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Archives départementales des Bouches-du-Rhône - Marseille

Publié le 30 sept. 2012 Modifié le : 5 déc. 2012

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Le  dimanche 30 septembre 2012

1940 – 1942 : Vichy en Provence

Exposition itinérante du semi des Archives

  • Présentation exposition "1940 – 1942 : Vichy en Provence"

     Vichy en Provence

    Jusqu’en juin 2014

    Exposition présentée à l’occasion de la réouverture du Camp des Milles

     L’armistice signé le 22 juin 1940 à Rethondes sonne le temps d’une France vaincue, morcelée, occupée et soumise à la dictature du Maréchal Pétain qui gouverne depuis Vichy. Jusqu’en novembre 1942, date à laquelle les troupes allemandes franchissent la ligne de démarcation, la Provence appartient à la zone libre.

    Bien qu’éloignée du théâtre des opérations militaires, la région n’a pas été épargnée par la guerre et ses conséquences. Ainsi, bombardements, rationnement, pénurie, censure et surveillance rendent le quotidien difficile, ce dont témoigne largement la presse locale. Les réfugiés qui ont fui les combats y affluent par milliers et de nombreux provençaux sont détenus dans des camps de prisonniers en Allemagne.

    Sur cette terre, le projet pétainiste se met en place et la Révolution nationale s’impose. Profondément hostile à la IIIe République et prônant le retour à un ordre ancien idéalisé, ce nouveau gouvernement met à l’écart les anciens responsables politiques, adopte des mesures familiales et populationnistes, met au goût du jour le culte de la personnalité et la propagande ; une thématique largement illustrée par des affiches, des photographies et des tracts. Le redressement du pays passe alors par une politique de collaboration et de purification de la France. Dans cette perspective, la stigmatisation touche des populations jugées indésirables ou tenues pour responsables de la défaite. Ainsi, nombreuses sont les archives relatant des persécutions subies par les Juifs, les Tziganes et les opposants politiques.

    Face au durcissement du régime, la contestation s’organise et s’amplifie, recouvrant des formes diverses, du simple graffiti de lycéen à l’assassinat de miliciens ; autant de traces que l’on retrouve dans les rapports de police de l’époque.

    Kaïs Gharsallah

    Professeur-relais, Archives départementales des Bouches-du-Rhône

    Dans la rubrique documents : plaquette et documents iconographiques commentés dans le dossier (à venir prochainement).