettre en place en langue un entraînement en face à face, ou en petit groupes pour favoriser la prise de parole (économique en temps). Il faudra aussi réfléchir à une prise en compte du statut de l’erreur, sans nier le propos de l’enfant qui se trompe, en l’interrompant en disant « non ! » par exemple.

    Il convient d’assurer la reconnaissance de la parole de chacun, même tâtonnante. En effet l’oral est toujours public. Son évaluation devra être positive et incitative.

    Il convient de prendre en compte l’âge de l’élève : au LP on a déjà un passé – et même un passif – avec la langue ! L’enseignant ne peut donc pas reproduire ce qui n’a pas marché pour eux, aussi bien à l’écrit qu’à l’oral. Pour un adolescent la prise de parole est une prise de risque. Il faut se décentrer, trouver des contextes nouveaux, prendre en compte le contexte professionnel. On peut pour cela prévoir des formes originales de mise en voix comme l’atelier théâtre. Mais il faut aussi convoquer les connaissances, y compris chez les élèves en difficulté ! Le faux cours dialogué n’est pas une solution car les réponses à la cantonade sont plus un moyen pour le professeur de rebondir sur des réponses attendues que de permettre une réelle expression des élèves. C’est une pratique pauvre du point de vue de l’oral, avec un échange de « mots-alibis ». D’où l’importance de trouver des situations nouvelles pour un oral intéressant et actif.

    On constate une baisse du niveau de langage en LP. Ceux qui ne maîtrisent pas la langue apprennent par cœur, mais l’exigence des examens va au-delà. Les élèves ont besoin des repères de l’école pour apprendre à manier l’oral. On a du mal à faire restituer les apprentissages autrement qu’en par cœur, c’est-à-dire en s’appuyant sur la compréhension. Certains élèves ne savent pas ce qu’ils vont dire avant de prendre la parole. Ils se remémorent des bribes qu’ils mettent bout à bout, sans forcément de cohérence. Il y manque une intention générale. Pour y remédier, on peut provoquer des situations protégées d’expression par binôme, mais il faut aussi apprendre à gérer le stress quand il est au maximum. 

    Le cours dialogué est un alibi. On se contente d’un mot de l’élève ! Les contextes artificiels, peu exigeants sur le plan du statut de l’erreur, ne sont pas motivants. Il faut avoir appris pour restituer, et ne pas jouer aux devinettes. Il faut prendre le temps de la reformulation (par le prof ou les élèves), prendre le temps de construire une pensée, prendre le temps de pratiquer. 

    On ne peut en effet argumenter que si l’on est capable de reformuler ce que l’autre dit. La reformulation est un outil essentiel. Il faut trouver des situations qui se rapprochent de la vie réelle, car on ne parle pas pour personne. Il faut avoir un auditeur (en langue, c’est notamment le rôle du correspondant). Donner du sens, reformuler, mémoriser, s’adresser à quelqu’un.

    Il faut aussi prendre en compte toutes les expériences périphériques. Par exemple la pratique de la radio, même à petite échelle, intègre ces critères. C’est une situation réelle qui prend en compte un auditeur, et qui oblige à se préoccuper de la qualité du message, de la correction de la langue, de la vérification des informations. On peut la pratiquer dès la maternelle (Radio Souris à Veynes). C’est en plus une situation très propice à l’articulation écrit-oral. Sans oublier que même à la radio il faut gérer l’aspect non-verbal de l’oral. 

    Si on regarde l’analyse de pratique, la question des consignes est essentielle. Sont-elles nombreuses ? Parcellisées ? 

    Répéter une formulation correcte ne fonctionne que si l’élève est capable de placer ses propres mots. Il s’agit de s’emparer d’un outil linguistique… proposé par le maître.

    Y a-t-il vraiment des situations qui seraient au cœur du travail scolaire et d’autres qui en seraient à la périphérie ? Tous les chemins sont bons. Dans un projet culturel, on est aussi à l’école, et on vise des apprentissages. Chaque classe peut avoir un projet.

    Les situations proposées ne doivent pas constituer une mimesis de la réalité. 
    Ces situations doivent comporter à la fois contextualisation et mémorisation.

    En effet dans un projet comme celui de la radio, il faut éviter les formes d’imitation médiatiques, où l’on joue au présentateur par exemple, ou bien où l’on prend les tics de langage des journalistes. En revanche la motivation à proposer un contenu de qualité parce qu’il y a des auditeurs est précieuse ! Dans un tel projet on apprend aussi la suspension du jugement, on peut introduire le débat argumenté, etc.

    Citons aussi la pratique de la lecture expressive. Tout compte : le rythme, l’intonation, l’intelligibilité, la mise en voix. Par exemple lire un conte africain, devant les autres élèves, à la manière d’un griot. On lui donne ainsi une forme publique.

    Dans les établissements anglo-saxons, on pratique la « présentation », qui est une forme particulière d’oral. Comme l’est aussi le débat citoyen avec son tour de parole, la mise en voix d’arguments, les mots-clé…

    En ECJS au lycée on fait de moins en moins de débats argumentés parce que cela demande beaucoup de préparation. Dans le premier degré le débat interprétatif a été abandonné en 2008. On pouvait ainsi mener des activités personnalisées sur les albums que les élèves ont à étudier. Du coup il manque aussi en 6e, où on pouvait le poursuivre.

    Un exemple d’activité sur l’Antiquité en 6e : les élèves préparent par deux un texte oral sur un dieu de l’Antiquité. Ils s’intéressent par exemple aux « attributs » de ce dieu. Au total une vingtaine de dieux sont étudiés. Deux élèves déguisés et porteurs des attributs du Dieu choisi se présentent à chaque cours pendant une courte séquence. Ils ont ensuite à répondre aux questions des autres élèves sur le dieu qu’ils ont étudié et représenté. Ce travail est évalué collectivement. 

    Le professeur dispose de cette liberté pédagogique dont il doit s’emparer, c’est à lui de concevoir son cours, y compris avec de l’audace ! Bien sûr il ne faut pas déséquilibrer l’écrit et l’oral.

    ►Synthèse : les compétences particulières de l’oral

    ♦ L’écoute : essentielle – techniques pour l’écoute active – savoir se taire – gestion du silence – interlocution – débat.♦ La reformulation : explicative ou argumentative – le propos d’autrui.♦ Le contexte : l’auditoire – la prise de risque – les situations – le rapport à la vie réelle – l’identification dans chaque discipline des situations orales adéquates – exploiter le stage en entreprise (négociation des objectifs, entretien avec le tuteur, etc.) – perspectives actionnelles en langues – accomplir des tâches dans un environnement de la vie réelle ou « comme si »…♦ La mise en voix♦ La mémorisationL’écrit pour préparer l’oral (radio, débat argumenté)♦ L’équilibre verbal / non verbal♦ La formulation avec des mots

    Les situations disciplinaires ou interdisciplinaires favorables :
    ♦ L’accompagnement éducatif en collège♦ L’accompagnement personnalisé en lycée et LP♦ L’Histoire des Arts♦ Le Brevet des collèges♦ Les TPE ♦ etc.

    Exemple des mathématiques où le socle commun évalue l’item : échanger pour travailler ensemble, par exemple. L’oral est présent dans les nouveaux programmes du lycée, notamment pour les enseignements d’exploration, notamment MPS (méthodes et pratiques scientifiques) et LS (littérature et société).

    ► Le lexique : les mots des disciplines 

    Exemple de 4 mots observés en transversal : « mode », « image », « emploi », « théâtre ». On propose aussi « sujet », « matière », « fonction », etc.


     Il s’agit d’expliciter les usages dans les disciplines de certains mots fréquents. On cherchera à les raccrocher au sens commun. Il y a en général un contenu commun et des usages spécifiques ou particuliers.


     Il s’agit de mettre au jour les malentendus didactiques. Par exemple le sens des mots comme « fonction » ou « image » en mathématiques n’est pas arbitraire par rapport à l’usage ordinaire, même s’ils prennent un sens plus précis dès lors que l’on utilise le langage mathématique.

    Odile Chenevez, Clemi Aix-Marseille

     

    • Réunion du 19 mai 2011

    Compte rendu de la réunion du groupe Maîtrise de la langue dans toutes les disciplines  : 19 mai 2011, collège Prévert, Marseille (de 9h à 16h30)

    Présents : Sabine Brismontier-Hornez, Norbert Bernard, Odile Chenevez, Agnès Levicky, Christian Le Guillou, Jean-Louis Leydet, Martine Sznaper, Gilbert Stromboni.
    Absents excusés : Valérie Abel, Lionel Barra, Thomas Garcia. 


    ♦ Exposé d’Agnès Levicky sur la baladodiffusion (500 lecteurs enregistreurs dans les 35 établissements de l’académie concernés). Il s’agit d’un outil mobile, moins onéreux qu’un laboratoire de langues. Moins chronophage également (2’ de prestation, qui peut être préparée et corrigée à la maison).
    Son rôle dans l’expression orale est très intéressant :

     Il lève la contrainte du temps et permet (nouveauté essentielle) de réaliser des « brouillons de l’oral  ». 

     Il permet une individualisation de l’entrainement de l’élève à l’oral.


    ♦  Un second vecteur d’oral est évoqué : les coaches.
    Binômes de deux élèves : un parle, l’autre écoute et conseille (recul, distance).  
    Quelles pistes pour la MDL, quelles possibilités de transfert  ? C’est un outil qui est moins chronophage et qui réduit le risque d’exposition du locuteur. Il peut trouver sa place dans les accompagnements éducatif au collège et personnalisé au lycée. 


     Des propositions d’amélioration du guide «  Oralissimo  » sont faites par les membres du groupe. Gilbert Stromboni reprendra la version actuelle dans le sens d’une plus grande concentration et simplification. Chacun pourra donner son avis et apporter d’ultimes améliorations. 
    Dans cette perspective, la distinction : oral pour apprendre / oral à apprendre est validée, de même que la reformulation dont l’importance devra être mieux soulignée. Les participants ont débattu de la norme à promouvoir, des codes liés à l’efficacité de la communication, et de la manière de les faire découvrir et pratiquer. 
    Il a été également décidé d’indiquer davantage de pistes de travail, et de suggérer des préconisations plus concrètes. 


     Travail sur les mots hyperfréquents communs à plusieurs disciplines. 
    SVT, Lettres, STI ont apporté leur contribution. D’autres sont attendues, notamment celle de l’Histoire. Il faudra ensuite regrouper les éléments pour les confronter et faire apparaitre les spécificités disciplinaires des mots retenus cette année.
    On s’est interrogé sans trancher définitivement sur les modalités de la restitution de ce travail : tableau, abécédaire ? La seconde solution semble tenir la corde.

    Tous ces documents (Oralissimo, les mots des disciplines) demandent donc à être retravaillés. Ils seront finalisés à la rentrée de septembre avant d’être mis en ligne et diffusés dans les établissements. 

    En 2011-2012, le groupe décide de travailler plus spécifiquement l’argumentation dans toutes les disciplines, et de poursuivre l’exploration engagée cette année des mots dont le sens varie selon l’utilisation disciplinaire qui en est faite. 

     

     

    • Réunion du 14 novembre 2011

    Compte rendu de la réunion du groupe Maîtrise de la langue dans toutes les disciplines : 14 novembre 2011, Annexe durectorat Bois de l’Aune, Aix en Provence (14h à 17h00).

    Présents : Gilbert Stromboni, Jean-Louis Leydet, ClaudeSerris, Odile Chenevez, Frédéric Couderc, Mohammed Marzouk, Martine Sznaper.

    Les absents étaient excusés.

     

    A l’ordre du jour du groupe de travail : les mots dans les disciplines, la finalisation du travail sur l’oral et l’ouverture d’un nouvel axe de travail : l’argumentation.

     

    En début de réunion, le groupe de travail poursuit,dans la continuité de la séance précédente son travail sur la problématique du lexique pour clarifier la dimension implicite des termes utilisés dans nos enseignements ; Il s’agit de mettre  à la « portée »  des termes « hyper fréquents » que les professeurs maîtrisent, utilisent couramment mais que nos élèves ont du mal à cerner du fait des acceptions variées et de leur caractère polysémique. Des propositions précises ont été apportées durant cette séance sur les 10 mots retenus comme « hyper fréquents » (Emploi, fonction, image, ligne, matière, milieu, mode, objet, sujet, théâtre). La discussion  a porté,dans un premier temps, sur la forme et en particulier la présentation de ces mots, puis sur le fond du sujet : faut-il présenter cela  sous forme d’abécédaire ? de tableau ? Après de longs échanges, le groupe a finalement opté pour un tableau à double entrée. Il y aura au total 10 tableaux ; Sur chacun des tableaux, figurera :

    1)      Le terme concerné 

    2)     Trois colonnes qui déclineront :

    • les définitions scientifiques du terme
    • Les pratiques et les programmes
    • Les expressions dans lesquelles le mot est utilisé.

    3)    Dans les lignes figureront, les disciplines.

    Cette présentation a comme principal avantage de visualiser les différents sens du mot et de faciliter une lecture disciplinaire comparative. Le groupe décide, pour la prochaine séance,  de travailler sur quatre mots sous cette forme : image, fonction, objet, milieu. L’idée étant de réaliser une mise en forme opérationnelle.

     

    La séance s’est poursuivie, dans un deuxième temps, sur le travail entamé sur l’oral ; Il s’agit de faire les dernières retouches avant de mettre l’outil à disposition des établissements. Deux points sur la partie   professeur sont remaniés. D’une part, l’idée sur la baladodiffusion en langues vivantes d’A. Levicky est retenue. Sa dimension formative et la possibilité d’individualiser les apprentissages ont été considérées intéressantes et d’un grand intérêt didactique pour l’oral. D’autre part, il était important de rappeler que l’oral est un vecteur d’apprentissages, un moment de construction des savoirs et qu’il ne fallait pas le considérer comme chronophage et comme une perte de temps.

     

    Pour terminer, un nouveau chantier est ouvert durant cette séance : l’argumentation dans toutes les disciplines avec ses enjeux scolaires et sociaux. Le groupe de travail s’est fixé comme objectif pour la prochaine réunion de dresser un état des lieux  dans chaque discipline de cette pratique : l’argumentation et les instructions officielles, l’argumentation au collège, au lycée, Lycée professionnel.

    La prochaine séance de travail est fixée au Jeudi 23 février 2012, de 9h à 12h (même lieu). 

    MARZOUK Mohammed, Collège Anne Frank, Morières lès Avignon.

     

     

    • Réunion du 22 février 2012


    Présents : Norbert Bernard, Christian Le Guillou, Agnès Levicky, Mohammed Marzouk, Claude Serris, Gilbert Stromboni
    Les membres du groupe absents étaient excusés.

    1) Le guide de l’oral « Oralissimo »

    • La dernière version envoyée à tous a été validée après deux demandes de précision (sur la progressivité des apprentissages, sur le lien avec l’argumentation).
    • Le guide sera envoyé dans tous les établissements de l’académie, et les corps d’inspection veilleront à sa prise en compte par les différentes équipes disciplinaires. Ce guide a pour vocation de devenir un outil linguistique commun, susceptible de susciter la réflexion et de faire évoluer les pratiques de classe. Des rappels portant sur les freins à l’expression orale dans les classes, d’utiles distinctions entre « faire cours » et « faire classe »  ont été faits par les participants à la réunion.
    • Une règle commune aux diverses disciplines semble bien être le passage de « la matière élève » au concept. Cela implique de poser d’abord des questions ouvertes qui impliquent les élèves, et de stimuler leur parole à travers une mise en œuvre concrète. Cela implique également une progressivité dans les apprentissages : par exemple passer de l’exposé au débat, et produire une parole de plus en plus fournie.
    • Il faut également réfléchir à des innovations qui se situeraient à l’articulation de l’organisationnel et du pédagogique.


    2) Les mots dans les disciplines

    • Quatre mots (fonction, image, milieu, objet) ont été définis dans les disciplines suivantes : Mathématiques, Français, Histoire et géographie, Sciences de la Vie et de la Terre, Sciences et Techniques industrielles, Economie Gestion.
    • Des demandes de précision ont été validées au cours de la réunion, avant que le groupe ne décide de définir pour le mois de juin six autres termes utilisés dans plusieurs disciplines : emploi, ligne, matière, mode, sujet, théâtre. Que chacun les prenne en compte en fonction de la discipline qu’il représente.
    • Le groupe a également débattu de la manière d’utiliser et d’enseigner ces  mots dans les diverses disciplines. Les notions de rituels pédagogiques communs (une phase d’écrit par séance, le réemploi systématique du vocabulaire…) et de continuité nécessaire (à l’intérieur des disciplines, et entre les disciplines) ont été mises en avant.  


    3) L’argumentation

    Quatre perspectives à explorer : 

    • Les champs et les enjeux à cerner :

                         - développement de l'esprit critique?

                         - place de la parole ?

                        - enjeux citoyens?
                     

    • La nécessité d’une réflexion pluri-disciplinaire, car l’activité argumentative ne recouvre pas les mêmes orientations ni pratiques en Math, Histoire, Lettres, ECJS, SVT…
    • La mise en place d’opérations langagières ;

                          - logiques ;
                          - dialogiques.
                          - la mise en place de stratégies argumentatives : apprendre à  justifier ses idées

    • Le métalangage :

                        - les choix lexicaux ;
                        - le vocabulaire de l’argumentation.

    Le débat a porté sur la progressivité à établir dans les apprentissages, sur la distinction entre argument et preuve, et sur la part de persuasion présente dans toute argumentation (appropriation des éléments de la rhétorique permettant de prendre en compte le destinataire et d’organiser ses arguments). Il a été convenu de distinguer explication et argumentation, démonstration et argumentation. 

    Pour la prochaine réunion, il serait souhaitable qu’un état des lieux par discipline soit dressé :
                 - références à l’argumentation dans les programmes ;
                 - pratiques de classe ;
                 - exemples d’exercices concrets avec si   possible une copie d’élève correcte.
    Math, Histoire et SVT ont déjà communiqué un « état des lieux » comportant la première rubrique ci-dessus. 


    La prochaine réunion a été fixée au lundi 11 juin prochain, sans doute au collège Roquepertuse à Velaux (le contact sera pris dès que possible). Elle durera toute la journée pour permettre au groupe de finaliser un certain nombre de documents (notamment les mots des disciplines) et d’avancer fortement sur l’argumentation. Réservons cette journée dès aujourd’hui !
                                                                       
    C.R réalisé par Gilbert Stromboni

     

     

    • Réunion du lundi 11 juin 2012  

    Cinq présents : Agnès Lévicky, Christian Le Guillou, Mohammed Marzouk, Gilbert Stromboni, Martine Sznaper ; les absents étaient excusés.

     

     1.    Liste de mots ou couples de mots utilisés dans toutes les disciplines.

    4 sont complets

    6 en cours de réalisation.

    Ce travail devrait se poursuivre l’an prochain. On pourra ensuite publier tout cela. Il nous faut choisir quelques termes sur lesquels poursuivre le travail.

    La décision est prise de solliciter des professeurs afin de seconder les IPR ou de les remplacer lors des réunions. Il s’agit de renforcer le groupe.

    2 disciplines doivent produire encore : STI /éco-gestion/ + le français.

    Quelques mots à travailler pour la prochaine réunion (en gras) :

    En histoire : événement / nation, pays état / situer, situation / le temps  / l’espace / la société

    SVT : événement en géologie. Socio-éco-système. Energie / cellule / besoin / environnement (inclus dans milieu) /

    Rechercher des termes polysémiques.

    Energie

    Eco-gestion : figure

    Langues, math : domaine

    Organisation

    Régulation

    Système

    Structure

    On peut essayer de travailler sur ces termes, en commençant par ceux en gras, pour la prochaine réunion.

    Il faudrait associer un physicien (des contacts seront pris).

    Les professeurs utilisent ces termes polysémiques sans forcément se rendre compte que les différents sens de ces mots ne sont pas toujours perçus par les élèves. Il s’agit de s’assurer que tout le monde donne le même sens à ces termes selon la discipline enseignée.

    Le guide de l’oral Oralissimo a été envoyé dans les établissements au mois de mars. Il a reçu un bon accueil. Sa diffusion dépend des chefs d’établissement qui parfois ne l’adressent qu’aux professeurs de lettres. Il sera communiqué à tous les IPR afin qu’ils puissent y faire référence lors de leurs animations.

     

    2.    Argumenter / démontrer / persuader

    Tableau d’Alain Boissinot Les textes argumentatifs, 1992.

    En Lettres, on sera plus souvent dans l’argumentation que dans la démonstration. Argumentation : domaine de la conviction / démonstration : domaine de la vérité.

    Expliquer ou démontrer. Il n’y a de vraie démonstration qu’en mathématiques et en physique formelle. En SVT, on ne démontre jamais, on montre, on explique. On tend vers une vérité, sans l’atteindre. Les math ont construit un système qui conduit à la vérité.

    En histoire : argumenter a disparu des programmes. Au DNB, par exemple : développement construit. L’argumentation est réservée au lycée. Epreuve de bac 2013 : rédiger des réponses construites et argumentées, montrant une maîtrise correcte de la langue. L’idée est de convaincre.

    En SVT : le candidat doit relever des informations pertinentes par rapport à la question posée. Démarche problématique explicative et argumentative. Recherche d’arguments dans une étude de cas.

    En langues : au bac, argumenter et justifier un point de vue. A partir du niveau B1.

    En français : distinction nette entre argumentation et explication (explication en 4ème, argumentation en 3ème).

    Le socle : compréhension d’un texte argumentatif simple. Le terme argumentation n’apparaît pas dans le socle sauf dans les critères d’évaluation.

    L’argumentation est un mode de raisonnement, c’est aussi une forme du discours. Boissinot considère que tout texte, dans la mesure où il est destiné à produire un effet sur le récepteur,  est argumentatif. Oui, mais quid de la poésie ?

    En langues, on enseigne l’art de poser une problématique. Par exemple, faut-il abandonner les notes ? L’enseignement de l’histoire est-il nécessaire ? Pour qu’il y ait argumentation, il faut poser une problématique.

    La dissertation, c’est le modèle rhétorique de l’enseignement en France. La problématique doit d’abord être dégagée.

    Débat argumenté en ECJS.

    Débat citoyen en langues.

    En français : on a souvent recours à la mise en situation, notamment par la participation les élèves à une session du tribunal.

    Investigation / exécution. Mais le temps de l’investigation est bien plus important que le temps de l’exécution.

    SVT : 13 heures sont consacrées en 3ème à la responsabilité humaine en matière de santé et d’environnement. Ces 13 heures sont insuffisantes pour que l’on puisse organiser des débats régulés. Il faut donc impérativement collaborer avec le prof de français, par exemple.

    Atelier rédactionnel en LP. Lien fort entre prof de professionnel et prof de lettres.

    En math : la démonstration est l’aboutissement du raisonnement. Principe de parcimonie. Plus de chemin est court vers la démonstration, plus la démonstration est pertinente. Mais certains élèves proposent des raisonnements qui ne sont pas canoniques. Il y a confrontations de raisonnements, donc argumentation. On parle d’élégance mathématique.

    Compétence pragmatique en langues.

    Histoire : introduction du discours narratif en classe de 6ème et 5ème.

     

     

    Objectifs de travail pour la prochaine réunion :

    1)    Confronter les pratiques argumentatives des disciplines à partir du tableau suivant

    Champs et enjeux

    Orientations argumentatives

    Opérations monologiques et dialogiques mises en œuvre

    Métalangage de l’argumentation

    Développement de l’esprit critique, place de la parole, enjeux citoyens

     

    Mise en place d’opérations langagières logiques, dialogiques, stratégies argumentatives (apprendre à justifier ses idées

    Choix lexicaux, vocabulaire de l’argumentation

    2)    Proposer des activités de type argumentatif par discipline (exercices, productions écrites, progressions par niveau…)

    Prochaine réunion en octobre-novembre 2012 (elle sera fixée à la rentrée)

     

     

     

    • Réunion du 23 octobre 2012

    Des agendas serrés ne permettent pas de réunir la totalité des 15 membres du groupe.

    12 présents (Adda, Chenevez, Couderc, Deulofeu, Le Guillou, Levicky, Leydet, Serris, Stromboni, Sznaper, Truant, Voirin). Les trois collègues absents sont excusés.

     Accueil des nouveaux membres du groupe :

    - Soria Adda PLP Lettres-Histoire, LP La Floride, Marseille

    - Guilhem Deulofeu certifié Mathématiques, collège Belle de Mai, Marseille

    - Virginie Voirin-Verneuil certifiée SVT, collège Quinet, Marseille.

     

    • Rappel des activités de production de documents à destination des professeurs

    Les années précédentes

    - Les 10 commandements de l’écrit (2010)

    - Oralissimo : guide de la pratique orale dans les classes, du point de vue de l’élève et du professeur (2012)

    Cette année

    -  Les mots dans les disciplines. Insuffisante prise en compte des sens différents selon les disciplines, source de confusion pour les élèves. Une des causes de l’échec scolaire, liée au cloisonnement des savoirs. Poursuite du travail engagé en 2011-12.

    Participation éventuelle d’autres disciplines à envisager : physique / philosophie / arts plastiques.

    L’argumentation. Un état des lieux a été réalisé dans les programmes de 4 disciplines : math / histoire / SVT / lettres. L’objectif : aller au-delà de cet état des lieux, confronter les approches et les pratiques, et proposer une approche par discipline qui prenne en compte la spécificité de chacune d’entre elles.

     

    Elaborer un tableau avec 4 rubriques :

    1. Les champs et les enjeux de l’argumentation dans les disciplines (développement de l’esprit critique, enjeux citoyens, place de la parole…)

    2. Les orientations argumentatives (pratiques spécifiques et/ou transversales)

    3. Opérations monologiques et dialogiques mises en œuvre (argumentation généralement dialogique notamment en français, même si elle peut parfois se présenter sous la forme d’un monologue mais qui tient toujours compte implicitement du discours de l’autre. Comment dans les disciplines on met en place des stratégies argumentatives pour exposer et défendre ses idées)

    4. Métalangage de l’argumentation.  A quelle dose ? A quels moments ? En fonction de quels travaux, de quelles recherches ?

     

    SVT et math ont déjà proposé des activités de type argumentatif. Ce tableau devrait être accompagné de quelques travaux d’élèves, de quelques exercices.

    Il n’est pas question de finaliser l’ensemble aujourd’hui.

     

    • Concernant les mots dans les disciplines :

    - Les 4 premiers mots étudiés sont déjà finalisés : fonction / image / milieu / objet,  sauf si l’on pense nécessaire de faire appel à d’autres disciplines.

    La réponse est oui : - pour le collège, la technologie. 

                                - faire appel à l’informatique pour la publication, afin d’éviter la présentation en  tableau, trop fastidieuse. Proposer des entrées dynamiques.

    Est-ce que les entrées choisies vont être conservées ? Christian Le Guillou estime qu’il s’agit d’un travail de 3 ans, désormais trop important pour être modifié. On ne trouvera pas de nouvelles catégories. D’autant qu’il y a une logique claire dans les 3 colonnes : définition / emplois – contexte syntaxique / programmes – pratiques scolaires.

    Donc ajouter technologie / physique pour les 4 premiers mots / et philosophie / arts plastiques pour « image ».

    Pour les 6 autres mots : emploi / ligne / matière / mode / sujet / théâtre.  Ajouter SES pour « emploi » / physique et philo pour « matière » / éco-gestion pour « ligne » /  arts plastiques pour « ligne » et « matière » / éducation aux médias pour « ligne », « matière » et « sujet ».

    Au mois de juin dernier, 6 nouveaux mots proposés : temps / espace / événement / figure / domaine / organisation. Lors de la prochaine réunion, il serait intéressant que l’on puisse avancer sur ces termes.

    Date proposée pour cette réunion : jeudi 14 février, de 13 h 30 à 16 h 30.

    Première répartition mise en place :

    Jean-Louis Leydet : « temps », « espace », « événement » vont poser problème ; c’est le cœur même de la discipline HG, car concepts organisateurs, distillés tout au long de la formation. Aussi des articles synthétiques sont-ils souhaitables sur certains de ces mots (idem en SVT)

    Agnès Lévicky  : en langues, « domaine » (programmes et CECRL)

    Odile Chenevez (Clemi) : « temps », « espace (virtuel) »  et « événement » 

    Marine Sznaper : gestion du « temps », « espace » de travail, « organisation » des entreprises

    Soria Adda : « temps », « organisation » en Lettres

    Frédéric Couderc : « évènement », « figure » en Lettres

    Lettres : les deux derniers mots à répartir entre G.Stromboni et Norbert Bernard.

     

    • Argumentation

    - Argumentation en mathématiques

    - En SVT

    - En histoire-géographie

    - En Lettres

    Opération monologique : un exposé qui tend vers la démonstration, dans lequel l’élève sera amené à convaincre sur tel ou tel sujet. Dialogique : organisation d’un débat par exemple.

    Quelle différence entre l’argumentation en lettres et en mathématiques par exemple ?

    En math, les élèves, dans la phase d’induction, vont dialoguer ≠ dans la phase déductive.

    En lettres, on discute sur des faits discutables et discutés. Le principal critère, c’est l’efficacité. Utilisation de la raison, des sentiments.

    Dissertation en histoire : construction d’un raisonnement ; dans le débat argumenté : travail sur des arguments, pas de prise de position, sauf quand il s’agit de valeurs. En Français, quand on demande aux élèves de raconter quelque chose, ils peuvent faire appel à l’imagination. En Histoire, on a réintroduit le « racontez » dans les classes. Les manuels proposent des pistes assez contestables, par exemple : « je suis esclave dans l’Antiquité ».

    A-t-on le droit de dire « je » ? Pas en histoire en tout cas.

    Clarification des contraintes au bénéfice des élèves. Quels sont les arguments autorisés par les disciplines ?

    Dimension culturelle.

    Orientation argumentative. Notion de thèse.

    Quand on enseigne l’argumentation, il faut que l’élève ait un point de vue.

    Définition nécessaire d’un cadre épistémologique et didactique.

    Les constantes : on parle de soi pour aller vers les autres et vers le monde. En sciences, mise à distance obligatoire. Le « je » argumentatif est un « je » distancié.

    Quand on fait référence à l’élève, on part de ses représentations pour pouvoir les modifier. En 6ème « mon espace proche » en géographie. En éducation civique : place de la personne. Cette dimension est difficile à gérer.

     

     

     

     

    •  Réunion du Jeudi 14/02/2013

     

    Participants : MM. Stromboni, Bernard, Jung, Le Guillou, Leydet, Delofeu, Marzouk ; Mmes Adda, Brismontier-Hornez, Sznaper.

     

     

    Les mots dans les disciplines :

    -          Les quatre premiers mots étudiés sont déjà finalisés : fonction / image / milieu / objet.

    -          Il s’est avéré nécessaire de faire appel à de nouvelles disciplines pour certains mots : Arts Plastiques, Physique, Philosophie.

    -          Juin 2012 : quatre nouveaux mots : Ligne/Matière/Sujet/Théâtre

    -          Octobre 2012 : six nouveaux mots : Temps/Espace/Evènement/Figure/Domaine/Organisation

     

    Les représentants des disciplines, absents à la réunion, ou ceux qui n’ont pas encore transmis leur contribution doivent envoyer leurs travaux à Monsieur Stromboni. (Voir la répartition établie lors de la réunion du 23/12/2012 dans le précédent compte rendu.)

    Contribution remarquable de la philosophie puisque tous les termes ont été étudiés.

     Attente de la contribution des Arts Plastiques et de la Physique.

     

    Le problème de la diffusion la plus large de ce travail est posé :

    -          Demander au webmestre de prévoir une présentation qui permette d’accéder aux mots individuellement et par discipline.

    -          Mettre en ligne les quatre premiers mots  (fonction / image / milieu / objet) et évaluer la manière dont ils sont utilisés.

    -          Créer une page d’accueil avec un texte introductif qui constitue une présentation générale.

    -          Chaque discipline pourrait ensuite faire une brève présentation pour expliquer pourquoi il faut définir les acceptions des mots spécifiques à chaque discipline.

    -          Voir s’il est possible d’envoyer les documents produits sur les adresses académiques pour en faciliter la diffusion.

    -          Ajouter un onglet «  maîtrise de la langue » sur l’ensemble des sites disciplinaires.

    -          Mettre en ligne les différents travaux déjà produits (Oralissimo, Les 10 commandements de l’écrit) sur les autres sites disciplinaires.

    -          Avoir un temps de réflexion sur la MDL pendant une formation USATICE.

     

     

    Cette  diffusion pluridisciplinaire a plusieurs objectifs :

     

    -          Insister sur la nécessité dans chaque séance et chaque discipline de définir les mots avec précision. Ce document Les mots dans les disciplines doit constituer un outil pour les enseignants.

     

    -          Mettre en exergue la nécessité de s’emparer de cette question dans toutes les disciplines.

     

    -          Partager des expériences pédagogiques et montrer qu’elles ne sont pas exclusivement réservées à la discipline « Français ». Chaque discipline doit avoir le souci de faire partager ses documents.

     

     

     

    Exemples d’expériences menées par Guilhem Deulofeu professeur de Mathématiques au collège Belle de Mai à Marseille :

     

    1. La mesure de la terre par Eratosthène[1]

    • Les élèves  découvrent et lisent en cours de français le texte d’Eratosthène, puis ils réalisent un schéma afin de mieux comprendre la situation décrite dans l’extrait.
    • Les schémas des élèves sont repris par le professeur de sciences-physiques qui travaille avec eux sur la dimension scientifique du texte pour transformer les schémas illustratifs en schémas ou modélisations scientifiques à visée explicative.
    • Les modélisations sont alors traitées en classe de mathématiques pour retrouver le raisonnement construit par Eratosthène.
    • Enfin, les élèves doivent rédiger le discours qu’Eratosthène aurait pu tenir devant les savants de la bibliothèque d’Alexandrie pour les convaincre de la validité de son résultat. (Travail transversal en français et mathématiques autour de l’argumentation)

     

     2. Titanic :

    A partir de la lecture d'un texte très largement inspiré de la source encyclopédique wikipédia, élaborer une réflexion scientifique afin de déterminer le nombre de canots manquants lors du naufrage du Titanic ; cet exercice fait appel à des compétences multiples : lecture, analyse, calcul, écriture.

     

    3. Narration de recherche

    L’élève doit expliquer  l’ensemble de sa démarche pour résoudre un problème. Ce qui est donc le plus important c’est la manière dont il explique, le protocole qu’il a suivi, et non le résultat.

    Cet exercice fait appel à la maîtrise de la langue et constitue un exemple d’interdisciplinarité facile à mettre en œuvre deux ou trois fois durant l’année scolaire.

     

    4. Le conte

    A partir de la lecture d’un conte[2] , élaborer une série de calculs.

     

                                                                            

     

     

    -          Outre le caractère pluridisciplinaire de ces pratiques, Mr Delofeu explique qu’elles peuvent être expérimentées par tous les enseignants car elles ne sont pas chronophages.

     

    -          Mr Stromboni souhaite que ces supports soient publiés sur le site en fin d’année.

     

     

     

    L’Argumentation :

    -          Réflexion commune sur l’argumentation et les spécificités dans chaque discipline. Chaque groupe de disciplines doit affirmer sa position sur ce sujet.

    -          L’argumentation peut être abordée en classe de seconde en AP car c’est un sujet transversal.

    -          Pour la prochaine réunion apporter des exercices représentatifs du travail mené avec les élèves sur cette question. Des copies d’élèves seraient aussi les bienvenues.

    -          Monsieur Stromboni insiste sur l’utilité de s’appuyer dans notre démarche sur des éléments concrets.

    -          Difficulté pour l’enseignement professionnel industriel de compléter le tableau sur l’argumentation.

    -          Ne faudrait-il pas sérier tout ce qui appartient à l’argumentation et décliner les éléments nécessaires à faire assimiler aux élèves ?

    -          Monsieur Bernard rappelle que l’argumentation nécessite culture, technique et posture en prenant en compte le destinataire.

    -          M. Jung ajoute qu’argumenter, c’est penser par soi-même, penser en cohérence avec soi et penser en se mettant à la place de tout autre.

    -          Une réflexion collective est amorcée sur le statut de l’exemple dans l’argumentation.

     

     

    Il est prévu que la prochaine réunion se déroule toute la journée : le jeudi 6 juin 2013 (jour de la saint Norbert…) à 9 h 30, Annexe du Rectorat, Bois de l’Aune, Aix en Provence.

     

     

    •  Réunion du 06/06/2013 

     

    11 présents

    Tour de table

    .

    Bilan de la réunion précédente suivi d’un point sur l’évolution du travail sur le :

    1er axe de travail : les mots dans les disciplines

    Evocation du problème de la lisibilité des documents sur internet (référencement, travail complémentaire de celui de l’académie de Lille)

    Proposition de mutualisation du travail sur les mots avec celui de l’académie de Lille : création d’un lien qui renverrait au site, et possibilité de mutualisation avec le site départemental MDL du primaire.

     

    Les 6 premiers mots (Emploi, ligne, matière, mode, sujet, théâtre) sont presque prêts, il manque la contribution des arts plastiques.

    Les 6 derniers mots (Temps, espace, événement, figure, domaine, organisation) doivent être encore complétés.

    On attend des compléments en SVT, l’économie doit compléter le mot « mode », les langues doivent compléter le mot « domaine ».

    Attente aussi de la participation du domaine de la communication et des médias.

     

    Pour la publication des 6 premiers mots :

    -          chaque discipline doit proposer un chapeau introducteur.

    -          le texte introductif général pour l’ensemble du travail est déjà prêt.

    Eviter les redondances entre la perspective disciplinaire et la perspective générale.

     

    2ème  axe de travail : l’argumentation

    On a souligné l’importance de croiser la façon dont on aborde l’argumentation dans les différentes disciplines.

    Un certain nombre de travaux sont déjà prêts en français, en math, en histoire-géographie, en SVT, en philo et  en langue ; ils vont être publiés. L’apport des STI serait à approfondir.

     

    Il faut pour chaque discipline :

    -          un document qui fasse le point sur la situation de l’argumentation dans la discipline (cet état des lieux doit être court et concis)

    -          le tableau complété avec ses 4 rubriques : Champs et enjeux, Orientations argumentatives, Opérations monologiques mise en œuvre, Métalangage de l’argumentation.

     

    Discussion :

    On observe une évolution des attentes vers le débat dialogique en 3ème car cela correspond au développement cognitif de l’enfant dans une perspective de décentrement et d’ouverture à l’autre.

    Dans l’argumentation, il y a une volonté de faire bouger la ou les convictions de l’autre (d’où le recours à la persuasion)

    Argumenter doit résulter de la recherche d’une problématique qui suscite une recherche d’arguments, un débat.

    Lorsqu’on justifie un choix, on argumente, quelle qque soit la dicipline.

    L’argumentation est au service de la construction de la citoyenneté.

     

    Des exemples concrets en HG, Math et SVT ont été présentés par MM Marzouk, Deulofeu, Mme Voirin.

     

    La réunion s’est achevée à 13h. 



    [1] Revue "Espace Information"  n°31 octobre 1985.

    [2] M. Delofeu  nous transmettra le titre et la source ultérieurement.

     

     

     

    •  Réunion du 12 novembre 2013, 9h-12h,  collège Jas de Bouffan, Aix en Provence

     

     

     

    12 présents

     

     

     

    Thématiques de l’année : prise de notes / lecture et compréhension de consignes.

     

     

     

    Le point sur les publications : les documents sur l’argumentation sont désormais en ligne, ainsi que les dix premiers mots polysémiques utilisés dans les disciplines. Il reste six mots à publier, et l’apport des Arts plastiques est attendu.

     

     

     

    Aujourd’hui : la prise de notes

     

    Etat des lieux dans les différentes disciplines 

     

    Propositions concrètes. Démarches transférables d’une discipline à l’autre. Liens avec les contenus, car il ne saurait exister de méthodologie « hors sol », d’où une démarche fonctionnalisée.

     

     

     

    Présentation par Gilbert Stromboni :

     

     

     

    Tout le monde considère que la prise de notes est essentielle, mais personne ne s’y attelle vraiment. Représentations erronées ou stéréotypées : prise de notes = abréviations par exemple.

     

    Comment construire dès la 6ème et même avant des capacités permettant aux élèves d’assimiler progressivement les règles et les contraintes de la prise de notes ?

     

    A partir d’un même support, pour certains il n’existerait qu’une seule prise de notes. Or les besoins de ceux qui prennent des notes ne sont pas les mêmes. La connaissance du sujet, notamment, implique une prise de notes plus ciblée. La visée commande la prise de notes, la flexibilité est nécessaire.

     

    Quelle progression sans attendre le lycée ? Quels savoir-faire enseigner ?

     

    Quel apprentissage peut-on construire en situation de classe, en fonction de la difficulté des textes ? Quelle convergence entre les disciplines ? Qu’est-ce qui est transférable d’une discipline à l’autre ? Ainsi le procédé de schématisation n’a pas la même importance selon les disciplines.

     

     

     

    Les principes de progression que l’on peut mettre en œuvre :

     

    Progression selon les types de textes : du narratif à l’argumentatif en lettres. De l’écrit à l’oral. Il est en effet plus facile de prendre des notes à partir d’un support écrit. La captation en termes de prise de notes est plus difficile à l’oral (par exemple pour une conversation ou un débat). Ne pas oublier l’écrit oralisé (par exemple l’exposé).

     

    Les abréviations : il ne suffit pas de savoir abréger, il faut également savoir sélectionner l’essentiel, le condenser et le reformuler.

     

     

     

    Utilité de la prise de notes pour apprendre (outil de travail). Les notes peuvent être reprises, améliorées.

     

    Réflexion sur le rôle de chacun. Qu’est-ce qui relève de l’ensemble des disciplines et du français ? La prise de notes implique un certain nombre de connaissances linguistiques, lexicales : la nominalisation par exemple, est fondamentale pour sa mise en œuvre.

     

     

     

    La prise de notes du professeur : le problème de la trace écrite est essentiel.

     

    Les notes au tableau, cela peut être : - un résumé de ce qui a été fait.

     

    -          une amorce qui va stimuler les élèves.

     

    -          une conclusion ; une schématisation sous forme de tableau…

     

    Il faut se prémunir de quelques dérives. L’écrit du professeur peut être contre-productif. La formalisation peut s’avérer trop précoce, par exemple. Il arrive aussi que l’on propose des formulations savantes trop éloignées de la parole des élèves, ou que l’on dicte. Cela se révèle assez incompatible avec la prise de notes.

     

     

     

    Collège et lycée : des démarches différentes. Au collège : à la fin du cours, ou pendant une plage spécifiquement consacrée à la prise de notes. Au lycée : au fil du cours. Mais cet apprentissage doit être méthodique, régulier et progressif.

     

     

     

    Norbert Bernard :

     

    Délimiter le périmètre de la prise de notes. Synthèse, résumé,  et prise de notes plus synchronique au fil des propos tenus : cela ne recouvre pas la même réalité.

     

    La prise de notes convoque des compétences plurielles : écoute, choix, reformulation, réorganisation.

     

    Modalités d’apprentissage : tester des procédures progressives. De la 2nde à la Tale dans toutes les disciplines avec des temps de prise de notes.

     

    Communication administrative. Formation d’assistants chargés de CR de réunions. Rédaction d’un courrier sous une dictée très rapide. Maîtrise d’une langue technique et d’abréviations. La langue « texto » peut aider les élèves. On invite très souvent des professionnels afin d’entraîner les élèves qui assistent aux réunions et doivent en élaborer un CR.

     

    Entre la 2nde et la Tale : un protocole ? Démarche en lien avec le prof de lettres qui fait construire le résumé du cours en fin de séance. Pas de préparation spécifique. Cel          se fait travers le contenu disciplinaire.

     

     

     

    Mohammed Marzouk : prise de notes au fil du cours très difficile pour les petites classes de 6ème et 5ème.

     

     

     

    Virginie Voiron : 2 types de prises de notes. Rendre compte de ce qui se dit / Maîtrise du sujet. 

     

     

     

    Christiane Vinciguerra : formulation d’un problème. L’élève est forcément acteur. En collège : une petite synthèse à exposer devant les autres. Tale : même chose, mais eux doivent formuler le problème. Les différentes activités en classe vont aider les élèves à progresser. Le professeur doit avoir la main mise sur les classeurs.

     

     

     

    Jean-Louis Leydet : Nous avons tous pris des notes sur un exposé préparé. Plus le propos est structuré, plus la prise de notes est facilitée. Que fait-on de la prise de notes ? Ex. « 1804 : sacre de Napoléon ». Comment entraîner les élèves à expanser cette indication ?

     

     

     

    Virginie Voirin : intérêt de l’élève à prendre des notes. Une bonne note à l’évaluation ?

     

     

     

    Claude Serris : les notes constituent un instrument de communication. Elles ne sont pas un paramètre essentiel lorsqu’il s’agit de résoudre un problème. En math, il ne s’agit pas pour l’élève de s’approprier la synthèse finale et de reformuler les conclusions de façon personnelle. Au contraire, il s’agit de s’approprier le langage mathématique.

     

     

     

    Frédéric Couderc : dans la résolution du problème de math, l’élève jalonnera sa réflexion et sa démarche par des notes.

     

     

     

    Agnès Lévicky : le brouillon.

     

     

     

    Claude Serris : dans les situations de recherche, en math, on n’a pas pour priorité la prise de notes.

     

     

     

    Gilbert Stromboni : La nominalisation donne accès progressivement à l’abstraction. Il existe une tension entre la construction du sens et la restitution. Il faut laisser toute sa place à la recherche puis organiser la restitution, ce qui implique la structuration.

     

     

     

    Jean-Louis Leydet : Les choses deviennent de plus en plus complexes. Est-ce que le résumé de fin d’heure relève de la prise de notes ? Mais les mots-clés sont plus du domaine de la prise de notes. Lecture d’un essai. Prise de notes. Préciser les temporalités.

     

     

     

    Frédéric Leval : on vise un rapport plus autonome à l’appropriation des savoirs. Mise en mots (hiérarchisation de l’information) et mise en forme.

     

    En Arts plastiques : démarche de projet avec apparition de la prise de notes à des moments spécifiques. Mise en commun, croisement des démarches. Les élèves disposent d’un cahier de bord. Connaissances, savoirs, à l’initiative de l’élève. Souvent très décousu. Croquis, phrases notées par l’élève, vocabulaire…. Les élèves sont bien en peine de reconstituer du sens à partir des notes prises. Parti pris de l’enseignant, parfois. Le temps imparti à la prise de notes est réduit. Ou bien l’on distribue un document élaboré par le professeur.

     

     

     

    Christiane Vinciguerra : donner un guide.

     

     

     

    Soria Adda  : affecter à chaque séance un objectif clairement énoncé. Hésitation entre trace écrite et prise de notes. On risque de creuser les différences entre les élèves, notamment en LP.

     

     

     

    Norbert Bernard : repérer, retenir, reformuler. Inviter les élèves à repérer par exemple 3 mots pour commencer.

     

     

     

    Jean-Louis Leydet : prenez des notes / prenez en note. Consignes. Sélectionner 3 mots : comment l’élève définit-il que ces 3 mots sont importants ? Biographie de personnages, par exemple : si la consigne est de déterminer 3 œuvres importantes, quelssont les critères pour définir une œuvre importante ?

     

     

     

    Gilbert Stromboni : la trace écrite. Elle s’inscrit dans un apprentissage méthodique de la prise de notes. Les élèves doivent être sollicités et faire des propositions. La parole du professeur ne doit pas court-circuiter la parole des élèves. Dans la présentation des notes, la mise en forme est essentielle. Proposer des exercices gradués en fonction du niveau des élèves et de la difficulté du support.

     

    Une définition de la prise de notes : traitement pas à pas de l’information dans une interaction réception – écriture.

     

     

     

    Mohammed Marzouk : prise de notes : reformuler. Nominaliser. Résumer. Synthétiser.

     

     

     

    Virginie Voirin : le professeur adopte tout d’abord des formulations très simples puis plus élaborées. Consignes : repérer, identifier, comparer. Reformulation des comptes rendus d’observation commune.

     

     

     

    Pour la prochaine séance (en février) :

     

    Construire une progression visant à parvenir à une prise de notes autonome à la fin du lycée. Passages obligés au collège (passage par l’écrit). Sens global. Guidage.

     

    Dans les disciplines : activités destinées à entraîner les élèves à la prise de notes.

     

    Réunion du 17 mars 2014  

    9h-12h - collège Arc de Meyran, Aix en Pce

     

     Présents : Joël Jung, Agnès Levicky, Jean-Louis Leydet, Christiane Vinciguerra- Cerami, Gilbert Stromboni

     

    Les absents étaient excusés.

     

     La discussion a d’abord porté sur la problématique choisie cette année : la prise de notes. Chacun a pu apporter sa contribution, afin d’améliorer le projet présenté par Gilbert Stromboni.

     

    Les observations ont porté principalement sur le volet professeur, à développer dans le projet, la prise de notes ne se situant pas uniquement du côté de l’élève.

    On valorisera donc :

    -          L’explicitation nécessaire, la mise en évidence d’une problématique, les échanges avec les élèves ;

    -          L’articulation entre compréhension et prise de notes : nécessité de fonder la prise de notes sur un projet, de manière à allier l’explicitation réalisée par le professeur et la motivation de l’élève.

     

    Une version revue et enrichie du projet sera présentée lors de la prochaine réunion.

     

     

    Second point : les formations Maitrise de la langue toutes disciplines à assurer au cours de l’année scolaire à venir.

    Huit modules de deux jours sont prévus : 4 pour le 13, 2 pour le 84, 1 pour le 04 et 1 pour le 05. Cela représente 16 journées de formation avec 160 stagiaires. Il faudra prévoir des doublettes de formateurs Lettres - autre discipline. Et également, selon le niveau concerné par la formation (par exemple : 6ème), prévoir une participation du premier degré.

     

    Chaque discipline ou groupe de disciplines (Langues vivantes) est donc invité à proposer des formateurs (au moins deux).

    Un point sera réalisé lors de la prochaine réunion du groupe MDL toutes disciplines au mois de juin. Une réflexion sera également engagée sur les problématiques à privilégier dans le contenu de ces formations.